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Films, femmes et folies douces

Chère lectrice, cher lecteur,

Le cinéma européen, c’est l’art de prendre son temps pour dire plus. Moins de bruit, plus de sens. Il explore l’humain dans ses contradictions, parle de société sans slogans et mise sur la force du détail. Le Festival du cinéma européen au Liban en propose un bel échantillon : des films qui touchent, qui dérangent parfois, mais qui ne laissent jamais indifférents.

Hend Sabri, elle, n’est pas venue au Festival des femmes du cinéma de Beyrouth pour recevoir un prix et repartir. En se retirant de son rôle à l’ONU, elle fait passer un message fort, en soutien aux enfants de Gaza. Un geste qui dit tout. De son côté, le directeur fondateur du festival, Sam Lahoud, change les règles : ici, ce sont les femmes qui prennent la tête de l’affiche — pas pour faire joli, mais parce que leurs histoires comptent.

En parlant de filles d’Ève, quatre artistes libanaises bousculent les codes de l’émotion, tandis que le collectif Caracalla enchante les nuits libanaises en dansant les contes d’Orient. Dans un autre registre, un collectionneur impatient fait tourner la tête du marché de l’art mondial.

Et parce que la culture est aussi affaire de panache, Lady Madonna inaugure une série d’entretiens trempés d’humour — un clin d’œil à ceux qui pensent qu’on a déjà tout vu.

Sur une autre voie, celle d’un train d’enfer vers un paradis incertain, un récit singulier nous invite à méditer, avec un sourire en coin. Et pour finir, l’élégance se pare de blanc : Rani Zakhem et Tony Ward redessinent la mariée moderne, avec des créations où la haute couture tutoie le rêve.

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel

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