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Nos lecteurs ont la parole

La politique, l’Hégémon, Mr Trump et moi !


Ce texte est écrit en dialecte du Québec.

J’vous écris aujourd’hui pour vous témoigner toute l’admiration que j’vous porte… aussi solide qu’un pont de glace au mois d’avril. Vous avez réussi l’exploit de transformer la présidence américaine en un vrai cirque. Dès votre arrivée à la Maison-Blanche, vous avez foncé dans la politique comme un orignal en panique sur l’autoroute. Vous êtes bruyant pis impossible à tasser. Vous gérez le pays comme un gars téméraire qui essaie de pelleter sa cour avec une cuillère à soupe. Vous naviguez sur la scène internationale tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Vos décisions semblent prises sur un coup de tête, sans considération pour les conséquences à long terme. C’est comme si vous essayiez de pagayer en amont sans rames, espérant que le courant change par magie. Grâce à vous, nous assistons à une téléréalité cheap où la diplomatie se fait à coups de tweets mal torchés et de décisions aussi réfléchies qu’un lanceur de dés.

Votre génie ? Vous avez la finesse d’un gars qui rentre dans un dépanneur en gougounes en plein hiver pis qui s’étonne de glisser. Votre grand coup, c’est d’avoir compris que la diplomatie, c’est pour les faibles. Vous n’avez pas besoin d’alliés et de négociations quand vous pouvez insulter tout l’monde, défaire des accords internationaux, pis prendre des décisions sur un coup d’gueule en regardant Fox News ? Faut parler de votre flair pour la diplomatie, parce que ça, c’est du jamais-vu. Votre gestion des relations internationales, c’est comme regarder un gars saoul essayer de monter une tente par grand vent : chaotique, frustrant pis crissement dangereux pour tout l’monde.

Commençons par Gaza. Ah, ce beau cadeau d’amitié fait à Israël en déménageant votre ambassade à Jérusalem, question de bien montrer que la paix au Moyen-Orient, c’est pas votre problème. Vous êtes un grand visionnaire. Parce que soyons honnêtes, pourquoi s’casser la tête avec des solutions équitables quand on peut simplement attiser la marde et regarder le feu pogner de loin ? Ça vous a pris quoi, deux minutes pis un crayon pour sacrer le feu aux poudres ? Un p’tit choc par ici, une poignée de déclarations incendiaires par-là, pis hop, toute la région est en feu, mais ça, c’est pas votre problème. Après tout, tant que ça fait un beau show pour vos fans, pourquoi se soucier des conséquences ? Vous avez joué avec le Moyen-Orient comme un enfant qui pense que c’est drôle de courir avec des ciseaux. Vous avez fait semblant d’être surpris que ça pète de partout. Un vrai pro de la gestion de crise… façon pompier pyromane.

Votre gestion du conflit en Ukraine est un exemple frappant de votre approche chaotique. Vous avez décidé de retirer les troupes américaines des frontières de l’OTAN dans les pays baltes, laissant ces nations aussi exposées qu’un campeur en plein forêt, sans répulsif à moustiques. Pendant ce temps, vous négociez avec Poutine, envisageant de lever les sanctions imposées depuis l’annexion de la Crimée en 2014. C’est un peu comme si vous donniez les clés de votre chalet au voisin qui a déjà tenté de le cambrioler.

Ensuite, votre chef-d’œuvre d’urbanisme, « le mur du Mexique ». Qui aurait cru qu’au XXIe siècle, y’aurait encore des dirigeants qui pensent qu’un mur, c’est la solution à tous les problèmes ? Mais c’est pas grave, l’important, c’est que ça a fait de belles photos pis que ça a bien fâché tout le monde. Ce mur, c’est la plus grande idée depuis la poutine sans fromage en grains. Un projet aussi coûteux qu’inutile, mais hey, ça fait une belle clôture pour montrer que vous savez être ferme avec les étrangers – sauf quand ils sont riches pis qu’ils viennent investir chez vous, là, bizarrement, y’a plus de problème. Votre mur ? C’est la pire idée depuis la pizza aux ananas. Vous avez promis que le Mexique allait payer ? Ben oui, pis moi j’vais gagner à la loterie sans acheter de billet ! Vous avez géré ce dossier-là comme un gars qui veut réparer une crevaison en tapant dessus avec un marteau. Vous pensiez sérieusement que ça allait empêcher les gens de passer, pas fort comme idée.

Pis nous, les Canadiens, on vous a regardé faire tout ça en se disant que vous alliez peut-être nous oublier… mais non ! Le Canada, un pays tranquille, pacifique, qui fait ses p’tites affaires sans déranger personne… mais bon, ça vous prenait une victime pour vos crises de jalousie commerciales. Vous nous avez traités comme des bandits volant votre lunch à l’école primaire, en imposant des tarifs sur l’acier et l’aluminium, en chialant que notre bois d’œuvre c’était du vol, pis en lançant des flèches à notre Premier ministre, en le traitant comme un ado qui essaie juste de calmer le jeu pendant que le grand frère épais flanque des coups de pied dans le banc de parc. Tout ce show, juste parce qu’il a eu l’audace d’être plus articulé que vous ! Une belle claque en pleine face pour un pays qui fait juste essayer de vendre son stock sans faire de chicane. Le Canada, votre « meilleur ami », que vous traitez comme un coloc qui oublie toujours de faire la vaisselle. Un pays peinard, tranquille, qui vous envoie du sirop d’érable pis de l’acier sans chialer. On a l’air fins, nous autres, d’avoir toujours été polis avec vous ! Mais on aurait dû s’en douter, un gars qui traite ses alliés comme du vieux jambon, c’est pas quelqu’un à qui on prête sa souffleuse.

Les traités internationaux ? Vous avez donné des tapes dans l’dos aux dictateurs, insulté vos alliés pis claqué la porte. Vous gérez les accords comme un gars qui va dans un buffet pis qui décide qu’il va juste manger du dessert. Ah, la beauté du « America First ». Pourquoi respecter des accords quand on peut les torpiller pis s’en laver les mains ? Vous avez foutu le camp de l’accord de Paris comme un ado qui sacre son camp du bal des finissants avant la danse d’ouverture. Trop d’paperasse pis de science pour vous ! L’OTAN ? Vous avez fait semblant que c’était un club social où tout le monde vous devait du cash. Pis les accords sur le nucléaire ? Ah ben, autant tout annuler pis espérer que ça pète pas trop fort ! Vous gérez la diplomatie comme un gars qui joue à la roulette russe avec un pistolet semi-automatique. Vous avez foutu le camp de tout ce qui nécessitait un peu de patience pis de responsabilité, comme un gars qui quitte sa job après deux semaines parce que « c’trop compliqué ».

Faut croire que c’est la recette gagnante : votre pays mène la danse comme le grand boss de la planète, un État hégémonique qui prêche la démocratie pis les droits fondamentaux comme un vendeur de chars usagés qui jure ses voitures sont comme neuves. Vous respectez les règles juste quand ça fait votre affaire. Un peu comme un joueur de hockey qui passe son temps à donner des coups de coude pis qui chiale à l’arbitre dès qu’il reçoit une mise en échec.

Vous imposez vos règles au reste du monde avec le sourire d’un vendeur de thermopompes qui oublie de mentionner les frais cachés. Après tout, pourquoi appliquer ce qu’on impose aux autres quand on peut juste jouer au shérif du monde pis réécrire les règles selon nos humeurs ? Vous nous faites des beaux discours sur la liberté pis les droits humains, mais dès qu’un pays refuse de suivre la parade, il reçoit une brique sur la tête sous forme de sanctions, de menaces, ou d’une invasion bien déguisée en « mission de paix », avec la subtilité d’un castor enragé abattant des arbres sans discernement. Le monde observe votre version de la « démocratie » qui ressemble de plus en plus à une farce mal orchestrée.

Alors merci pour cette démonstration magistrale de comment brasser de l’air, diviser le monde pis démolir des alliances avec grâce. Vous avez prouvé qu’un gars avec zéro expérience en politique, en droit, en économie pis en éthique peut quand même se ramasser à la Maison-Blanche. C’est presque inspirant… mais ça n’a aucun bon sens.

Pis le pire ? C’est que vous êtes encore convaincu que vous avez tout fait comme du monde. Sauf que la vraie vie, c’est pas Hollywood, pis votre diplomatie de saloon a juste fait grimper la tension mondiale plus vite qu’une chaudière d’eau bouillante oubliée sur le rond.

Non M. Trump, quoique je vous trouve sympathique avec vos airs de cow-boy déchaîné, je ne vous aime pas.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Ce texte est écrit en dialecte du Québec.J’vous écris aujourd’hui pour vous témoigner toute l’admiration que j’vous porte… aussi solide qu’un pont de glace au mois d’avril. Vous avez réussi l’exploit de transformer la présidence américaine en un vrai cirque. Dès votre arrivée à la Maison-Blanche, vous avez foncé dans la politique comme un orignal en panique sur l’autoroute. Vous êtes bruyant pis impossible à tasser. Vous gérez le pays comme un gars téméraire qui essaie de pelleter sa cour avec une cuillère à soupe. Vous naviguez sur la scène internationale tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Vos décisions semblent prises sur un coup de tête, sans considération pour les conséquences à long terme. C’est comme si vous essayiez de pagayer en amont sans rames, espérant que le courant...
commentaires (1)

Excellent il faut dire l’Amerique n’a pas connu la renaissance

Eleni Caridopoulou

15 h 39, le 24 février 2025

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Commentaires (1)

  • Excellent il faut dire l’Amerique n’a pas connu la renaissance

    Eleni Caridopoulou

    15 h 39, le 24 février 2025

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