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Les députés Nabil Badr, Imad Hout, Haidar Nasser et Jamil el-Sayyed se sont abstenus de voter.
Les députés du bloc Liban Fort, ainsi que la députée Cynthia Zarazir, ont eux refusé d’accorder leur confiance au gouvernement.
95 députés accordent leur confiance au gouvernement de Nawaf Salam, 12 n'ont pas accordé leur confiance et quatre se sont abstenus.
Pour obtenir la confiance, le gouvernement Salam doit obtenir les votes de la majorité absolue des députés présents.
Après la prise de parole de M. Salam, le processus de vote de confiance a commencé.
Avant la prise de parole de M. Salam, le président du Parlement, Nabih Berry, a répondu au député Firas Hamdan au sujet de son intervention concernant l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël. "Il n'y a pas de signatures. Ce qui a eu lieu est un accord sur un plan pour mettre en œuvre la résolution 1701 de l'ONU, adoptée en 2006. Il n'y a pas de signatures, rien du tout", a déclaré M. Berry.
M. Salam assure que son gouvernement s'engagera à élaborer un "plan global pour restaurer la croissance économique en créant des opportunités d'emploi pour les jeunes Libanais".
"Jugez-nous à partir de maintenant à la lumière de nos actions, affirme le Premier ministre. Nous espérons gagner votre confiance ainsi que celle de tous les Libanais."
Le Premier ministre libanais indique avoir "entamé les contacts internationaux nécessaires pour poursuivre l'exploration du pétrole et du gaz"
"Nous créerons un fonds spécial et indépendant pour la reconstruction, afin de mobiliser le soutien arabe et international, et nous n'accepterons aucune condition politique en échange de ce soutien", affirme M. Salam.
Lors de son allocution il dit : "Nous sommes déterminés à travailler à la libération des territoires libanais de l'ennemi israélien"."Nous continuerons à rassembler le soutien arabe et international pour obliger Israël à arrêter ses violations de la souveraineté libanaise, à se retirer de nos terres et à appliquer la résolution 1701".
M. Salam a aussi indiqué que son gouvernement aura un "dialogue sérieux avec les autorités syriennes" et soulignera "la nécessité du retour des réfugiés syriens dans leur pays".
Certains ayant critiqué l'usage dans la déclaration ministérielle du terme "nous voulons" au lieu d'un engagement clair, M. Salam a répondu : "Lorsque nous disons que nous voulons, ce n'est pas un simple souhait, mais un engagement". "La déclaration ministérielle définit les objectifs et trace les grandes orientations, mais il ne fait aucun doute que nous mettrons en place des plans d'action concrets, et les députés pourront nous tenir responsables de leur mise en œuvre", a-t-il ajouté.
"Nous remercions ceux qui nous ont accordé leur confiance et nous nous engageons à écouter les remarques de ceux qui ne nous l'ont pas donnée", a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre Nawaf Salam prend la parole devant les députés.
"J'ai écouté les remarques des députés et notre gouvernement les prendra au sérieux. Nous travaillerons à renforcer leur confiance ainsi que celle des citoyens. Nous sommes solidaires, même si nous sommes divers", a déclaré M. Salam.
Le député Firas Hamdan a indiqué qu'il était nécessaire "d'abandonner le langage de la trahison". "Les Libanais ont prouvé leur patriotisme durant la dernière guerre", a-t-il ajouté. Le député a aussi appelé à "réaliser un audit judiciaire, l'argent des déposants étant sacré". Il a annoncé "accorder sa confiance au gouvernement en espérant que les promesses se transforment en actions"
Le député Georges Bouchikian accorde sa confiance au gouvernement "pour sauver le Liban".
"En tant que députés, nous nous engagerons pleinement aux côtés du gouvernement pour atteindre ses objectifs. Sauver le Liban et préserver l'unité des Libanais sont nos priorités, a-t-il également dit. Le Liban traverse une crise nationale et humanitaire majeure. Il est impératif de respecter les sacrifices des citoyens libanais, dont les maisons ont été détruites et incendiées à la suite de l'agression israélienne".
"Est-ce que je peux réserver ma place pour m'exprimer l'année prochaine ?" lance un député à M. Berry, en référence à la longueur des prises de parole de ses collègues.
Le député Fayçal Karamé accorde sa confiance au gouvernement. "Convaincus que le nouveau mandat exige une solidarité nationale, nous accordons notre pleine confiance au gouvernement”, a-t-il dit.
Lors de sa prise de parole, M. Karamé a soutenu "le monopole de l'État sur les armes". Il a également demandé que "les projets de Tripoli et du Nord soient parmi les priorités du gouvernement".
Le chef des Kataëb, Samy Gemayel, affirme avoir "entière confiance" en le gouvernement de Nawaf Salam et considère que sa déclaration ministérielle est la "meilleure que le Liban ait eue depuis longtemps".
"Préparons-nous tous à ouvrir un nouveau chapitre libanais qui rassemble tout le monde", a déclaré M. Gemayel en appelant à une conférence de "vérité et de réconciliation". "Il est impossible d'ouvrir une nouvelle page au Liban sans égalité entre les Libanais, ce qui commence par le fait qu'aucune personne ne doit détenir d'armes", a-t-il ajouté.
Prenant la parole, le député Jihad el-Samad a affirmé qu'il était "obligé de faciliter la tâche du gouvernement". "Le gouvernement a obtenu la confiance populaire avant la confiance parlementaire, et c'est pourquoi je lui accorderai également ma confiance", a-t-il dit. Il a profité de sa prise de parole pour affirmer qu'il est du devoir des députés de se concentrer "sur l'adoption de lois réformatrices".
Le député Nabil Badr a annoncé qu'il n'accordera pas sa confiance au gouvernement de Nawaf Salam. "Nous suivrons les actions de ce gouvernement et le critiquerons là où des lacunes apparaîtront, sans pour autant lui accorder notre confiance", a-t-il déclaré devant l'hémicycle. Il s'est également adressé à M. Salam en ces termes : "Celui qui veut réduire la communauté sunnite à sa seule personne doit posséder un poids politique impressionnant et un groupe parlementaire, et vous ne disposez d'aucune de ces deux choses."
"Nous aurions été parmi les premiers à soutenir le gouvernement si une méthode différente avait été adoptée pour sa formation", a-t-il ajouté, soulignant que le cabinet a été constitué "selon des intérêts partisans et sans équité dans la représentation." Il a également critiqué la déclaration ministérielle, affirmant qu'elle contenait "des expressions vagues utilisées pour éviter des engagements clairs envers le peuple". "Il est nécessaire de s'engager, et non de formuler des vœux", a-t-il encore dit.
Le député Mohammad Yahya est le premier à prendre la parole. « Le gouvernement doit déployer tous les moyens nécessaires pour libérer chaque centimètre de notre territoire. Nous exigeons le respect de la résolution 1701, ainsi que l'activation de l'Accord de Taëf, en particulier la mise en œuvre des articles qui n'ont pas encore été appliqués », affirme-t-il. Il a accordé sa confiance au gouvernement.
La séance pour le vote de confiance des députés au gouvernement a repris.
Avant la suspension de séance, le député maronite de Baabda Camille Chamoun a annoncé qu’il accordait sa confiance au gouvernement.
"Nous traversons une nouvelle ère prometteuse, et espérons la sécurité et la paix (pour le Liban)", a-t-il dit. Rappelant que le pays vit des conflits depuis son indépendance, il a estimé que "la raison principale est liée à la centralisation" de l'État et de ses institutions.
🔴 La séance a été levée et reprendra à 18h. Vingt députés ont pris la parole ce matin.
Le député arménien-orthodoxe du Tachnag Hagop Terzian, élu de Beyrouth, a axé son discours sur les jeunes et la fuite de cerveaux depuis le Liban vers l'étranger. "Seulement trois phrases sur les jeunes dans la déclaration ministérielle ? C'est une honte", a-t-il estimé, accordant toutefois sa confiance au gouvernement.
Le vice-président du Parlement Elias Bou Saab a de nouveau pris la parole et reprécisé sa précédente déclaration. Il a annoncé que deux autres députés vont encore s'exprimer avant de lever la séance. "Nous voterons le soir et finirons vers 20h30, par un discours de Nabih Berry", a-t-il précisé.
Le député indépendant de Jezzine Charbel Massaad a estimé que le Liban "vit un moment historique et délicat, où le temps manque". Il a indiqué qu'il accordera sa confiance au gouvernement mais que "cette confiance représente une condition", celle que les réformes nécessaires soient effectuées. "Nous accordons la confiance mais restons extrêmement vigilants, et nous la retirerons si le gouvernement faillit à sa mission".
La députée de Beyrouth Cynthia Zarazir, issue de la contestation populaire, a dénoncé les promesses d’amélioration de l’alimentation en courant électrique, celles concernant l’éducation, les droits de la femme, les libertés individuelles... "Mais comment? Quel est le plan? Quelles en sont les mécanismes ?" a-t-elle demandé.
"Un peu de modestie", a-t-elle lancé, rappelant les objectifs prioritaires : "La justice dans l’explosion du port de Beyrouth et dans l’argent confisqué des libanais, la productivité de l’administration publique, l’application intégrale de la 1701 et la libération du territoire de toute occupation (...) Les Libanais en ont eu assez des promesses, ils attendent des actions. Entre temps pas de confiance", a-t-elle asséné.
Le vice-président du Parlement Elias Bou Saab, qui préside la séance depuis quelques temps à la place de Nabih Berry, a annoncé une future suspension de séance après deux prises de parole des députés Cynthia Zararir et Charbel Massaad. "Si les déclarations sont courtes, on pourra en finir aujourd'hui", a affirmé M. Bou Saab.
Le député sunnite de Beyrouth Imad el-Hout, également de la Jamaa Islamiya, a annoncé qu'il s'abstiendra de voter la confiance au gouvernement Salam. "Le succès des gouvernement ne se mesure pas par les mots, mais par les actes", a-t-il justifié, tout en souhaitant "le succès" au nouveau gouvernement.
Le député sunnite de Tripoli Ihab Matar a regretté la timide représentation des Tripolitains au gouvernement. "Nous espérons que ce gouvernement ne va pas passer du « ils ne nous ont pas laissé », au « sans nous »", a-t-il ajouté, en référence aux précédents gouvernements, particulièrement lors du mandat du président Michel Aoun.
Le député a enfin annoncé qu’il accordait sa confiance au gouvernement "dans l’espoir que ce dernier réussira à restaurer la confiance du peuple et de la communauté internationale".
Le député sunnite de Zahlé Bilal Houchaymi, proche du Courant du Futur, a estimé que le Liban a sérieusement besoin de réformes "à un moment historique charnière". Il a demandé à ce qu'aucune force ne soit autorisée d'occuper un seul centimètre du territoire libanais. "Nous appelons l'État à renforcer les mesures visant à protéger sa souveraineté (du Liban) et son peuple", a-t-il insisté.
Le député a par ailleurs réclamé "des actions concrètes et pas uniquement des slogans" concernant le dossier de l’argent des déposants. "Le gouvernement doit adopter un plan global pour récupérer cet argent et tenir les banques pleinement responsables". Il a enfin annoncé qu’il accordait la confiance au gouvernement Salam.
Le député William Tawk, maronite du Liban-Nord proche des Marada et du PSNS (Parti syrien national social) a accordé sa confiance au gouvernement après une courte prise de parole. "La neutralité, c'est la solution. La mission du Premier ministre est difficile, le temps presse et il faut nous mettre sur les rails", a-t-il déclaré.
"J'accorde la confiance à ce gouvernement" s'est contenté de dire le député de Tripoli Achraf Rifi, passant moins d'une minute à la tribune.
Le député du Koura Adib Abdel Massih, proche des Kataëb, a affirmé d’emblée qu’il accordait la confiance au gouvernement parce qu’il fait "confiance à ceux qui les ont choisis (...) Nous voulons le sauvetage puis la réforme, et non l’inverse", a-t-il souligné.
Le député a de plus invité le cabinet à "instaurer la culture de la sécurité nationale. L’armée libanaise seule, garantit la sécurité de la nation", a-t-il insisté, faisant part de son intention de présenter une proposition de loi pour réintroduire le service militaire."
"Nous espérons aussi développer une stratégie visant à réduire le nombre de généraux de brigade dans l'armée et à relever l'âge de la retraite", a-t-il ajouté.
Photo Ali Fawaz/Compte Flickr du Parlement libanais
La député sunnite contestataire Halimé Kaakour, élue du Mont-Liban, a estimé que la déclaration ministérielle "aurait dû inclure une confrontation plus franche. Les milieux bancaires et mafieux, il faut leur faire face !", a-t-elle lancé. "On a voulu froisser personne, mais c'est ce qu'il fallait faire", a-t-elle poursuivi, dénonçant "une disparité entre le texte constitutionnel et la pratique" dans les actes.
"Nous avons sacrifié l'efficacité au Liban au nom des quotes-parts confessionnelles. Le confessionalisme est un mensonge, inventé pour protéger les zaïms (leaders)", a dénoncé Mme Kaakour. "Je vais accorder ma confiance mais à condition que vous soyez plus courageux que cette déclaration", a conclu la députée.
Le député sunnite de Saïda, Oussama Saad, de l’Organisation populaire nassérienne, a estimé qu’accorder la confiance au gouvernement "ne doit pas empêcher la vitalité populaire de demander des comptes au gouvernement et au Parlement en cas d’échec".
Il a invité l’État à affronter, avec ses propres forces, l'agression et l’occupation israélienne. "S'il ne le fait pas, la résistance populaire retrouvera sa légitimité", a-t-il souligné. "Contrairement à mes habitudes, j’accorde cette fois la confiance au gouvernement", a conclu le député.
Le député contestataire maronite du Liban-Nord Michel Doueihy a appelé le gouvernement Salam à "rendre le Liban neutre par rapport aux axes" étrangers, dans un long discours, avant d'annoncer qu'il accordait sa confiance au gouvernement. "Dans la déclaration ministérielle, il aurait fallu remplacer « le droit du Liban à se défendre » par « le droit de l'État à se défendre », pour bien insister sur le fait que c'est le rôle de l'État". Il a également appelé le gouvernement à "se tenir à l'écart de tous les pouvoirs bancaires et financiers".
M. Doueihy a été interrompu par les autres députés et par Nabih Berry avant de terminer sa prise de parole. "Certains ont parlé une demi-heure", a-t-il protesté avant de quitter la tribune.
Le député sunnite du Akkar Walid Baarrini, apparenté au courant du Futur, a appelé le gouvernement à se pencher sur le développement au Akkar. "Nous souffrons d’isolement", a-t-il dénoncé, invitant le Premier ministre Nawaf Salam à se pencher sur les droits de la population du Akkar.
"Nous réclamons la création d'un comité ministériel spécialisé dans le suivi de la reprise des activités de l'aéroport de Kleyaat", question inscrite dans la déclaration ministérielle, a ajouté le député.
M. Baarrini a enfin réclamé le fédéralisme dans le respect de l'union nationale et des accords de Taëf. "Nous ne voulons pas de partition, mais plutôt de la justice politique, sociale et économique", a affirmé le député qui a accordé sa confiance au gouvernement.
"Il y a encore 18, 19 personnes qui doivent parler. Donc si on peut écourter", a affirmé le vice-président du Parlement Elias Bou Saab, s'exprimant avant la prise de parole du député Michel Douaihy et après celle de Walid Baarini.
Petit moment de confusion dans l'Hémicycle autour de la prise de parole des différents blocs parlementaires. "Êtes-vous en train de compter le temps de parole et le nombre de députés qui parlent ?", a interrompu le député du CPL Georges Atallah, en questionnant Nabih Berry.
"Gebran a parlé plus d'une demi-heure !" lui a rétorqué le maître du perchoir, en référence à la prise de parole de Gebran Bassil, président du Courant patriotique libre, la veille.
Le député druze Waël Bou Faour du PSP (Parti socialiste progressiste de Taymour Joumblatt) a pris la parole, appelant le gouvernement à "lever toutes les immunités" dont bénéficient les responsables politiques et judiciaires. "Tout le monde a des immunités, sauf le citoyen", a-t-il affirmé.
"La priorité est de libérer les terres occupées (par Israël), ramener les prisonniers, reconstruire, et restaurer la souveraineté de l'État", a ajouté M. Bou Faour, qui a appelé à la décentralisation élargie et espéré que le gouvernement "respecte le Pacte national (de 1943), qui ne prévoit aucun fédéralisme" dans les institutions.
Le député indépendant de Rachaya-Békaa Ouest, Ghassan Skaff, a demandé au gouvernement d’être "un cabinet fondateur" dans la période de transition que traverse le pays. Il l’a aussi invité à déclarer l’urgence environnementale pour sauver le fleuve Litani. Le député a accordé sa confiance au gouvernement, "à condition" d'effectuer les réformes nécessaires.
Photo Ali Fawaz/Compte Flickr du Parlement libanais
Le député sunnite de Tripoli Abdelkarim Kabbara, apparenté au Courant du Futur haririen, a interpelé le gouvernement sur le sort de la ville de Tripoli qui souffre d’un manque de développement et de grande pauvreté. "Existe-t-il un plan de sauvetage de la ville qui est menacée d’un manque cruel de moyens de subsistance?' a-t-il demandé.
Le député a toutefois annoncé qu’il accordait sa confiance au gouvernement, "tout en gardant les yeux ouverts" sur son action.
Un autre député contestataire, Ibrahim Mneimné, a pris la parole après Melhem Khalaf. Il a salué "l'espoir" représenté par le gouvernement Salam et lui a accordé sa confiance, l'appelant à "réformer la loi électorale et à tenir les élections municipales en temps et en heure", alors que ce scrutin est prévu cette année après quatre reports successifs.
"Le pays ne s'organisera pas sans justice et reddition des comptes de tous les crimes commis contre le peuple libanais", a affirmé M. Mneimné, qui a appelé à "une enquête neutre" sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth.
Photo Ali Fawaz/Compte Flickr du Parlement libanais
Après Ibrahim Kanaan, c'est le député contestataire de Beyrouth Melhem Khalaf qui a pris la parole. Il a appelé le gouvernement à "tourner la page des conflits meurtriers" au Liban et estimé qu’il est du devoir de l'État et du Liban d'acquérir une nouvelle légitimité internationale.
Commentant la déclaration ministérielle, M. Khalaf a indiqué s’être attendu à une déclaration ministérielle qui mettrait fin à l'époque passée et porterait un plan clair. "La déclaration s'est contentée d'énumérer un ensemble de promesses générales", a-t-il regretté.
"Conformément à l'ambiance générale positive, je donnerai une chance au gouvernement, je lui accorderai ma confiance, je le suivrai et s'il échoue, je serai au premier rang pour exiger sa démission immédiate", a conclu le député.
"Il y a une chance historique aujourd'hui, il faut la saisir et ne pas la laisser filer", a affirmé Ibrahim Kanaan, député maronite du Mont-Liban.
Il a parlé des "violations israéliennes" au Liban et a demandé : "Nous voulons savoir où en sont les accords avec les pays arabes pour l'aide à l'armée libanaise." Quant à la restitution des épargnes des déposants et à la restructuration du secteur bancaire, il a affirmé : "On ne manque pas de lois : il faut juste les appliquer et juger ceux qui doivent l'être".
La parole est désormais à Ibrahim Kanaan, ex-député du Courant Patriotique Libre qui a quitté le parti aouniste en août 2024.
Photo Ali Fawaz/Compte Flickr du Parlement libanais
Le député chiite du mouvement Amal, Kabalan Kabalan, a appelé le gouvernement à être "diplomatiquement actif auprès des ambassades compétentes" en soulevant la question des violations israéliennes au Liban. Il l’a aussi invité "à reconstruire ce qu’a détruit l’ennemi israélien dans la banlieue sud, au Liban-Sud et dans la Békaa".
Il a affirmé que le bloc parlementaire du mouvement Amal accordera sa confiance au gouvernement, lui souhaitant le "plein succès" mais tempérant en disant que "la confiance ne signifie pas : amener le pays à des phases destructrices." Il a aussi insisté sur la priorité à donner à l'argent des déposants libanais bloqués dans les banques. "Il faut déterminer les responsabilités, qui sont partagées entre les banques, la banque centrale et le gouvernement ou l’Etat".
Le président du Parlement, Nabih Berry, a ouvert la session à 11 heures précises, donnant la parole à Kabalan Kabalan, député du mouvement Amal.
Plus de 30 députés doivent s'exprimer aujourd'hui, après les 17 d'hier. L'Assemblée votera ensuite.
La réunion a débuté à 11h pile pour la deuxième journée consécutive de débats à l’issue de laquelle un vote devrait accorder ou non la confiance au gouvernement de Nawaf Salam.
Deux séances marqueront cette journée qui sera nécessairement clôturée par un vote, "même si les députés devaient veiller jusqu'à minuit", avait annoncé mardi le président du Parlement, Nabih Berry.
Une soixantaine de députés ont demandé à prendre la parole lors de ces débats retransmis en direct à la télévision. Hier, 17 se sont exprimés et de nombreux autres le feront aujourd'hui.
La première journée de débats, mardi, a été marquée par le discours du Hezbollah dont le chef du Bloc parlementaire, Mohammad Raad, a annoncé donner la confiance au cabinet. Son ancien allié, Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre, a lui, a consolidé son positionnement dans "l’opposition positive", refusant d’accorder la confiance de son bloc au gouvernement.
L’écrasante majorité des députés ont fait état de leur intention d’accorder leur confiance au gouvernement, même les anciens haririens, mécontents d’avoir été écartés du cabinet, mais dont la demande d’inclure la réactivation de l’aéroport de Kleyyate (Akkar) dans la déclaration ministérielle a été satisfaite.
➡️ Retrouvez ici le résumé de la première journée de séance, par Yara Abi Akl.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de la deuxième séance parlementaire consacrée au vote de la confiance au gouvernement de Nawaf Salam.
Cette deuxième journée inclura des nouvelles prises de paroles des députés, dont près d'une vingtaine se sont déjà exprimés hier. Les députés doivent ensuite passer au vote.
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20 h 19, le 26 février 2025