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CAMPUS : « Briser les murs »

Chère lectrice, cher lecteur,

Dans un pays où les deux tiers de la population souffriraient d’au moins un trouble mental – dépression, anxiété ou trouble post-traumatique –, la santé mentale reste un tabou. Un silence d’autant plus préoccupant que les crises se succèdent sans répit.

C’est dans ce contexte que Christina Balech, une jeune Libanaise de 24 ans, a été applaudie en France pour sa thèse sur la réhabilitation du premier hôpital psychiatrique du Liban. Découvrez son regard de jeune architecte sur la lutte contre la stigmatisation :

« Il est facile de dire que les structures psychiatriques doivent évoluer, que nous avons besoin de plus d’espaces, de campagnes ou d’associations pour briser la stigmatisation. Mais le véritable changement ne se joue pas seulement dans les grands gestes ou les politiques institutionnelles ; il s’ancre dans les regards, dans les mots que nous choisissons, dans la manière dont nous écoutons. Mon projet de diplôme porte une ambition essentielle : transformer ces lieux chargés de peurs et de malentendus en espaces où l’on reconnaît la souffrance, mais aussi la dignité, l’espoir et la possibilité de guérison.

Ce changement exige un effort collectif, mais surtout personnel. Il s’agit de déconstruire les clichés, de dépasser l’image des camisoles, des « asiles ». Ces espaces ne sont pas des prisons : ce sont des refuges, des lieux où des vies peuvent se reconstruire. Si chacun de nous cultive la bienveillance, l’ouverture et le respect, la société libanaise pourra non seulement mieux soutenir les personnes en souffrance, mais aussi faire de la santé mentale une cause universellement partagée, portée par la lumière de l’humanité. »

Je vous invite à découvrir l’histoire de Christina Balech et celle d’autres étudiants résilients dans ma sélection d'articles du mois de janvier.

Bonne lecture !

Roula AZAR DOUGLAS

Responsable de rédaction de la page Campus   

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