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Politique - Liban

La réouverture de la route de Khardali annulée sur avis israélien, Israël poursuit ses destructions dans le Sud

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne a incendié des oliveraies à Yaroun et ciblé les hauteurs stratégiques de Ali Taher.

La réouverture de la route de Khardali annulée sur avis israélien, Israël poursuit ses destructions dans le Sud

Des soldats de l'armée libanaise prennent place à bord d'un véhicule militaire Humvee lors d'une patrouille dans le village de Zaoutar al-Gharbiyé, au Liban-Sud, le 26 juillet 2026. Photo Mahmoud Zayyat / AFP

Au lendemain d'un week-end marqué par une intense vague de destructions au Liban-Sud, l'armée israélienne a poursuivi lundi ses opérations de dynamitage et ses frappes dans plusieurs secteurs de la région. Dans le même temps, la réouverture de la route Marjeyoun-Nabatiyé via le pont de Khardali, principal axe reliant le Liban-Sud à Saïda, Beyrouth et au Mont-Liban, a été annulée à la dernière minute, après un avis israélien transmis par l'intermédiaire du « mécanisme » de supervision du cessez-le-feu, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.

Selon le président de la municipalité de Qlayaa, Hanna Daher, le comité a informé les autorités locales, sur la base d'un avis israélien, que la route demeurait dangereuse et impropre à la circulation. Un convoi de douze véhicules devait pourtant quitter Qlayaa lundi matin en direction de Nabatiyé, sous escorte de l'armée libanaise, marquant la première réouverture de cet axe aux civils depuis plusieurs mois. La municipalité avait annoncé avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires pour organiser cette traversée. Les participants devaient partir à 8 heures devant le siège de la municipalité et revenir à 16 heures depuis le rond-point de Kfar Remmane. Mais l'avis israélien, transmis samedi par l'intermédiaire du « mécanisme », a finalement entraîné l'annulation du convoi.

Sur le terrain, les attaques israéliennes se sont poursuivies tout au long de la journée. D'importantes explosions ont notamment retenti entre Taybé et Qantara, dans le caza de Marjeyoun, où l'armée israélienne a procédé à de nouveaux dynamitages. Des drones israéliens ont également largué au moins trois bombes sonores sur Mansouri, dans le caza de Tyr, dont l'une a touché une camionnette de type Rapid, qui a pris feu. L'artillerie israélienne a, de son côté, bombardé Meis el-Jabal, la région de Wadi Slouki (Marjeyoun) ainsi que Kounine (Bint Jbeil), tandis qu'un autre drone a largué une grenade assourdissante sur Mansouri.

« La terre a tremblé sous nos pieds »

La nuit précédente avait été marquée par une forte escalade. L'armée israélienne a incendié des oliveraies à Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil. Les flammes, visibles à plusieurs kilomètres, ont ravagé de vastes surfaces agricoles jusque dans la matinée. Des avions de combat israéliens ont ensuite survolé le Liban-Sud avant de frapper les hauteurs stratégiques de Ali Taher avec deux missiles. Les regards restent tournés vers cette position, qui abrite plusieurs installations militaires, alors que plusieurs indicateurs laissent penser qu'Israël pourrait préparer une opération pour en prendre le contrôle.

Les forces israéliennes ont également procédé à trois puissantes explosions à Haddatha (Bint Jbeil), avant que deux autres déflagrations de grande ampleur ne retentissent entre Majdel Zoun et Mansouri, dans le caza de Tyr. « La terre a tremblé sous nos pieds à cause de la force de la déflagration », a témoigné un habitant de Tyr, ajoutant que des incendies s'étaient déclarés et que d'épaisses colonnes de fumée s'étaient élevées au-dessus de la zone, « comme après une explosion nucléaire ».

Dans ce contexte, la municipalité de Froun, dans le caza de Bint Jbeil, a lancé un appel à l'aide pour réparer le système hydraulique de son unique puits, endommagé par des frappes israéliennes. Ce puits constitue la seule source d'approvisionnement en eau des quelque 160 familles restées dans le village. « Le village reste privé d'eau et d'électricité, ce qui aggrave les souffrances des habitants et rend tout retour à la normale impossible », souligne un communiqué relayé par notre correspondant. Les familles vivent aujourd'hui entre le seul centre d'accueil encore opérationnel et des habitations endommagées ou partiellement détruites. Selon la municipalité, une remise en état du puits permettrait d'assurer l'alimentation en eau de l'ensemble des habitants.

Malgré l’accord de cessez-le-feu conclu après plusieurs mois de guerre entre le Hezbollah et Israël, l’État hébreu poursuit sa campagne de destruction des infrastructures situées dans ce qu’il qualifie de « zone tampon », qui englobe une soixantaine de villages occupés du Liban-Sud.


Au lendemain d'un week-end marqué par une intense vague de destructions au Liban-Sud, l'armée israélienne a poursuivi lundi ses opérations de dynamitage et ses frappes dans plusieurs secteurs de la région. Dans le même temps, la réouverture de la route Marjeyoun-Nabatiyé via le pont de Khardali, principal axe reliant le Liban-Sud à Saïda, Beyrouth et au Mont-Liban, a été annulée à la dernière minute, après un avis israélien transmis par l'intermédiaire du « mécanisme » de supervision du cessez-le-feu, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.Selon le président de la municipalité de Qlayaa, Hanna Daher, le comité a informé les autorités locales, sur la base d'un avis israélien, que la route demeurait dangereuse et impropre à la circulation. Un convoi de...
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