Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, prononçant un discours télévisé le 28 avril 2025. Capture d'écran Al-Manar.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a déclaré vendredi que son parti « travaillera pour faire face aux défis en poursuivant la résistance comme un projet de libération et en rejetant toutes les formes d'occupation, de réinstallation et de normalisation », dans une interview au premier numéro du magazine Eqtidar relayée par la chaîne al-Manar. Eqtidar, une revue électronique pro-Hezbollah qui sera publiée tous les deux mois, cherchera à documenter et diffuser l'idéologie de 'résistance' issue de l'expérience de l'ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, assassiné lors d'une frappe aérienne israélienne en septembre 2024, selon ses promoteurs.
En avril dernier, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré qu'Israël veut « normaliser ses relations avec le Liban », soulignant que des négociations étaient en cours, bien que cela puisse sembler « prématuré du point de vue libanais ». L'envoyée des États-Unis pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a également appelé à un dialogue ouvert entre le Liban et Israël. Cependant, pour le président Joseph Aoun les Américains savent qu'un processus de normalisation ou de négociations de paix entre le Liban et Israël n'est pas « réalisable pour le moment ».
Dans son interview, Naïm Kassem a souligné la capacité de son parti à continuer de « jouer un rôle actif à tous les niveaux au Liban, en étroite coopération avec le mouvement Amal et d'autres alliés des forces politiques et des partisans populaires de la résistance », ajoutant que le Hezbollah « se base sur un projet national visant à protéger la souveraineté et l'indépendance du pays face à toutes les formes de menaces externes et internes. »
En réponse à une question sur les évaluations du Hezbollah après la guerre avec Israël, Kassem a déclaré que «l'évaluation et l'examen des lacunes sont le minimum que l'on puisse faire pour honorer les sacrifices des martyrs, des blessés, des combattants et du public soutenant la résistance. » Il a souligné que les résultats de l'évaluation incluraient l'identification des lacunes, l'attribution des responsabilités et la révision des politiques. »
Expériences acquises
Le Hezbollah est sorti nettement affaibli de sa guerre avec Israël, qui a duré d'octobre 2023 à novembre 2024. Malgré un accord de cessez-le-feu conclu fin novembre, les frappes aériennes israéliennes se sont poursuivies dans le sud du Liban presque quotidiennement.Selon Naïm Kassem, les circonstances actuelles « ne permettent pas le même rythme de travail dans les domaines sécuritaire, militaire, politique et culturel », ce qui nécessite une évaluation complète pour « établir de nouvelles étapes sur la base de l'apprentissage des expériences acquises »
Le secrétaire général du Hezbollah a également déclaré que « la normalisation entre l'entité israélienne et certains régimes arabes vise spécifiquement à éliminer la cause palestinienne, et que le Liban sera ciblé dans une tentative de saper sa résistance. »
Le cheikh Kassem a enfin insisté sur l'importance de « coopérer avec des partenaires issus de diverses forces, partis et sectes pour faire avancer le pays économiquement, reconstruire ce qui a été détruit par Israël, restituer l'argent des déposants, affronter la corruption et les corrompus et défendre la souveraineté de l'État de droit. »



La résistance contre qui? Contre Les autres libanais qui veulent etre libres de la tutelle des armes? Contre les pays arabes et les pays occidentaux où leur propre micro société hypocritement cache ses affinités pour prospérer ?Les armes de hezballah durant 20 ans n'ont réussi qu'à tuer d'autres libanais. Il faut arreter cette tragicomédie. Il faut interdire tout simplement le hezballah et juger ceux qui ont collaboré ou l'ont soutenu comme cela a été fait en France après la Libération.
09 h 18, le 05 mai 2025