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Politique - Gouvernement

Malgré les pressions, le tandem Aoun-Salam tient bon

Le président affirme que « tous les ministères appartiennent au Liban » ; le PM désigné se dit attaché à la formation d’un cabinet d’indépendants.

Malgré les pressions, le tandem Aoun-Salam tient bon

Le président de la République, Joseph Aoun, reçoit le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, à Baabda, le 29 janvier 2025. Photo présidence de la République.

Le Premier ministre désigné Nawaf Salam a assuré, mercredi, après son entretien d’environ une heure avec le président de la République, Joseph Aoun, à Baabda, qu’il ne reviendrait pas sur les critères qu’il a établis pour la formation du nouveau gouvernement, appelé à remplacer celui de Nagib Mikati, démissionnaire depuis mai 2022. « Je ne reviendrai sur aucun des critères que j’ai définis dès le premier jour : un gouvernement reposant sur le principe de séparation entre le Parlement et le gouvernement, basé sur des compétences nationales élevées, un gouvernement où il n’y a pas de candidats aux élections municipales ou parlementaires, et dans lequel les partis ne seront pas représentés », a affirmé M. Salam devant les journalistes.

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Une déclaration qui reprend les mêmes points énumérés par le Premier ministre désigné après son précédent entretien avec le président, la semaine dernière. De quoi suggérer que les obstacles qui empêchent la formation du prochain gouvernement restent, eux aussi, les mêmes. « Je ne reculerai pas face à ces critères, mais je suis partisan de la souplesse dans les relations avec tout le monde. Je suis confiant que nous pourrons surmonter les difficultés, a poursuivi M. Salam. J’espère que nous aurons un gouvernement qui obtiendra la confiance des Libanais. » Interrogé sur le retard dans la formation de son équipe, il a répondu : « Le retard ne vient pas de moi, et s’il y a des obstacles, je vous assure que nous les surmonterons ». Il a également souligné qu’il « travaille le plus vite possible » pour que son nouveau gouvernement soit formé.

La formation du prochain cabinet bute notamment sur l’obstacle du tandem chiite qui s’obstine à vouloir garder le ministère des Finances, mais aussi à nommer tous les ministres chiites. Interrogé sur la possibilité que Yassine Jaber, ex-député chiite proche du président du Parlement Nabih Berry, soit nommé ministre des Finances suite à un accord avec le mouvement Amal, il a rappelé « le principe général selon lequel aucun ministère n’est réservé à une confession, tout comme il n’y a pas de ministère interdit à une communauté ». M. Berry, également chef d’Amal, se montre ferme au sujet du ministère des Finances, un portefeuille qu’il veut garder entre les mains des chiites, estimant que l’accord de Taëf, signé en 1989 pour mettre fin à la guerre civile libanaise, consacre ce ministère à sa communauté, ce qui est contesté par d’autres forces politiques. Il a aussi rappelé que M. Jaber n’est pas actuellement un député du duo chiite, et qu’il n’a pas été ministre ou député au cours des dernières années. Une façon de le présenter comme une figure apolitique répondant aux critères de M. Salam. Celui-ci a également affirmé, lors de sa prise de parole, que « si obstacle il y a, il ne vient pas de (lui) ».

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Le Premier ministre désigné a rappelé que son gouvernement sera composé de 24 ministres, ni plus ni moins. « Ce qu’on appelait un gouvernement d’unité nationale de 30 ministres est en réalité un gouvernement de paralysie, un Parlement réduit, et ce n’est pas ce que nous voulons », a-t-il insisté. Il a ajouté qu’en ce qui concerne la distribution des portefeuilles, « il faudra attendre la formation du gouvernement ». Avant que M. Salam ne se rende à Baabda, une manifestation a eu lieu devant sa résidence quartier Koraytem, à Beyrouth, pour rejeter les quotas confessionnels dans le processus de formation du gouvernement.De son côté, le président Joseph Aoun a insisté mercredi sur la nécessité « d’éviter les querelles, les politiques étroites qui ne mènent nulle part, ainsi que les luttes pour les quotes-parts ». « Tous les ministères appartiennent au Liban, tout comme le Conseil des ministres », a-t-il martelé. Le général Aoun a tenu ces propos lors d’une rencontre avec une délégation de figures religieuses menée par le pasteur Joe Kassab, président du Synode de la communauté évangélique au Liban et en Syrie, venue le féliciter pour son élection à la présidence de la République. Il a ajouté que « certes, le pays est composé de confessions qui doivent être représentées, mais à travers des élites ayant une indépendance de décision, sans être liées à une autorité partisane ou autre ».

Le chef de l’État semble donc soutenir le Premier ministre désigné dans son insistance à former un gouvernement indépendant. « Ce dont les Libanais ont besoin, c’est que chaque citoyen vive dans la dignité et ne soit pas une proie de la pauvreté, c’est pourquoi nous allons travailler à mettre en œuvre ce qui a été mentionné dans le discours d’investiture », a encore dit le chef de l’État. Au pasteur Kassab, le président Aoun a affirmé que « chrétiens et musulmans (...) appartiennent tous à une seule et même confession : celle du Liban » expliquant que « nous portons tous une seule identité et vivons sous un même drapeau ». Il a conclu par la formule : « La religion appartient à Dieu, mais la patrie appartient à tous. » Cette volonté de rassembler toutes les communautés sous la bannière de l’État fait écho à son discours d’investiture au Parlement le 9 janvier. Il est revenu sur ce discours qui a nourri beaucoup d’attentes et d’espoirs, le qualifiant de « feuille de route pour faire face à une réalité douloureuse ».

Le Premier ministre désigné Nawaf Salam a assuré, mercredi, après son entretien d’environ une heure avec le président de la République, Joseph Aoun, à Baabda, qu’il ne reviendrait pas sur les critères qu’il a établis pour la formation du nouveau gouvernement, appelé à remplacer celui de Nagib Mikati, démissionnaire depuis mai 2022. « Je ne reviendrai sur aucun des critères que j’ai définis dès le premier jour : un gouvernement reposant sur le principe de séparation entre le Parlement et le gouvernement, basé sur des compétences nationales élevées, un gouvernement où il n’y a pas de candidats aux élections municipales ou parlementaires, et dans lequel les partis ne seront pas représentés », a affirmé M. Salam devant les journalistes. À lire aussi La mission de Nawaf Salam se complique Une...
commentaires (14)

Il faut arrêter de prendre le LIBAN et les LIBANAIS en otages. Il faut tenir bon et ne pas céder. Bon courage à notre président et au 1 ministre. Tous les libanais vous soutiennent

Elias

18 h 40, le 30 janvier 2025

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Commentaires (14)

  • Il faut arrêter de prendre le LIBAN et les LIBANAIS en otages. Il faut tenir bon et ne pas céder. Bon courage à notre président et au 1 ministre. Tous les libanais vous soutiennent

    Elias

    18 h 40, le 30 janvier 2025

  • Bravo au Président Aoun et à notre 1er Ministre pour votre détermination face au fascisme du tandem chiite. Tenez bon et ne leur laissez aucun choix. C'est pas à eux de décider mais aux 2 hommes forts de la république. Nous, le peuple nous vous soutenons du fond du coeur pour vos prérogatives. No name

    Filaudeau Maha

    16 h 21, le 30 janvier 2025

  • HB, représenté depuis longtemps par Berry continuera à utiliser les ficelles politicardes les plus éculées en espérant que sur un mal entendu, il obtiendra ce qu’il souhaite, à savoir la domination de notre démocratie qui est loin de lui plaire et qu’il veut remplacer par une autocratie fondée sur des dogmes importés qu’ils veut imposer aux libanais. Cela n’arrivera pas.

    Sissi zayyat

    15 h 32, le 30 janvier 2025

  • MEN AL NOUFOUS KABLAL NOUSSOUS ! ALLAH YERHAMAK YIA GRAND PATRIARCHE NASRALLAH SFEIR.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 28, le 30 janvier 2025

  • « La religion appartient à Dieu, mais la patrie appartient à tous. A nous de changer nos mentalités en œuvrant avec ce président en faveur de la laïcité de l'état. Nous aurons franchi une étape majeure si nous, citoyens, y parvenons. Et surtout, nos hommes de religion n'ont plus à se mêler de politique.

    N.A.

    12 h 22, le 30 janvier 2025

  • Le discours du nouveau tandem patriotique ne souffre d’aucune ambiguïté. Le Liban d’ABORD. Maintenant il faut conclure et annoncer ce gouvernement. Celui qui ne trouve pas son intérêt dans celui du pays n’a qu’à bouder dans son coin et pleurer. Les libanais ne veulent plus les voir disputer les parts du gâteau comme à leur habitude pour se retrouver à implorer leur bon vouloir de pouvoir vivre en dignité, en paix et avec des projets pour leurs enfants à qui ils n’ont laissé que le choix de l’immigration, ou la mort pour leurs partisans alors qu’ils sont le futur de notre pays.

    Sissi zayyat

    11 h 00, le 30 janvier 2025

  • Bravo pour avancer avec un gouvernement qui ne distribue pas des revenus à des partis mais des postes à des personnalités responsables. C'est la voie tracée depuis des années par la constitution du Liban de 1926 : "Article 12 : Tous les citoyens libanais sont également admissibles à tous les emplois publics sans autre motif de préférence que leur mérite et leur compétence et suivant les conditions fixées par la loi." Sans oublier l'article 95 : "Ces fonctions seront réparties à égalité entre les chrétiens et les musulmans sans réserver une quelconque fonction à une communauté déterminée..."

    CODANI Didier

    10 h 42, le 30 janvier 2025

  • -PRESIDENT AOUN ET P.M. SALAM, -JE SALUE EN VOUS DEUX LA SAGESSE, -ET LA RESOLUTION IMMUABLE, -DE MENER LE NAVIRE A BON PORT. -PERMETTEZ-MOI DE REITERER, -COMMENT TOUS LES LIBANAIS SOUHAITENT,-VOIR SE FORMER LEUR GOUVERNEMENT,-POUR UN ETAT BIEN FORT ET DE DROIT : =EXCLUSIVEMENT DES TECHNOCRATES.-LOIN DE TOUS LES PARTIS POLITIQUES,-NI MEMBRES, PARTISANS OU NOMMES,-OU MEME PROCHES DE CES ROUTIERS,-OU DES SOUTANES ET DES TURBANS,-SIMPLE CRITERE LA COMPETENCE, =JE VOUS SOUHAITE UN TRES BON COURAGE.-OREILLE SOURDE A TOUS LES CHANTAGES. =VOUS ETES LA VOIX DES LIBANAIS.=VOIX DU PEUPLE, VOIX DE DIEU.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 01, le 30 janvier 2025

  • Nous sommes tous avec vous Monsieur Salam, allez-y sans autre.

    Baïdak Elisabeth

    08 h 40, le 30 janvier 2025

  • Encore une fois Monsieur Salam, vous avez toute ma confiance. Faites les meilleurs choix pour le Liban en tant que nation et non en tant que clans.

    KHL V.

    08 h 38, le 30 janvier 2025

  • « Ce qu’on appelait un gouvernement d’unité nationale de 30 ministres est en réalité un gouvernement de paralysie, un Parlement réduit, et ce n’est pas ce que nous voulons ». Paroles pleines de bon sens! Le tort de Salam est de vouloir, out prix, éviter la confrontation. Or, celle-ci est inéluctable. Lui, veut relever le Liban, mais le tandem chiite a, au contraire, un autre agenda.

    Yves Prevost

    08 h 34, le 30 janvier 2025

  • "Un gouvernement reposant sur le principe de séparation entre le Parlement et le gouvernement, basé sur des compétences nationales élevées, un gouvernement (...) dans lequel les partis ne seront pas représentés.". Parfait! C’est la seule solution! Mais, dans ce cas, à quoi bon ses vaines discussions avec Berry? "La formation du prochain cabinet bute notamment sur l’obstacle du tandem chiite qui s’obstine à vouloir garder le ministère des Finances, mais aussi à nommer tous les ministres chiites". Eh bien, tant pis! Qu’il passe outre!

    Yves Prevost

    08 h 25, le 30 janvier 2025

  • Courage! Nous sommes avec vous de tout coeur! Le gouvernement sera forme! Donnons leur une chance.....Le Liban renaitra avec des leaders competents et integres...... Mais chaque Libanaise et Libanais doivent contribuer, quotidiennement, a rebatir notre nation!

    Cadmos

    05 h 22, le 30 janvier 2025

  • Très bien. Maintenant il faut transformer les paroles en acte. S’il n’y a pas de fléchissement de la part de Berri qui a choisi de lier son destin avec celui de la milice, tant pis pour lui. Pourquoi privilégier des adversaires déclarés de Aoun et de Salam et donc du nouveau Liban aux dépens de ceux qui les ont élu et soutenu. Berri doit comprendre qu’il n’y a plus de citoyens de seconde catégorie qui ne font que casquer en silence pour que Ashraf El Ness ne soient pas froissés.

    Liban Libre

    00 h 21, le 30 janvier 2025

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