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Politique - Conflit

Washington a évoqué avec des responsables libanais l'idée d'une réconciliation avec Israël, révèle Bou Faour

Le député libanais affirme qu'il « ne serait pas surpris si la réconciliation avec Israël était imposée au Liban officiel ». 

Washington a évoqué avec des responsables libanais l'idée d'une réconciliation avec Israël, révèle Bou Faour

Le député Waël Bou Faour lors d'une interview sur la chaîne al-Horra. Photo ANI

Le député Waël Bou Faour (Parti socialiste progressiste, PSP) a révélé, dans une interview accordée à la chaîne américaine en langue arabe al-Horra, que l'administration américaine avait évoqué avec des responsables libanais l'idée d'une « réconciliation » entre le Liban et Israël, les deux pays étant officiellement en état de guerre.

« L'administration américaine actuelle poussera en faveur de la réconciliation avec Israël et a déjà abordé ce sujet avec des responsables libanais et des personnalités influentes du pays », a déclaré M. Bou Faour, soulignant que ces derniers avaient rejeté l'idée. Il a précisé que sa formation, le PSP, n'avait pas été contactée à ce sujet « parce que notre position est connue ». « Le plus que nous puissions envisager avec Israël, c'est un accord de cessez-le-feu », a-t-il ajouté.

Le député libanais, dont les propos ont été rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), a indiqué qu'il « ne serait pas surpris si la réconciliation avec Israël était imposée au Liban officiel ». Tout en affirmant que « les partis opposés à cette réconciliation sont bien plus nombreux que ceux qui la soutiennent », il a mis en garde contre le fait que cette question « pourrait provoquer une grave crise interne ».

Lors de son premier mandat, le président américain Donald Trump a négocié les Accords d'Abraham en 2020, permettant à Israël de normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc. 

 « Obliger Israël à se retirer »

M. Bou Faour a également appelé à « une réconciliation libano-libanaise fondée sur le projet de l'État », affirmant que le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam « ont la capacité de parvenir à un compromis minimal entre les différentes composantes du pays ». « Le Hezbollah est un acteur clé dans les équilibres internes du Liban et ne peut être ignoré. Il incombe aux forces politiques responsables et avisées de faciliter le retour du Hezbollah dans l'État libanais », a-t-il ajouté. Après la guerre ouverte qui a opposé le Hezbollah à Israël de septembre à novembre 2024, le groupe chiite en est sorti affaibli, sa direction ayant été largement décimée par l’armée israélienne.

Évoquant le cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024 entre le Liban et Israël après plus de 13 mois de conflit, M. Bou Faour a estimé que le Liban prenait « toutes les mesures nécessaires » pour en garantir l’application.

« Ce que nous avons entendu de certains visiteurs américains (au Liban) n'est pas rassurant, a-t-il toutefois indiqué. Israël ne se retirera pas du Liban-Sud tant que le Hezbollah n'aura pas remis ses armes et que la résolution 1559 (votée aux Nations unies en 2004, qui exhorte le gouvernement libanais à établir son contrôle sur l'ensemble de son territoire et à désarmer les milices) n'aura pas été appliquée ». « Les pays membres du comité de surveillance de l'accord de cessez-le-feu sont-ils prêts à faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses agressions contre le Liban ? a-t-il demandé. Et l'administration américaine, ne peut-elle pas obliger Israël à se retirer des cinq points du sud du Liban ? Bien sûr que si. »

Les Etats-Unis, aux côtés de la France, est garante de l'accord de trêve. Cet accord avait été prolongé jusqu'au 18 février, après qu'Israël ait affirmé que le gouvernement libanais ne l'avait pas entièrement mis en œuvre, invoquant la lenteur du déploiement de l'armée libanaise. Malgré l'expiration de cette date limite, l'armée israélienne a maintenu sa présence dans plusieurs points du Liban-Sud qu'elle considère comme « stratégiques » et continue d'effectuer des frappes aériennes à travers le pays. 

Le député Waël Bou Faour (Parti socialiste progressiste, PSP) a révélé, dans une interview accordée à la chaîne américaine en langue arabe al-Horra, que l'administration américaine avait évoqué avec des responsables libanais l'idée d'une « réconciliation » entre le Liban et Israël, les deux pays étant officiellement en état de guerre.« L'administration américaine actuelle poussera en faveur de la réconciliation avec Israël et a déjà abordé ce sujet avec des responsables libanais et des personnalités influentes du pays », a déclaré M. Bou Faour, soulignant que ces derniers avaient rejeté l'idée. Il a précisé que sa formation, le PSP, n'avait pas été contactée à ce sujet « parce que notre position est connue ». « Le plus que nous puissions envisager avec Israël, c'est un accord de cessez-le-feu...
commentaires (13)

La majorité du peuple réclame la paix et la souhaite y compris avec Israël contrairement à ce que prétend Bou Faour. Si certaines parties ne la veulent pas c’est parce qu’ils ont intérêts a ce que l’état de guerre perdure chacun dans l’espoir d’atteindre ses objectifs idéologiques propres dont aucun n’a de relation avec le Liban libre, indépendant, démocratique et souverain que les patriotes défendent. Il est temps que les musulmans Libanais se fassent une raison et oublient les idéologies stupides importés. Aucuns peuples arabes ne pensent panarabismes seuls nos imbéciles locaux.

Pierre Christo Hadjigeorgiou

09 h 04, le 26 février 2025

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Commentaires (13)

  • La majorité du peuple réclame la paix et la souhaite y compris avec Israël contrairement à ce que prétend Bou Faour. Si certaines parties ne la veulent pas c’est parce qu’ils ont intérêts a ce que l’état de guerre perdure chacun dans l’espoir d’atteindre ses objectifs idéologiques propres dont aucun n’a de relation avec le Liban libre, indépendant, démocratique et souverain que les patriotes défendent. Il est temps que les musulmans Libanais se fassent une raison et oublient les idéologies stupides importés. Aucuns peuples arabes ne pensent panarabismes seuls nos imbéciles locaux.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 04, le 26 février 2025

  • Les Sunnites ont essayé l’arabisme, le nasserisme, le baasisme et tenté d’évincer les Chrétiens avec l’aide des Palestiniens. Les Chiites eux ont tenté le Fakihisme. Après 15 ans de guerre inutile, 15 ans d’occupation et de collaboration Syrienne suivit de 15 ans d’occupation et de collaboration Iranienne, ils ont tous foiré mais toujours rien compris ! Ces messieurs doivent comprendre que le Liban ne pourra continuer avec eux qu’à travers son rôle historique de peuple de la paix. Si le Liban dirige par un Chrétiens souverainistes ne leurs plait pas, qu’ils aillent faire leur avenir ailleurs.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 04, le 26 février 2025

  • Bravo "Sissi" et "Liban Libre".Tout à fait.Il serait temps que les libanais prennent leur voiture et passent un week end tranquille soit à Jérusalem et à Damas,en famille ou entre amis.Tout comme les Européens passent d'un pays à l'autre sans crainte.Au liban, nous sommes en biz biz avec tous nos voisins (Syrie et Israel) A cause de Nasrallah, CHYPRE allait devenir AUSSI,un pays interdit aux libanais lorsqu'il a agressé verbalement CHYPRE (cad carrément l'UE en d'autres termes). Pas besoin d'aimer nos 2 voisins.MAIS avoir des relations économico-touristique dans notre propre intérêt LIBANAIS

    LE FRANCOPHONE

    18 h 10, le 25 février 2025

  • SUITE Si l’accord du 17 Mai n’avait pas été torpillé par Assad le Liban serait la locomotive régionale par son coté ni complétement oriental ni complètement occidental. Le Liban signera c’est la marche de l’histoire mais pourquoi se faire dépasser par bientôt l’Arabie (sans aucun doute) la Syrie (Chareh est lucide lui) et même l’Iran une fois que ce régime hideux sera tombé. Le peuple Iranien lui est très clairvoyant et la plupart des citoyens ne considèrent pas les Juifs comme des ennemis mais comme des partenaires économiques.

    Liban Libre

    15 h 01, le 25 février 2025

  • Mais pourquoi nos dirigeants manquent ‘ils tellement de vision stratégique ou simplement de courage? Pourquoi ne pensent ’-ils pas aux intérêts du pays et de sa population au lieu d’avoir toujours l’esprit pourri par les slogans creux et d’un autre âge. Nous ne demandons à personne d’aimer les Israéliens, comme il y en a qui n’aiment pas les Syriens mais de s’ouvrir à ses voisins surtout s’il y a des retombées économiques, un bon exemple étant l’Égypte. A SUIVRE

    Liban Libre

    15 h 00, le 25 février 2025

  • Israel est aujourd hui un pays dirige par des fachistes d extreme droite. La moitie de sa population soutient ces fachistes. Le Liban, bien que pauvre, n a rien a voir avec cet Etat paria qui a tué plus de 70 000 personnes a Gaza et qui mene une guerre contre tous les Etats voisins, notamment le Liban depuis si longtemps. Non, tant qu Israel ne demandera pas pardon aux libanais, tant qu il ne paiera pas pour tous les destructions, nous ne lui pardonnerons jamais.

    Gaspard

    14 h 51, le 25 février 2025

  • Aujourd'hui, Bon gré, Mal gré, tous les libanais ont accepté (car le besoin financier est là malheureusement) le fait d'être intégré parmi les pays arabes.Donc pourquoi le Liban devrait il suivre "les perses"?Pour une fois que chrétiens et musulmans se sont accordés sur l'arabité, il a fallu maintenant se coltiner les perses? et nous inféoder à ce pays qui rampe sous la misère et dont leurs propres jeunes citoyens refusent ce régime islamiste, dictatorial et intégriste?Faut pacifier notre pays une fois pour toutes et NEGOCIER le retrait des israéliens que le Hezbollah a invité le 08 Octobre

    LE FRANCOPHONE

    14 h 06, le 25 février 2025

  • Les pays de la région vont d'un pied ferme ("malgré la guerre à Gaza qui n'a fait QUE retarder sans annuler" ) vers la paix.Nos comptriotes travaillent dans ces pays. Ils devront tôt ou tard être confrontés à travailler(en tant que salariés dont obligés) avec des entreprises israéliennes clientes ou fournisseurs de ces entreprises arabes) : Que devront ils faire?Pourquoi, ne pas suivre le flux des pays arabes.Le liban est il pays arabe?ou non? Si non? Pq alors nos compatriotes musulmans ont il bataillé contre les dits "isolationistes" qui refusaient l'étiquette "arabe"?en 60 70 80?...A suivre

    LE FRANCOPHONE

    13 h 59, le 25 février 2025

  • Un référendum s’impose !! Tôt ou tard, nous allons concrétiser une paix durable donc pourquoi pas plus tôt ? Il nous tarde de visiter nos lieux saints .

    Wow

    13 h 47, le 25 février 2025

  • On ne peut faire confiance à Israël. Un Traité de Paix par un pays faible comme le nôtre conduirait à une invasion politico-économique israélienne très préjudiciable à notre pays. Nous en avons eu la preuve lors de l'invasion israélienne de 1982. Le Liban ne doit que reconfirmer/reconduire le traité de non belligérance qui a perduré de longues années durant jusqu’à sa rupture par le Hezbollah. Un référendum sur la question répondrait sans ambiguïté à la question.

    Bibette

    13 h 08, le 25 février 2025

  • Pourquoi ce projet ne serait il pas défendu par tous les patriotes libanais afin d’en finir avec tous les mercenaires sur notre sol qui sont armés par un pays étranger pour défendre d’autres pays aux dépens de l’intérêt du nôtre. Les dizaines d’années de guerres et d’incertitudes n’ont fait que nous détruire. Il serait temps qu’on puisse vivre sans craindre d’autres rounds. Les vendus n’auront plus d’excuses pour détenir des armes sur notre sol et notre armée se chargerait de notre protection et de la stabilité de notre pays pour lui permettre de retrouver sa splendeur d’avant son usurpation p

    Sissi zayyat

    12 h 28, le 25 février 2025

  • Pourquoi censurer mes commentaires?

    Sissi zayyat

    12 h 28, le 25 février 2025

  • Et pourquoi le Liban serait-il le seul pays à être empêché par ses vrais ennemis de signer un traité de paix alors que la majorité des pays arabes et africains l’ont déjà fait avec un résultat positif. L’Egypte, la Jordanie, le Bahreïn, le Maroc, les Émirats arabes unis le Soudan et bientôt l’Arabie Saoudite et les autres. C’est la seule solution pour que notre pays retrouve la stabilité et en finir avec tous ces vendus ui veulent rester armés pour le détruire sous prétexte de le défendre contre un ennemi à qui ils ne cessent de lui donner le bâton pour nous taper avec.

    Sissi zayyat

    11 h 56, le 25 février 2025

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