Chère lectrice, cher lecteur,
Disparitions, révoltes, douceurs et légendes : la culture tangue cette semaine entre gravité et éclats. Le monde de l’art pleure la disparition soudaine de Pierre Audi, metteur en scène franco-libanais, homme d’exil et d’opéra, qui rêvait de voix sans frontières et de planches sans murs. À Beyrouth, Ali Chahrour fait danser la tragédie dans Quand j’ai vu la mer, un cri chorégraphique dédié aux travailleuses migrantes, bientôt attendu au Festival d’Avignon.
Julie Delpy, elle, taille dans le vif : la comédienne et réalisatrice dénonce le deux poids deux mesures face à Gaza et revient avec Les Barbares, une comédie acide sur le racisme ordinaire. Pendant ce temps, Majida el-Roumi retrouve sa ville en majesté avec le festival Beirut Holidays, et le chocolatier libano-australien Philip Khoury compose pour Beyrouth un chocolat au baklava,
Avec Jaimee, les tacos au poulet s’invitent à table comme des souvenirs métissés : chaque bouchée, une mémoire, une revendication.
Et pendant que la ville grouille sous l’actualité foisonnante, trois artistes - Gregory Buchakjian, François Sargologo et Hanibal Srouji - signent à la galerie Janine Rubeiz un manifeste pictural sans fard : La fin du romantisme, ou comment peindre encore, après les illusions.
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 07 mai 2025 à 16h39