Capture d'écran d'une vidéo publiée par le chef des colons israéliens en Cisjordanie occupée Yossi Dagan, le montrant en train de serrer la main de Massaad Boulos, au domicile de ce dernier, le 9 mars 2025.
Massaad Boulos, le conseiller libano-américain de Donald Trump pour les affaires arabes et du Moyen-Orient, s'est entretenu dimanche à son domicile à Washington avec un responsable israélien de la colonisation en Cisjordanie occupée, avec qui il a évoqué l'espoir de « résultats concrets » concernant un accord de paix entre Israël et le Liban.
Lors de cet entretien, M. Boulos a longuement serré la main de Yossi Dagan, le président du conseil régional de « Judée-Samarie », le nom donné par Israël à la Cisjordanie occupée, et chef des colons dans cette région, et tenu à « transmettre toute son appréciation pour le peuple de Samarie, nos frères et soeurs dans la région ». « En Israël, au Liban et dans toute la région, nous voulons et espérons la paix, et avec la grâce de dieu, nous l'atteindrons bientôt », a encore ajouté le conseiller, qui a évoqué la possibilité de parvenir à des « résultats concrets grâce à la volonté positive des acteurs impliqués ».
De son côté, M. Dagan a évoqué sa volonté de coordonner avec M. Boulos et Donald Trump pour « un avenir meilleur dans la région et en Israël, surtout après le 7-Octobre » 2023 et l'attaque meurtrière du Hamas. Le responsable des colonies en Cisjordanie occupée se trouve à Washington dans le cadre d'une série de réunions visant à s'attirer le soutien des Etats-Unis pour la colonisation, selon le média israélien Yedioth Ahronoth. Selon ce journal, Yossi Dagan a offert à son hôte une « médaille officielle » de sa région et une bouteille de vin « Trump Victory » produite dans le vignoble israélien Kabir, en Cisjordanie occupée.
Lundi soir, le vice-président du Conseil des ministres libanais, Tarek Mitri, a démenti dans une interview à la chaîne américaine en langue arabe al-Horra, que le gouvernement libanais « ait reçu une quelconque demande officielle de signature d’un accord de paix avec Israël »
La mission « acceptable » de l'armée libanaise
Dans un entretien au quotidien libanais an-Nahar publié samedi, Massaad Boulos, qui est le beau-père de la fille de Donald Trump, avait souligné que Washington « s'attend à ce que le gouvernement libanais respecte pleinement cet accord et toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, avec l’objectif commun de désarmer et de démanteler l’infrastructure financière du Hezbollah et de tous les autres groupes armés ».
Les États-Unis auraient donné des garanties à Israël pour lui permettre de continuer à occuper au moins cinq positions au Liban-Sud, une occupation décriée par Beyrouth et Paris, autre garant de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur fin novembre après deux mois de frappes israéliennes massives sur le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que d'autres régions du pays, et de tirs quotidiens du Hezbollah sur le nord d'Israël.
Vendredi soir, M. Boulos avait affirmé sur la chaîne libanaise MTV que « l'armée libanaise accomplit son devoir de manière acceptable » au Liban-Sud, où elle doit se déployer tandis que le Hezbollah doit se retirer de toute la bande au sud du Litani. Concernant la loi dite « Pager », un projet présenté au Congrès américain pour exiger du gouvernement libanais de prendre des mesures concrètes, dans un délai de 60 jours, pour désarmer le Hezbollah, le conseiller américain avait indiqué que ce projet « est en discussion et ne devrait pas rencontrer d'objection, car il est temps de fixer un délai » pour le désarmement du parti chiite. Le parlementaire républicain Greg Steub avait réintroduit ce projet de loi la semaine dernière.



Le Liban n’est pas la Palestine et tôt ou tard, une paix durable va s’installer avec nos voisins du sud mais avant, faudrait neutraliser les extrémistes des deux côtés qui se ressemblent, par ailleurs.
22 h 10, le 11 mars 2025