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Héros sans le savoir

Chère lectrice, cher lecteur,

Antoine Kerbage, qui a fait vibrer la scène et les écrans libanais de sa voix et de sa présence durant plus d’un demi-siècle, a quitté ce monde le dimanche 16 mars. Zéna Zalzal revient sur la carrière de l’acteur d’une intensité rare, qui n’avait rien de convenu.

A l’Institut du Monde Arabe à Paris, Dominique Eddé déploie ses réflexions sur l’humanité. Joséphine Hobeika rapporte cette parole érudite, juste et audacieuse « en questionnant la notion d’héroïsme, à la fois galvanisante et funeste, selon différents prismes ».

Les nuits de Ramadan, l’écran s’illumine avec un éventail de programmes télévisés dont la série « Bil Dam », un miroir de la société, fragile équilibre entre suspense et douleur sociale, rapporte Alexandre Barakat.

Et puis, Abdel-Rahman el-Bacha, pianiste virtuose, dont les notes trouvent une résonance universelle à travers un concert décortiqué par notre critique musical Joe René Letayf. Le cinéma, lui, se met à sous la loupe de Jim Quilty avec cette interrogation sur les sous-titres, ces passerelles invisibles entre les mondes, à la Fondation arabe pour l’image.

Anthony Adonis, jeune rockeur, incarne pour Carla Henoud un Liban qui refuse de se soumettre. La musique devient cri, l’espoir se mêle à la rébellion.

Michèle Laroque, dans une confession émouvante à Karl Richa, livre ses combats intimes, son épreuve, sa renaissance. Et parle de la fragilité humaine avec une douceur poignante.

Enfin, l’Arabie heureuse, rêve d’autrefois, se dévoile dans l’œil de trois experts à l’AUB. Avec May Makarem, ils interrogent le passé, questionnent le présent, tout en tirant la sonnette d’alarme sur l’avenir du patrimoine en péril au Yemen.

Autant d’histoires qui se mêlent, se cherchent, se révèlent. Et où chaque voix trouve sa place dans ce bal d’émotions.

Dans ce bal d’émotions, ce sont les héros du quotidien qui, sans le savoir, écrivent les véritables récits de notre époque.

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel 

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