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Politique - Liban-Israël

Négociations de Rome : Issa appelle à « prendre le temps de bien faire les choses »

Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre Nabih Berry, estime que « l'agression ouverte d'Israël démontre que le pari sur l'accord-cadre a échoué »

Négociations de Rome : Issa appelle à « prendre le temps de bien faire les choses »

Un militaire libanais à bord d'un blindé à Zaoutar el-Gharbiyé, au Liban-Sud, le 28 juillet 2026. Photo Mohammad YASSINE/L'Orient-Le Jour

À la veille de la reprise des négociations entre le Liban et Israël, prévues du 4 au 6 août à Rome sous médiation américaine, Washington appelle les deux parties à privilégier un accord solide plutôt qu’une entente conclue dans la précipitation. L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a estimé lundi que « prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses dès le départ » était indispensable, alors que les discussions doivent notamment porter sur l’avenir des « zones pilotes » dans le Sud.

« Il existe une différence significative entre la rédaction d’un accord sur le papier et sa mise en œuvre de manière responsable », a déclaré M. Issa dans un communiqué. Selon lui, « aller trop vite risque de mettre en péril les civils mêmes que ce processus est censé protéger ». Il a ajouté qu’« un important travail technique reste à accomplir afin de garantir la sécurité des civils sur le terrain » et que le temps consacré à finaliser l’accord permettra aux « prochaines zones pilotes d’être mises en œuvre plus efficacement ». Dans ces zones, l'armée libanaise s'est déployée pour désarmer le Hezbollah, sans intervention de l'armée israélienne.

M. Issa a également insisté sur le fait que « les deux parties doivent s’entendre sur un processus clair et applicable avant de poursuivre ». Il s’est dit toutefois « encouragé » par la poursuite des discussions à Rome, espérant que « les deux gouvernements parviendront à un résultat positif ».

La délégation libanaise, conduite par l’ambassadeur Simon Karam, est arrivée dans la capitale italienne avec plusieurs dossiers à l’ordre du jour, notamment la délimitation de la frontière terrestre et l’élargissement des « zones pilotes ». Pour la première fois, elle comprend des responsables militaires ainsi que des experts juridiques.

« Le pari sur l'accord-cadre a échoué »

Ce septième cycle de discussions vise à poursuivre la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu en juin, alors que la situation sur le terrain reste tendue. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en juin, l’armée israélienne mène une campagne de destructions dans le Liban-Sud, marquée par des dynamitages et des frappes.

Critiqué par le tandem chiite Amal-Hezbollah, l’accord-cadre prévoit un retrait « progressif » de l’armée israélienne du Liban-Sud en échange du désarmement du Hezbollah. Cette équation doit notamment passer par les « zones pilotes », dont la première phase a débuté il y a une dizaine de jours avec trois villages concernés. Toutefois, deux de ces localités n’étaient pas initialement occupées par Israël, tandis que l’armée israélienne reste présente à la périphérie de la troisième. De son côté, Israël répète ne pas vouloir se retirer du Liban-Sud tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé.

Le député Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre Nabih Berry, également chef du mouvement Amal, a estimé que « l’agression ouverte d’Israël démontre que le pari sur l’accord-cadre a échoué ». Il a appelé à « revoir l’approche qui permet à l’ennemi israélien de justifier, de couvrir et de légitimer ses agressions au nom de cet accord ».

Rejetant « un processus qui affaiblit la position libanaise et ne tient pas compte des intérêts nationaux », il a affirmé que les négociations « ne doivent pas conduire à un abandon des droits du Liban, mais au contraire à leur protection ». Selon lui, « l’État doit être à la hauteur des défis, des sacrifices et des attentes de la population ». M. Khalil a également accusé Israël d’avoir poursuivi son occupation de plusieurs localités ainsi que ses opérations militaires malgré l’accord, estimant que « ce processus ne peut pas se poursuivre comme si de rien n’était ».

Même son de cloche du côté du député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan, qui a rejeté toute perspective de désarmement du parti. « Ni vous, ni les armées dont vous nous menacez ne sont capables de désarmer la résistance. Et nous, nous ne vous remettrons pas nos armes, a-t-il déclaré. Toute armée qui viendrait dans notre pays avec pour mission de désarmer la résistance serait une armée d'occupation ». S’interrogeant sur la capacité des États-Unis à faire pression sur Israël, il a affirmé que « les destructions ne se sont pas arrêtées après l’accord-cadre, pas plus que les tirs contre l’armée libanaise, ni les enlèvements et les assassinats de citoyens libanais ». Il a également estimé que « le grand accomplissement du pouvoir a été le retrait de Zaoutar el-Gharbiyé, qui n’était pourtant pas sous occupation ». Selon lui, « l’accord-cadre, qui ne fixe aucun calendrier, conditionne le retrait israélien des zones occupées, le retour des déplacés et la reconstruction à deux exigences : le désarmement de la résistance et une vérification israélienne des résultats ».

Par ailleurs, le « Rassemblement des habitants des localités frontalières du Sud », fondé par l’activiste et ingénieur Tarek Mazraani, a appelé les autorités libanaises à « arrêter tous les pourparlers avec l’ennemi israélien tant que celui-ci rase, dynamite et détruit les villages frontaliers, jour et nuit, malgré le cessez-le-feu ». Dans un communiqué, le mouvement a dénoncé « le silence incompréhensible et répréhensible face à ces destructions, aux niveaux local, arabe et international », appelant les Libanais à « faire preuve de solidarité face à cette opération de destruction » et à réclamer « la fin de l’occupation ».


À la veille de la reprise des négociations entre le Liban et Israël, prévues du 4 au 6 août à Rome sous médiation américaine, Washington appelle les deux parties à privilégier un accord solide plutôt qu’une entente conclue dans la précipitation. L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a estimé lundi que « prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses dès le départ » était indispensable, alors que les discussions doivent notamment porter sur l’avenir des « zones pilotes » dans le Sud.« Il existe une différence significative entre la rédaction d’un accord sur le papier et sa mise en œuvre de manière responsable », a déclaré M. Issa dans un communiqué. Selon lui, « aller trop vite risque de mettre en péril les civils mêmes que ce processus est censé protéger ». Il a ajouté...
commentaires (3)

OLJ continues to label the persistent destruction of villages

Mireille Kang

22 h 04, le 03 août 2026

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Commentaires (3)

  • OLJ continues to label the persistent destruction of villages

    Mireille Kang

    22 h 04, le 03 août 2026

  • La déclaration d’israel Katz sur la destruction des 24 villages suscite de vives tensions politiques et des répercussions humanitaires majeures dans la région. Des réactions politiques et diplomatiques de la part des plus grands usurpateurs : AMÉRICAIN, INTERNATIONAL, MICHEL ISSA et Cie —CONFIRMATION : l’entité maintient ses troupes de manière permanente au sein de ces « zones de sécurité », non seulement au LIBAN, mais également en SYRIE et à GAZA. ROME : Mieux une visite touristique que de se faire rouler dans la farine .

    aliosha

    17 h 07, le 03 août 2026

  • Dès le début l'accord-cadre a été fait dans la précipitation pour satisfaire trump et bibi et s'opposer au MOU, qui stipulait un cessez-le-feu et le retrait immédiat, ce que refusait israel, accord qui légitime l'occupation et qui délégué notre souveraineté a l'occupant, israel, ce qui est contraire à toute logique et on nous demande de croire à cet accord de dupes. A d'autres svp

    MeK

    16 h 22, le 03 août 2026

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