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Paillettes, passions et politique

Chère lectrice, cher lecteur,

À Paris, Joyce el-Khoury, la diva libano-canadienne, a ressuscité Médée avec une telle puissance qu’on se demande si elle n’a pas un peu de magie dans la voix. Triomphe assuré, ovations garanties, et peut-être même une ou deux larmes dans le public. Bravo, Joyce, vous avez fait pleurer les Français, et ça, c’est un art en soi !

Pendant ce temps, au Liban, Ghassan Salamé est nommé ministre de la Culture. Les éloges pleuvent comme une averse tropicale impromptue. On espère qu’il va redonner à la culture libanaise son éclat d’antan, tout en évitant les nids-de-poule bureaucratiques. Bonne chance, Monsieur Salamé, vous avez du pain sur la planche… et une bonne somme de dossiers poussiéreux à dépoussiérer !

Tripoli, jadis reléguée au second plan, brille enfin sous les projecteurs. Cette ville, muse inspirante, montre qu’elle n’est pas qu’une « ville en marge », mais une star en devenir.

En parlant de star, côté mode, Georges Hobeika rend hommage à sa mère, Marie, avec une collection printemps-été qui mêle élégance et émotion. Saiid Kobeysi, lui, nous plonge dans un rêve contemporain des Années folles. Une manière de rappeler que le passé peut être… follement actuel.

Et puis, il y a Sanremo, où musique et politique se mélangent comme un cocktail un peu trop fort. « Le pape a-t-il béni ces Israéliennes qui chantent en arabe ? » Qui a dit que la musique est parfois aussi compliquée qu’une assemblée générale de l’ONU ?

Bref, entre Paris, Tripoli, Sanremo et Beyrouth, la culture nous fait vibrer, réfléchir, et parfois même rire. Et ça, c’est précieux !

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel 

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