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Économie - Conjoncture

L’activité du secteur privé libanais toujours en baisse en avril

Cela contraste avec les deux mois d’amélioration du PMI en janvier et en février.

L’activité du secteur privé libanais toujours en baisse en avril

Vue sur la colline d'Achrafieh, à Beyrouth. Photo d'illustration Philippe Hage Boutros/L'Orient-Le Jour

Pour le deuxième mois d’affilée, l’indice libanais des directeurs d’achat (purchasing managers’ index ou PMI), développé par BlomInvest enregistre une baisse en avril. Celle-ci contraste avec les deux mois d’amélioration du PMI en janvier et en février, dans la foulée de l’élection de Joseph Aoun au poste de président et la désignation de Nawaf Salam au poste de Premier ministre.

L’indice enregistre toutefois un ralentissement du rythme de sa baisse en avril par rapport à son niveau de mars, avec un score de 49 points en avril, contre 47,6 points lors du mois précédent.

Le PMI évalue l’état de la conjoncture économique à partir de sondages menés auprès des directeurs d’achat de 400 entreprises libanaises, selon un modèle et une méthodologie conformes à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Un PMI inférieur à 50 points reflète un ralentissement de l’activité économique et des perspectives peu favorables, et inversement. Si la valeur du PMI recule d’un mois sur l’autre, cela signifie que les acteurs estiment que leur perception de la conjoncture s’est dégradée sur cette période par rapport à la précédente. Dans le cas présent, cette dégradation est minime.

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« Le débat sur la remise des armes du Hezbollah s'est intensifié au cours des deux dernières semaines, certains dirigeants du Hezbollah ayant déclaré que personne ne pouvait retirer ses armes par la force. Entre-temps, les violations de l'accord de cessez-le-feu par Israël se poursuivent », note Helmi Mrad, analyste chez Blom Bank. « Cette impasse a des effets négatifs sur l'activité économique à court terme, malgré les progrès réalisés dans la promulgation de lois essentielles à la restructuration financière. À cet égard, il est très important que le processus de réforme économique et financière ne devienne pas l'otage de la situation politique et sécuritaire et que, par conséquent, la résolution 1701 de l'ONU soit mise en œuvre intégralement et immédiatement », analyse-t-il.

Dans le détail, l’analyste souligne que la poursuite de la baisse du PMI « est principalement due à la baisse continue des nouvelles commandes, reflétant une demande d'exportation plus faible ». Ces deux sous-catégories de l’indice font partie de celles qui ont enregistré les baisses les plus forte en avril, avec respectivement 48,4 points pour la première (contre 46,1 points en mars), et 48,5 points pour la seconde (contre 46,2 points en mars).

Pour le deuxième mois d’affilée, l’indice libanais des directeurs d’achat (purchasing managers’ index ou PMI), développé par BlomInvest enregistre une baisse en avril. Celle-ci contraste avec les deux mois d’amélioration du PMI en janvier et en février, dans la foulée de l’élection de Joseph Aoun au poste de président et la désignation de Nawaf Salam au poste de Premier ministre.L’indice enregistre toutefois un ralentissement du rythme de sa baisse en avril par rapport à son niveau de mars, avec un score de 49 points en avril, contre 47,6 points lors du mois précédent. Le PMI évalue l’état de la conjoncture économique à partir de sondages menés auprès des directeurs d’achat de 400 entreprises libanaises, selon un modèle et une méthodologie conformes à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Un PMI...
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