Rechercher
Rechercher

Économie - Réformes

Amer Bsat annonce une série de projets pour le ministère de l’Économie

Le ministre prévoit de travailler sur neuf dossiers clés au cours de son mandat.

Amer Bsat annonce une série de projets pour le ministère de l’Économie

Le ministre de l'Économie et du Commerce, Amer Bsat, lors d'une conférence de presse, le lundi 26 mai 2025. Photo Stéphanie Bechara / L'Orient-Le Jour

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, a dévoilé lundi lors d’une conférence de presse une série de projets à venir pour son ministère, présentant neuf dossiers prioritaires qu’il entend traiter durant son passage au gouvernement.

Le ministre a d’abord présenté une feuille de route comprenant l’élaboration d’un cadre économique à moyen terme, la participation aux négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI) et le soutien à la restructuration du secteur bancaire — une initiative principalement portée par le ministère des Finances.

Plongé dans une crise économique depuis 2019, le Liban n’est pas parvenu à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour débloquer un accord avec le FMI et freiner son effondrement. La monnaie locale a perdu 98 % de sa valeur, tandis que son PIB a été réduit de moitié.

Amer Bsat a annoncé la rédaction d’un rapport reflétant la vision économique du gouvernement à moyen terme, ainsi que la préparation d’une étude sectorielle fondée sur une mise à jour du rapport McKinsey de 2018. Ce rapport, qui avait coûté 1,3 million de dollars à l’État à l’époque, proposait des recommandations pour renforcer les secteurs productifs et les exportations du pays, en fixant des objectifs quantifiés pour 2025 et 2035.

Le ministère prévoit également d’organiser une conférence d’investissement cet automne, intitulée « Lebanon is Back in Business » (Le Liban de retour aux affaires), afin d’attirer de nouveaux capitaux vers le pays.

Lire aussi

Et si la paix avec Israël devenait une condition de la relance économique ?

Reconnaissant l’exaspération de la population face à l’inflation, le ministre a promis des mesures immédiates et des réformes structurelles pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Il s’est aussi engagé à activer la loi sur la concurrence, restée lettre morte depuis des années, en publiant les décrets d’application, en formant une Autorité de la concurrence et en créant une unité spécialisée chargée de son exécution.

Le ministre a réaffirmé son soutien au secteur privé, que son équipe entend renforcer en simplifiant les procédures administratives, en relançant l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises et en dynamisant les partenariats public-privé pour stimuler l’activité économique.

Assurances, silos à grains, Foire internationale Rachid Karamé

La réforme touche également le secteur des assurances, avec un plan de restructuration global qui commencera par la nomination d’un nouveau Conseil national des assurances, chargé de superviser les activités à venir.

Dans le cadre de son programme plus large, Amer Bsat a également dévoilé des projets visant à traiter le dossier des silos à grains endommagés au port de Beyrouth suite à l’explosion en son sein le 4 août 2020, ainsi que la transformation numérique du ministère. À Tripoli (Liban-Nord), des plans sont en cours pour relancer la Foire internationale Rachid Karamé à travers une stratégie de réhabilitation complète.

Par ailleurs, l’ancien ministre de l’Économie, Amine Salam, fait l’objet d’une enquête pour des accusations de détournement de fonds, d’extorsion et de gaspillage d’argent public. A ce propos, Amer Bsat a déclaré à L’Orient-Le Jour qu’« après avoir examiné de près ces dossiers, nous avons estimé qu’ils devaient être transférés aux instances judiciaires et d’enquête, dans le cadre de notre engagement à protéger les fonds publics ». « Si des charges sont retenues et que des fonds sont récupérés, nous espérons que le gouvernement et le ministère pourront les réceptionner », a-t-il ajouté.

Enfin, sur le plan international, Amer Bsat a souligné que son ministère se concentre sur la renégociation, la modification et le renforcement des accords commerciaux existants, ainsi que sur l’initiation de nouveaux accords. L’accent est actuellement mis sur les anciens accords avec la Zone arabe de libre-échange (GAFTA) et l’Arabie saoudite, entre autres. « L’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (dont le Liban n’est pas actuellement membre) est un projet plus large que nous envisageons également. »

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, a dévoilé lundi lors d’une conférence de presse une série de projets à venir pour son ministère, présentant neuf dossiers prioritaires qu’il entend traiter durant son passage au gouvernement.Le ministre a d’abord présenté une feuille de route comprenant l’élaboration d’un cadre économique à moyen terme, la participation aux négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI) et le soutien à la restructuration du secteur bancaire — une initiative principalement portée par le ministère des Finances.Plongé dans une crise économique depuis 2019, le Liban n’est pas parvenu à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour débloquer un accord avec le FMI et freiner son effondrement. La monnaie locale a perdu 98 % de sa valeur, tandis que...
commentaires (3)

mr Bsat a tres bien paufine ses dossiers et sa strategie , sauf qu'il a commence par la fin . L'ASSAINISSEMENT des fonctionnaires de son ministere etant LA SEULE PRIORITE digne d'etre paufinee, executee depuis hier avant demain(comme on dit )

L’acidulé

10 h 42, le 29 mai 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • mr Bsat a tres bien paufine ses dossiers et sa strategie , sauf qu'il a commence par la fin . L'ASSAINISSEMENT des fonctionnaires de son ministere etant LA SEULE PRIORITE digne d'etre paufinee, executee depuis hier avant demain(comme on dit )

    L’acidulé

    10 h 42, le 29 mai 2025

  • On en a marre des idées. ça fait République Bananière. Il faut aller droit au but: Le pays manque d'investissements dans les secteur clés de l'energie et des transports. Un enfant de 3 ans vous dirait cela. Construison des centrales électriques (en énergie renouvelables de préférence: D'ailleurs il ya trois qui sont bloquées depuis des années) et le fameux LINOR (bloqué également depuis des années) avec si possible un chemin de fer en parallèle. Est ce si compliqué ????Meme dans les pays les plus pourris de la planète et les moins bien gouvernés, des décisions sont prises. Au Liban on palabre

    Moi

    19 h 11, le 26 mai 2025

  • Toutes ces initiatives ont un gout de réchauffé: Le FMI, la remise sur pied du secteur bancaire, la lutte contre l'inflation, et le plat principal : La mise à jour du rapport Mc Kinsey....celui ci il vaut un article à lui seul. Combien on en a appliqué avant de le mettre à jour d'ailleurs? Je ne sais pas ce qui est pire: Que le ministre y croit ou qu'il cherche à nous faire croire à l'applicabilité de ses idées. Et enfin : Les conférences pour les investissements et les accords de libre échange : Le monde entier en fait. Pourquoi le Liban aurait plus de succès?

    Moi

    19 h 04, le 26 mai 2025

Retour en haut