Des partisans de la cheffe de l'opposition iranienne, Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), se rassemblent au Lincoln Memorial pour appeler à la fin immédiate des exécutions, de la torture et de la répression politique en Iran, à Washington, D.C., États-Unis, le 25 juillet 2026. Photo REUTERS/Ken Cedeno
Deux hommes reconnus coupables d'avoir participé aux manifestations antigouvernementales massives qui ont eu lieu en décembre et janvier dans le pays ont été pendus en public, a annoncé la justice iranienne.
Les exécutions se sont multipliées dans le pays depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l'Iran et une grande partie des personnes exécutées ont été condamnées pour leur participation aux manifestations. « Les condamnations à mort d'Abolfazl Sepahi et d'Amir-Hossein Safari ont été exécutées ce matin », a indiqué l'agence Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Selon Mizan, les deux hommes ont été inculpés, entre autres, de « moharebeh (guerre contre Dieu) pour avoir brandi des armes et semé la peur et la terreur » et de « corruption sur terre pour avoir commis des actes qui ont gravement perturbé l'ordre public et la sécurité dans le pays ».
Fin décembre, un mouvement de contestation, initialement lancé contre la vie chère, s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui ont culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé elles d'une répression ayant fait des milliers de morts.
Selon des ONG dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale, après la Chine.
Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.


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