Chère lectrice, cher lecteur,
En ce mois de février, L’Orient littéraire vous propose un voyage au cœur de la littérature, de l’art et de la pensée.
À la Une, un entretien avec Issa Makhlouf autour de son dernier livre Le Paris que j’ai vécu où il esquisse un panorama inquiet de l’état de la culture dans le monde actuel et s’interroge sur le sens de l’écriture et de la littérature aujourd’hui. Un autre rendez-vous vous attend avec Tahar Ben Jelloun qui évoque l’exposition De l’écriture à la peinture au Maroc, qui dévoile un dialogue fascinant entre ses œuvres picturales et ses manuscrits littéraires. Nous rencontrons également Ila Bêka et Louise Lemoine qui s’intéressent dans leur ouvrage The Emotional Power of Space aux interactions entre l’architecture et ceux qui habitent les espaces. Dans un dossier spécial, nous mettons en lumière le « Rendez-vous des enfants », organisé par l’Institut français, ce samedi 8 février. À cette occasion, nous avons rencontré les illustrateurs français Aurélie Neyret et Jibé, ainsi que l’auteur libanais Ralph Doumit, qui nous parlent de leur univers et de leur passion pour le dessin et la narration visuelle.
Nada Chaoul consacre son portrait du mois à Chibli Mallat, une figure intellectuelle et engagée dont le parcours s’étend du « poète des Cèdres » au « héraut des Libertés ».
Dans la section poésie, Appartenir d’Anna Ayanoglou nous invite à une réflexion intime et vibrante sur l’identité et l’enracinement.
Notre page « Essais » met en lumière plusieurs ouvrages de grande richesse. Le Canal de Suez au prisme de la littérature et de l’histoire (1850-1975), dirigé par Sarga Moussa et Randa Sabry, propose une exploration fascinante des représentations du célèbre passage maritime ; Yves Bomati nous plonge dans les méandres de l’Histoire avec Les Assassins d’Alamût. Les dessous d’une politique de la terreur ; Mehdi Ghouirgate retrace le parcours d’un penseur essentiel avec Ibn Khaldûn. Itinéraires d’un penseur maghrébin ; et Nayla Chidiac explore quant à elle le pouvoir des mots dans L’Écriture qui guérit. Ce numéro met également en avant deux biographies captivantes : celle de l’écrivain italien Cesare Pavese, Hôtel Roma de Pierre Adrian ; et Monsieur Romain Gary : écrivain réalisateur, Paris VIIe – 1960-1970 de Kerwin Spire, qui offre une plongée dans la décennie parisienne de l’auteur de La Promesse de l’aube.
Côté romans, découvrez D’une rive l’autre de Dima Abdallah, La Cité aux murs incertains de Haruki Murakami et Bristol de Jean Echenoz.
Enfin, en BD, ne ratez pas la chronique de Smoking de Loo Hui Phang et Benjamin Bachelier, une bande dessinée qui retrace l’histoire du célèbre Yves Saint Laurent, le « Poème d’ici » d’Alaa Hassanien, le Point de vue d’Antoine Courban sur « La difficile tâche de faire le ménage au Liban », le dessin du mois de Raphaelle Macaron, et le « Questionnaire de Proust » qui accueille cette fois Nadia Leïla Aïssaoui qui se prête au jeu des confidences et des révélations.
Nous espérons que ce numéro saura nourrir votre curiosité et enrichir vos réflexions. Très belle lecture et à bientôt dans L’Orient littéraire !
L’équipe de L’Orient littéraire
OLJ /
le 06 février 2025 à 15h36