Des résidents de la localité de Khiam, au Liban-Sud, en route vers leur village à bord de minibus, arborent des drapeaux du Hezbollah, le 27 janvier 2025. Photo d'illustration RABIH DAHER/AFP
Une vidéo circule depuis mardi et montre des partisans du tandem chiite en train de piétiner un drapeau des Forces libanaises (FL), et fait polémique sur les réseaux sociaux. Dans cet extrait d'une vingtaine de secondes, on voit un groupe d'hommes portant des drapeaux du Hezbollah et du mouvement Amal agglutinés autour d'un drapeau des FL qu'ils piétinent, tout en criant : « Chiites ! Chiites ! » ou encore « Samir Geagea est un sioniste », en allusion au leader du parti maronite. Un homme met ensuite le feu au drapeau.
La diffusion de cette vidéo, qui aurait été tournée à Beyrouth selon certains internautes, a donné lieu à une pluie de commentaires critiques du tandem chiite. L'Orient-Le Jour n'a pas pu vérifier le lieu et la date exacts de cet incident. Contactées, les Forces de sécurité intérieure (FSI) n'étaient pas disponible pour commenter l'information.
« Leur drapeau, c'est celui de l'Iran. Ils sont fidèles uniquement à l'Iran, ils sont la vraie menace à la sécurité du Liban et de son peuple. Soyons prudents », a écrit un internaute sur X. « Ils ont piétiné un morceau de tissu, pensant qu'ils étaient des héros, à l'heure où leurs dirigeants ont été écrasés », commente une autre. « Ils ont cru que le cèdre était une feuille de vigne ? », ironise un internaute, en référence au symbole du Liban, qui se trouve au centre du drapeau des FL. Parmi les commentaires, un partisan du tandem chiite lance : « Si vous pensez qu'ils sont finis (Amal et le Hezbollah, ndlr), montrez-nous votre force et mettez en place un gouvernement sans eux ».
La formation du gouvernement Nawaf Salam patine, notamment en raison de l'obstination du tandem chiite qui essaie d'obtenir coûte que coûte le ministère des Finances. Plusieurs médias avaient annoncé lundi soir que le Premier ministre désigné avait accepté de nommer Yassine Jaber, ex-député berryste de Nabatiyé, à la tête de ce ministère-clé. Une annonce qui a provoqué de vifs remous dans les milieux de la contestation et de l'opposition qui y voient une victoire du tandem sur le duo Aoun/Salam au pouvoir.
« Danger pour la stabilité publique »
Dimanche soir, un autre incident impliquant des partisans du Hezbollah et d'Amal avait fait polémique. Pour célébrer le retour au Liban-Sud des habitants déplacés, des partisans du tandem chiite avaient alors paradé à mobylette à Beyrouth dans certains secteurs chrétiens qui leur sont défavorables, arborant armes, drapeaux partisans et slogans provocateurs, notamment dans les quartiers de Furn el-Chebbak et de Aïn el-Remmané, de la rue Gouraud à Gemmayzé, et de Hazmieh, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
Le mouvement Amal a publié mercredi une circulaire interdisant la participation à tout « mouvement populaire provocateur », estimant que ces manifestations sont un « danger pour la stabilité publique » et menaçant d'exposer les contrevenants à une « responsabilité organisationnelle pouvant aller jusqu'à l'expulsion des rangs du mouvement ». Le Hezbollah, lui, n'a pas officiellement commenté cet incident.



A quoi s'attendre des robots du Hezbollah et du Amal? Un lavage de cerveau depuis des decenies... Batir un Liban avec ces jeunes la est impossible...
20 h 00, le 30 janvier 2025