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Économie - Liban

Jaber : Les tensions avec Salam doivent s'apaiser parce que le gouvernement fait face à des défis cruciaux

Pour le ministre des Finances, la reconstruction du Liban n'est pas liée au désarmement du Hezbollah mais aux réformes.

Jaber : Les tensions avec Salam doivent s'apaiser parce que le gouvernement fait face à des défis cruciaux

Le ministre libanais des Finances Yassine Jaber. Photo ANI

Le ministre libanais des Finances Yassine Jaber a affirmé dimanche soir dans un entretien sur la chaîne al-Jadeed que les tensions entre le Premier ministre Nawaf Salam et le tandem chiite allaient se « calmer », et qu'il fallait résoudre cette question parce que le gouvernement fait face à des « défis cruciaux ».

Dans son interview, M. Jaber a affirmé que les choses se dirigent vers un apaisement avec le Premier ministre, reprenant l'expression utilisée dans un entretien vendredi au quotidien al-Joumhouria par le président de la Chambre Nabih Berry. Ce dernier avait affirmé à propos du chef du gouvernement : « S’il hausse le ton, nous ferons de même. S’il calme le jeu, nous le suivrons également ».

Les « points de vue personnels » de Raggi

Yassine Jaber a souligné l'importance de calmer le jeu entre le tandem chiite et Nawaf Salam, « car les défis auxquels nous sommes confrontés sont cruciaux ». Au cours des dernières semaines, Nawaf Salam avait usé de mots très durs à l'encontre du Hezbollah, affirmant notamment que « l’ère de l’exportation de la révolution iranienne est révolue », ou encore s’adressant à la diaspora libanaise aux Émirats que « la souveraineté de l’État doit s’étendre sur l’ensemble du territoire national » et que « les armes doivent être exclusivement entre les mains de l’État qui doit reprendre son autorité sur les décisions de guerre et de paix ».

Par ailleurs, Yassine Jaber a critiqué les prises de positions aussi fortes à l'encontre du Hezbollah, émanant cette fois du ministre des Affaires étrangères Joe Raggi, proche des Forces libanaises. « La politique étrangère est déterminée par le président de la République et le gouvernement, et les déclarations du ministre des Affaires étrangères n'ont pas été adoptées par le gouvernement lors d'un quelconque Conseil et reflètent des points de vue personnels du ministre Raggi », a-t-t estimé.

Joe Raggi avait déclaré mercredi dernier que « le Hezbollah ne veut pas renoncer à ses armes ». Il avait ajouté que « l’État libanais ne négocie pas sa souveraineté », accusant entre autres ce parti « hors-la-loi » d’offrir un prétexte aux Israéliens pour poursuivre leurs attaques contre le Liban.

Des missiles sur une mobylette ?

Commentant d'autre part les frappes israéliennes qui se poursuivent contre le Liban-Sud, Yassine Jaber a déploré que « tous les jours, Israël prend pour cible des citoyens dans le Sud ». « Est-ce que les conducteurs de mobylette portent des missiles ? », s'est-il offusqué, en allusion au grand nombre de ces attaques au moyen de drones visant des conducteurs de camionnettes ou motos. Selon notre décompte, au moins 171 personnes ont été tuées dans des frappes et tirs israéliens depuis l'entrée en vigueur de la trêve.

Le ministre des Finances a en outre affirmé que le début du processus de reconstruction des zones dévastées par la récente guerre entre le Hezbollah et Israël n'est pas lié à la question du monopole d’État sur les armes et donc au désarmement du Hezbollah, mais « aux réformes ». À ce sujet, il a estimé que d'ici 10 jours, le vice-gouverneur de la Banque du Liban et le Comité de supervision bancaire au sein de la banque centrale seront nommés. Le Liban s'attend à « recevoir un milliard de dollars sur les sept milliards que coûtera la reconstruction », selon lui.

Le ministre des Finances doit s'entretenir dans la matinée avec une délégation du Fonds monétaire international, qui se trouve à Beyrouth depuis la fin de la semaine dernière.

Le ministre libanais des Finances Yassine Jaber a affirmé dimanche soir dans un entretien sur la chaîne al-Jadeed que les tensions entre le Premier ministre Nawaf Salam et le tandem chiite allaient se « calmer », et qu'il fallait résoudre cette question parce que le gouvernement fait face à des « défis cruciaux ».Dans son interview, M. Jaber a affirmé que les choses se dirigent vers un apaisement avec le Premier ministre, reprenant l'expression utilisée dans un entretien vendredi au quotidien al-Joumhouria par le président de la Chambre Nabih Berry. Ce dernier avait affirmé à propos du chef du gouvernement : « S’il hausse le ton, nous ferons de même. S’il calme le jeu, nous le suivrons également ».Les « points de vue personnels » de RaggiYassine Jaber a souligné l'importance de calmer le jeu entre le...
commentaires (4)

Il y a des réformes urgentissimes à faire surtout avec vous qui êtes en grande méforme!

Adnan

06 h 59, le 06 juin 2025

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Commentaires (4)

  • Il y a des réformes urgentissimes à faire surtout avec vous qui êtes en grande méforme!

    Adnan

    06 h 59, le 06 juin 2025

  • Cher M Jaber vous avez tort et mille fois tort. Le proverbe dit qu'il n'y a plus de plus aveugle que celui qui ne PAS voir et il n'y a pas de plus sourd que celui qui ne veut PAS entendre. Il parait que vous ne voulez NI VOIR NI ENTENDRE. Mais le problème est que vos (soit disant) convictions influent négativement sur le pays en entier. Tous les Libanais patriotiques vous prient de vous réveillez vous de votre état d'aveugleument.

    Oscar

    13 h 31, le 02 juin 2025

  • Les réformes sont liées au désarmement du Hezbollah…. Pas d’indépendance des organes de l’Etat, lorsqu’une milice met la pression et la menace à tous les niveaux !

    LeRougeEtLeNoir

    11 h 41, le 02 juin 2025

  • Ce monsieur se prend pour le premier ministre et administre des leçons aux autres ministres au lieu de s’occuper à rendre l’argent aux déposants et traîner interminablement ce dossier brûlant afin de protéger sa communauté en premier. Encore un égo démesuré qui ne rend pas vraiment service, so far ,,,

    Wow

    11 h 35, le 02 juin 2025

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