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Politique - Dans La Presse

Négociations Israël/Liban : l'objectif est de « parvenir à la normalisation », selon un haut responsable israélien

Samy Gemayel se félicite des négociations qui portent, pour l'heure, sur les délimitations de la frontière et la libération de prisonniers.

Négociations Israël/Liban : l'objectif est de « parvenir à la normalisation », selon un haut responsable israélien

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, assiste à son procès pour des accusations de corruption au tribunal de district de Tel-Aviv, le 12 mars 2025. Photo AFP/ Yair Sagi.

Tandis le gouvernement israélien a annoncé mardi soir, à la surprise générale, des négociations inédites avec l'État libanais, portant sur le tracé frontalier entre les deux pays et la libération de prisonniers, un haut responsable israélien a déclaré mercredi au Times of Israël que l'objectif de ces pourparlers était de «parvenir à la normalisation» entre les deux pays.

La réunion de mardi, qui a permis de convenir de la création de « trois groupes de travail » -relatifs aux cinq points contrôlés par Israël au Liban-Sud, au tracé de la ligne bleue et la libération des prisonniers libanais détenus par Israël- a groupé des responsables militaires israéliens et des homologues américains, français et libanais, précise ce haut responsable israélien.

Le responsable explique alors qu’un prochain rendez-vous se tiendra entre des instances, politiques cette fois, israéliennes et libanaises. « Cela signifie une diplomatie officielle israélienne au sein du Liban », ajoute-t-il au Times of Israël, ce qui constituerait de facto un facteur de normalisation entre les deux États. 

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« La voie diplomatique » 

Ce haut responsable israélien espère que le président Joseph Aoun présentera la normalisation aux Libanais comme étant une victoire de la « voie diplomatique », rapporte le journal. 

Au Liban, le chef du parti des Kataëb a salué ce développement sur les négociations. « De l'accord de cessez-le-feu au retrait israélien, en passant par le rapatriement des prisonniers et les négociations sur la démarcation des frontières, autant de preuves de la capacité de l'État à défendre l'intérêt national sans dépendre de quiconque », a écrit Samy Gemayel sur X mercredi. « Tout mon soutien au président Joseph Aoun et à la diplomatie libanaise pour leurs efforts en vue de consolider la souveraineté et limiter le port des armes à l’État et aux institutions sécuritaires et militaires » a-t-il ajouté, faisant référence à l'arsenal militaire du Hezbollah, que ce parti souhaite maintenir.

Ces développements interviennent alors qu'Israël continue de mener quotidiennement des opérations dans la zone frontalière. Mercredi, des agriculteurs ont été visés par des tirs dans la région de Wazzani, sans que cet incident ne fasse des blessés, tandis qu'un char Merkava a avancé en direction de Ramiyé, selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Des drones survolaient en outre plusieurs régions du pays, notamment le Hermel, le Sud, Beyrouth et sa banlieue sud. 

Lundi, le vice-président du Conseil des ministres libanais, Tarek Mitri, démentait dans une interview à la chaîne américaine en langue arabe al-Hourra, que le gouvernement libanais « ait reçu une quelconque demande officielle de signature d’un accord de paix avec Israël ». Un jour plus tôt, Massaad Boulos, le conseiller libano-américain de Donald Trump pour les affaires arabes et du Moyen-Orient, s'est entretenu à son domicile à Washington avec un responsable israélien de la colonisation en Cisjordanie occupée, avec qui il a évoqué l'espoir de « résultats concrets » concernant un accord de paix entre Israël et le Liban.

Les rumeurs sur une normalisation entre les deux États vont bon train depuis que le député joumblattiste Waël Bou Faour a révélé, il y a trois semaines, des pressions américaines sur des responsables libanais pour pousser à la «réconciliation» avec Israël. Il avait alors affirmé qu'il « ne serait pas surpris si la réconciliation avec Israël était imposée au Liban officiel », ce qui avait beaucoup fait réagir au Liban, entre l’enthousiasme des uns et, plus souvent, l’appréhension des autres. 

Tandis le gouvernement israélien a annoncé mardi soir, à la surprise générale, des négociations inédites avec l'État libanais, portant sur le tracé frontalier entre les deux pays et la libération de prisonniers, un haut responsable israélien a déclaré mercredi au Times of Israël que l'objectif de ces pourparlers était de «parvenir à la normalisation» entre les deux pays.La réunion de mardi, qui a permis de convenir de la création de « trois groupes de travail » -relatifs aux cinq points contrôlés par Israël au Liban-Sud, au tracé de la ligne bleue et la libération des prisonniers libanais détenus par Israël- a groupé des responsables militaires israéliens et des homologues américains, français et libanais, précise ce haut responsable israélien.Le responsable explique alors qu’un prochain...
commentaires (5)

Et pourquoi pas?Si ca marche tant mieux Si ca ne marche pas,revenons à l'armistice. Mais le fait que des crétins nous ressortent la version caduque" "non aux négociations pour ne pas reconnaitre l'état d'Israel":Rappelons que Même arafat a fait la paix et a reconnu l'état d'israel.Les palestiniens dans leur ensemble.Tous les palestiniens ne sont pas à Gaza.De nombreux palestiniens bossent en Israel. Les arabes ont reconnu cet état.La planète entière reconnait.lorsqu'on parle d'un Pays à 2 états c'est déjà reconnaitre Israel.Sauvons le LIBAN et ouvrons les yeux.Les arabes ont déjà fait la paix.

LE FRANCOPHONE

14 h 48, le 13 mars 2025

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Commentaires (5)

  • Et pourquoi pas?Si ca marche tant mieux Si ca ne marche pas,revenons à l'armistice. Mais le fait que des crétins nous ressortent la version caduque" "non aux négociations pour ne pas reconnaitre l'état d'Israel":Rappelons que Même arafat a fait la paix et a reconnu l'état d'israel.Les palestiniens dans leur ensemble.Tous les palestiniens ne sont pas à Gaza.De nombreux palestiniens bossent en Israel. Les arabes ont reconnu cet état.La planète entière reconnait.lorsqu'on parle d'un Pays à 2 états c'est déjà reconnaitre Israel.Sauvons le LIBAN et ouvrons les yeux.Les arabes ont déjà fait la paix.

    LE FRANCOPHONE

    14 h 48, le 13 mars 2025

  • Faisons le d’une façon pacifique sans attendre que la situation ne dégénère et ne nous échappe et que cet accord ne nous soit imposé avec des conditions qui ne feront pas l’intérêt de notre pays. Il est temps d’agir intelligemment pour mettre fin aux ingérences de tous les pays dans les affaires de notre pays. La solution devrait enfin être Libano-libanaise sans tutelle ni soumission ni trocs.

    Sissi zayyat

    14 h 15, le 13 mars 2025

  • Salam Shalom ça serait pas mal !!

    JEAN PALVADEAU

    23 h 53, le 12 mars 2025

  • Et pourquoi pas. On a tenu tête à Israël pour la cause palestinienne alors que tous les pays arabes surpuissants l'ont abandonné. Qu'est ce qu'on a récolté depuis, hormis la destruction et la création de groupes armés qui n'ont fait qu'aggraver la situation et ont plongé le liban dans des crises politiques hors normes et une corruption devenue virage et répandue à tous les niveaux de l'état. On n'est pas obligé d'aimer Israël mais on ne fait pas le poids car c'est Israël et les états unis qu'on affronte. Qu'à libéré le hezbollah en 20 ans? Que peut on faire d'autre pour libérer le liban?

    Citoyen

    23 h 20, le 12 mars 2025

  • Certains crieront haro sur toute normalisation avec Israël avant un règlement équitable et durable de la question palestinienne. Ce règlement j'en rêve et je l'appelle de tous mes voeux. Emettons une conjecture. Supposons qu'Israël fasse une proposition de paix aux Palestiniens: évacuation des colons, création d'un État palestinien, etc. Quelqu'un, parmi les Palestiniens ou autres, refuserait la normalisation avec Israël avant le retrait totale de celui-ci du Liban et sa renonciation au recours à la force contre lui ? Non ! Jusqu'à quand devrions-nous sacrifier notre pays pour les autres?

    Abichaker Toufic

    21 h 29, le 12 mars 2025

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