Le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny. Photo ANI
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, a réaffirmé mardi que l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) relevait exclusivement de « l’autorité de l’État libanais », qu’il bénéficiait « d’un niveau de protection avancé » et que toutes les opérations d'entrée et de sortie étaient soumises à une « surveillance stricte ».
« L’aéroport est exclusivement sous l’autorité de l’État libanais et aucune autre partie n’interfère dans sa gestion, de près ou de loin », a déclaré M. Rassamny dans une interview à la chaîne télévisée al-Hadath, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). « L’aéroport de Beyrouth bénéficie d’un niveau de protection avancé », a-t-il ajouté, assurant que la sécurité des lieux restait une priorité pour le ministère et que « les efforts diplomatiques pour assurer sa protection contre toute menace potentielle » se poursuivaient.
Commentant la décision des autorités libanaises, prise à la mi-février, de suspendre les vols en provenance et à destination de l’Iran en raison de menaces israéliennes de bombarder l’aéroport de Beyrouth, le ministre a indiqué que cette décision était toujours « maintenue » et qu'il n’y avait pas de nouveaux développements à ce sujet. « Nous n’avons rien demandé à la partie iranienne, et aucune négociation n’est en cours sur cette affaire », a-t-il précisé. Israël accuse depuis longtemps le Hezbollah de faire passer des fonds et des armes en provenance d'Iran par l’aéroport de Beyrouth, ce que le parti chiite dément.
Les technologies les plus récentes
Interrogé sur les risques de trafic illicite à l'AIB, le ministre a souligné que « les services de sécurité agissent avec une main de fer » et que « plusieurs tentatives de contrebande ont été déjouées ». « Toutes les opérations d'entrée et de sortie sont soumises à une surveillance stricte. Il n'y a pas de contrebande, car nous contrôlons tout avec une précision extrême », a-t-il insisté. Il a précisé que dans les mois à venir, « le service de sécurité de l’aéroport se dotera des technologies les plus récentes afin de réduire la dépendance aux ressources humaines ». « Nous avons un plan pour déployer parallèlement de nouveaux scanners dans les ports de Beyrouth et de Tripoli au cours des prochains mois pour soutenir les douanes dans la lutte contre la contrebande », a-t-il ajouté.
Enfin, Fayez Rassamny a rappelé que son ministère avait confié au bureau de consultants Dar el-Handasa la réalisation d’une étude de faisabilité complète concernant la réactivation de l’aéroport de Qleyaat (Liban-Nord). « Nous attendons les résultats de l’étude dans les prochains mois. Il est possible que l’aéroport ne soit pas géré par l’État, mais à travers un partenariat avec le secteur privé », a-t-il indiqué. Ces informations avaient déjà été confirmées il y a quelques jours par le Premier ministre Nawaf Salam, lors d’une tournée dans le Akkar, où il avait annoncé la mise en fonction de l’aéroport de Qleyaat d’ici un an. Le ministre des Transports a dans ce cadre démenti « l'existence d'obstacles ou de parties s'opposant à sa réouverture », soulignant que « la décision a été prise et le processus se déroule sans complications ».
Les revendications pour l’aménagement et l’utilisation de cet aéroport en complément de celui de Beyrouth se font de plus en plus pressantes, depuis que la guerre entre le Hezbollah et Israël (2023-2024) et les incidents graves dans la banlieue-sud de Beyrouth ont rendu la route de l’Aéroport international de Beyrouth souvent dangereuse et impraticable.



