La Cité sportive, le 23 février 2025, quelques heures avant le début de la cérémonie des funérailles populaires de Hassan Nasrallah et Hachem Safieddine, alors que le carré réservé aux personnalités était encore vide. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour.
Tous les regards étaient tournés ces derniers jours vers les responsables politiques, religieux ou chefs de parti, du Liban et d'ailleurs, conviés par le Hezbollah à la cérémonie à la Cité sportive, en l'honneur de Hassan Nasrallah et Hachem Safieddine. Qui s'y est finalement rendu ? L'Orient- Le Jour fait le point.
Aoun et Salam représentés
Alors que l'homme d’affaires émirati Khalaf Ahmad al-Habtoor avait mis en garde en début de semaine contre « la fin du Liban » en cas de représentation officielle aux funérailles, le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ne se sont pas rendus à la cérémonie, tout en se faisant « représenter». Le président du Parlement et chef du parti Amal, Nabih Berry, allié de longue date du Hezbollah, représentait le président de la République. Son arrivée a été annoncée par les micros du stade, et Naïm Kassem l'a salué comme un « grand frère » au début de son allocution, retransmise sur l'écran de la Cité sportive.
Le ministre du Travail, Mohammad Haïdar, qui fait partie de la quote-part du Hezbollah au sein du nouveau gouvernement, représentait quant à lui le Premier ministre.
Des proches du Hezbollah
Plusieurs personnalités de la politique libanaise ont été remarquées dans les tribunes, toutes proches du parti de Dieu. Sleiman Frangié, l'ancien candidat du Hezbollah à la présidentielle et chef des Marada, était assis aux côtés de Ali Hassan Khalil, député d'Amal et bras droit de Nabih Berry. Salim Aoun et César Abi Khalil, deux députés du Courant patriotique libre (CPL), longtemps allié du Hezbollah, étaient présents. Le chef du parti, Gebran Bassil, a quant à lui publié sur X un message à la mémoire de Hassan Nasrallah, sans se rendre à la cérémonie.
Parmi les membres de partis proches du Hezbollah, on compte Ali Hijazi, secrétaire général du parti Baas ; Assaad Hardane, représentant le Parti social nationaliste syrien (PSNS) ; ou Oussama Saad, député de Saïda, chef du Parti nassériste.
D'autres figures de la vie politique libanaise étaient également présentes, à l'instar de l'ex-président de la République prosyrien Émile Lahoud ou du président du Parti démocratique libanais et leader druze Talal Arslane. Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Cheikh Ali el-Khatib, est également venu à la tête d’une délégation.
Une importante délégation iranienne
Une délégation iranienne composée de personnalités religieuses et politiques de premier plan a fait le déplacement. Parmi elles, le président du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, qui ont tous deux rencontré plus tôt dans la journée Joseph Aoun à Baabda. À leurs côtés figuraient plusieurs membres du gouvernement et du Parlement iraniens, selon l'agence iranienne Iranian Labour News Agency, ILNA. Les médias locaux ont rapporté la présence de plus de 40 députés iraniens, dont Malek Shariati, Hamid Rasaei et Amirhossein Sabati, rapporte ILNA.
De hauts commandants des gardiens de la révolution (CGRI), le principal bras armé de la République islamique, étaient également présents, à l'instar des généraux Ali Fadavi, vice-commandant des gardiens de la révolution iranienne, et Iraj Masjedi, ancien commandant adjoint de la Force al-Qods (l'unité d'élite du CGRI). Une délégation de religieux mandatée par le guide suprême Ali Khamenei a également fait le déplacement rapporte ILNA. Enfin, des délégations des autres membres de « l'axe de la résistance », à l'instar du Hachd el-Chaabi, regroupement de nombreuses factions armées irakiennes soutenues par l’Iran ou des houthis yéménites, se sont également rendues à la Cité sportive. Certains des membres du bureau politique de ce groupe ont rencontré Zeinab, la fille de Hassan Nasrallah, selon des vidéos circulant en ligne.



J'espère honnetement que c'est l'ancien Liban que l'on enterre, et qu'on le veuille ou pas la milice iranienne sans en être le seul acteur en fut le moteur principal.
22 h 59, le 24 février 2025