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Société - Liban

Une fosse commune à la Quarantaine, à Beyrouth ? « Aucune preuve » pour le moment

Les FSI mènent une enquête sur cette affaire.

Une fosse commune à la Quarantaine, à Beyrouth ? « Aucune preuve » pour le moment

Un chien dans une rue de la Quarantaine, à l’entrée nord de Beyrouth, le 4 juin 2024. Photo d’illustration Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

Des informations circulent depuis vendredi matin sur la découverte d’une fosse commune présumée contenant plusieurs dizaines de corps dans la région de la Quarantaine, à l’entrée nord de Beyrouth, mais aucune preuve ne peut confirmer cela à ce stade, selon plusieurs sources contactées par L’Orient-Le Jour.

Selon plusieurs médias locaux, lors de travaux d’excavation liés à un nouveau projet de construction à l’hôpital public de la Quarantaine, des ouvriers sur le site ont affirmé qu’une pelleteuse avait heurté un bloc de béton solide. Des témoins présents sur place auraient ensuite prétendu que ce bloc renfermait « les restes de dizaines de corps », certains allant même jusqu’à avancer la théorie d’une fosse commune « secrète ».

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Guerre de 1975-1990

L’emplacement de l’hôpital, dans une zone touchée par les combats lors de la guerre civile libanaise de 1975-1990, a alimenté ces rumeurs.

Contactée par L’OLJ, Man Entreprise, la société libanaise de construction et d’ingénierie en charge du projet, a démenti ces informations, les qualifiant de « simples rumeurs ». Même son de cloche du côté de Karine Sakr, directrice de l’hôpital de la Quarantaine. Pour l’instant, les autorités libanaises n’ont fait aucune déclaration officielle à ce sujet.

La commission nationale chargée du dossier des personnes disparues a annoncé qu'une délégation composée de Ziad Achour, Carmen Abou Jaoudé et Wadad Halaouani a inspecté le site des travaux à la Quarantaine. « Les membres de la commission qui ont visité le site n'ont pas observé de restes visibles à l'œil nu », indique la commission dans son communiqué. Elle ajoute qu'elle suivra de près l'affaire pour « entreprendre les démarches scientifiques et techniques nécessaires et confirmer la présence de restes humains ».

Une source au sein du ministère de la Santé a toutefois précisé vendredi à L’OLJ que les Forces de sécurité intérieure (FSI) mènent actuellement une enquête sur cette affaire, tout en soulignant qu’« aucune preuve » ne permettait de confirmer jusque-là la présence d’une fosse commune. Un responsable des FSI, contacté par notre publication, a, lui, déclaré qu’il n’y avait pas encore suffisamment d’informations pour affirmer l’existence d’une fosse commune, jugeant cette hypothèse « peu probable ».

Plusieurs moukhtars du quartier de Medawar ont fait le même constat, parmi lesquels Ahmad Mahmoud Deaibès, qui a annoncé qu’un tracteur serait déployé sur les lieux samedi matin pour transporter une partie du bloc de béton en question et procéder aux analyses nécessaires afin de déterminer la nature exacte de la découverte.

Depuis la fin de la guerre civile libanaise et les retraits successifs de l’armée israélienne en 2000 et l’armée syrienne en 2005, des fosses communes ont été découvertes dans différentes régions du Liban, notamment dans le Sud et la Békaa. Les dernières découvertes remontent à 2005, avec une fosse trouvée à Anjar (Békaa) et une autre près du ministère de la Défense à Baabda, en banlieue de Beyrouth.

Des informations circulent depuis vendredi matin sur la découverte d’une fosse commune présumée contenant plusieurs dizaines de corps dans la région de la Quarantaine, à l’entrée nord de Beyrouth, mais aucune preuve ne peut confirmer cela à ce stade, selon plusieurs sources contactées par L’Orient-Le Jour. Selon plusieurs médias locaux, lors de travaux d’excavation liés à un nouveau projet de construction à l’hôpital public de la Quarantaine, des ouvriers sur le site ont affirmé qu’une pelleteuse avait heurté un bloc de béton solide. Des témoins présents sur place auraient ensuite prétendu que ce bloc renfermait « les restes de dizaines de corps », certains allant même jusqu’à avancer la théorie d’une fosse commune « secrète ». Lire aussi « Projet destructeur » : l’adoption...
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