Le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel. Photo diffusée sur son compte X en septembre 2024. X / @samygemayel
Le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel, s’est félicité ce mercredi dans une publication sur son compte X des négociations en cours entre l’État libanais et Israël concernant les délimitations de la frontière et la libération de prisonniers. Dans ce cadre, il a tenu à louer la « capacité de l'État » à mener à bien ses prérogatives, dans une allusion claire à l'argumentaire du Hezbollah qui prétexte la faiblesse (de l'Etat) pour maintenir ses armes.
« Il se confirme jour après jour que lorsque les institutions sont pleinement établies et que l'État exerce pleinement son autorité sur les dossiers souverains, les réalisations suivent. » a-t-il affirmé. « De l'accord de cessez-le-feu au retrait israélien, en passant par le rapatriement des prisonniers et les négociations sur la démarcation des frontières, autant de preuves de la capacité de l'État à défendre l'intérêt national sans dépendre de quiconque », a poursuivi Samy Gemayel.
À la surprise générale, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé hier dans la soirée que des responsables israéliens ont rencontré des représentants des États-Unis, de la France et du Liban, et ont convenu de la création de trois groupes de travail pour régler chacun des trois dossiers suivants auxquels fait référence Samy Gemayel : « Les cinq points contrôlés par Israël au Liban-Sud ; les discussions sur (le tracé de) la ligne bleue et les points encore en litige ; et enfin, les prisonniers libanais détenus par Israël. »
« Tout mon soutien au président Joseph Aoun et à la diplomatie libanaise pour leurs efforts en vue de consolider la souveraineté et limiter le port des armes à l’État et aux institutions sécuritaires et militaires » a-t-il enfin conclu, faisant référence à l'arsenal militaire du Hezbollah, que ce dernier souhaite maintenir.
Si le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a fait preuve d'une ouverture inédite envers l'État lors d'un entretien accordé à la chaîne du Hezbollah al-Manar dimanche soir, lui reconnaissant un rôle dans la lutte contre « l'occupation israélienne » et dans la reconstruction des zones détruites par la guerre, il a estimé qu'il était du droit de son parti de garder ses armes, au titre de la « résistance » à Israël et « non d'une milice ».



Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre