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Scan TV - Série

Kyan Khojandi remet le cœur à l’ouvrage dans « Bref.2 »

Kyan Khojandi remet le cœur à l’ouvrage dans « Bref.2 »

Kyan Khojandi lors d’une séance photo à Paris, le 21 janvier.Thibaud Moritz/AFP

« On a mis tout notre cœur » : 13 ans après l’arrêt de la série qui l’a révélé, Kyan Khojandi ressuscite Bref, misant cette fois sur « l’écriture longue » pour explorer avec humour et sensibilité les relations humaines, à travers la tardive remise en question d’un quadra.

« La saison 1 de Bref, c’est 10 ans d’idées (...) il n’en fallait pas moins pour une saison 2 », lance Kyan Khojandi pour justifier l’attente qui a précédé l’annonce, en début de mois, d’un retour le 14 février sur Disney+, pour six épisodes... d’une trentaine de minutes.

On y retrouve « Je », homme ordinaire au physique passe-partout, à 40 ans, « pour la énième fois sans meuf, sans taff. Il n’a plus d’argent (...) sa famille, c’est une catastrophe. Il n’a rien construit ». Puis « il va rencontrer quelqu’un qui va lui dire : « mais en fait, il faut faire des choix dans la vie ». Et c’est ça qui va changer beaucoup de choses », poursuit Kyan Khojandi, 42 ans.

Succès dès son lancement en août 2011 sur Canal+, Bref avait su capter l’air du temps, en chroniquant le quotidien d’un trentenaire dans des pastilles ultra-rythmées de moins de deux minutes.

Après 82 épisodes également diffusés sur les réseaux sociaux, Kyan Khojandi, son coauteur Bruno Muschio (alias Navo) et le producteur Harry Tordjman avaient décidé d’arrêter l’aventure au bout d’un an seulement pour « éviter la saison de trop ».

« On s’est dit récemment : ça fait quand même dix ans d’idées, on a pas mal de trucs », relate le comédien, scénariste et réalisateur, heureux de retrouver « la course à la créativité » que représente Bref, « format extrêmement gourmand » où s’enchaînent toujours les vannes et trouvailles de mise en scène. Et ce malgré une durée rallongée. « Bref a inventé TikTok », commente Bérengère Krief, de retour au casting parmi une pléthore de vedettes (Laura Felpin, Doria Tillier, Jean-Paul Rouve, Alexandre Astier, Jonathan Cohen, etc.). « Ils n’allaient pas refaire un format court : aujourd’hui, tout le monde peut le faire avec son téléphone », plaide-t-elle.

Kyan Khojandi explique avoir « pris goût à l’écriture longue » avec son seul-en-scène d’une heure et demie, Une bonne soirée, coécrit encore avec Bruno Muschio, revendiquant aussi l’influence de séries comme Friends et Fleabag.

« On était prêt, on se sentait bien et, surtout, on avait une bonne histoire ». Celle d’« un mec qui se dit « pourquoi je suis malheureux, en fait ? Peut-être parce que je n’évolue pas. Peut-être que ce serait l’heure d’évoluer. Mais comment on fait pour évoluer ? » Et tout part de là ». « On l’a proposé à Canal+, ils ne nous ont pas suivis », précise-t-il. Lui-même a-t-il « évolué » en une décennie ? « Je me suis posé les bonnes questions », répond l’humoriste. Et d’évoquer sa « chance » d’avoir « rencontré un psy » dès 20-25 ans, d’avoir été sensibilisé à la psychologie par son frère (Keyvan Khojandi, à l’affiche de Bref) et d’avoir découvert que « la santé de la tête, ça existe », à une époque où on ne parlait pas aussi librement, selon lui, de « burn out, de dépression ».

De quoi aiguiller son personnage. « Avec Bruno, on lui tend une perche, on lui dit tu es en train de te noyer, tu ne sais pas nager, viens, on va (...) t’apprendre une nage qui nous a servi pour aller un peu mieux dans ces eaux troubles », résume le natif de Reims.

Construction d’un couple, rapport avec sa famille, ses amis, ses ex... Pour la comédienne Alice David, « ça parle plus d’amour que la saison 1 », tandis que Bérengère Krief note la « modernité » des « relations amoureuses ».

La figure du père y fait l’objet d’un traitement bouleversant, à « 50 % autobiographique, le personnage résultant d’un mélange entre Bruno Muschio et moi », selon Kyan Khojandi, fils d’un géologue iranien reconverti dans le commerce de tapis après son arrivée en France, aujourd’hui décédé.

Autant de thématiques qui prennent plus de profondeur sur la durée... et laissent espérer une troisième saison, « en réflexion », selon le producteur Harry Tordjman.

Aurélie CARABIN/AFP

« On a mis tout notre cœur » : 13 ans après l’arrêt de la série qui l’a révélé, Kyan Khojandi ressuscite Bref, misant cette fois sur « l’écriture longue » pour explorer avec humour et sensibilité les relations humaines, à travers la tardive remise en question d’un quadra.« La saison 1 de Bref, c’est 10 ans d’idées (...) il n’en fallait pas moins pour une saison 2 », lance Kyan Khojandi pour justifier l’attente qui a précédé l’annonce, en début de mois, d’un retour le 14 février sur Disney+, pour six épisodes... d’une trentaine de minutes.On y retrouve « Je », homme ordinaire au physique passe-partout, à 40 ans, « pour la énième fois sans meuf, sans taff. Il n’a plus d’argent (...) sa famille, c’est une catastrophe. Il n’a rien...
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