Un soldat libanais se tient sur un véhicule blindé de transport de troupes derrière des drapeaux du Liban et du Hezbollah dans le village d'Aita al-Chaab, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 27 janvier 2025. Photo AFP/MAHMOUD ZAYYAT
L’armée libanaise a formellement démenti, lundi, que l’un de ses grands officiers ait fait fuiter au Hezbollah des informations militaires secrètes et sensibles, mettant en danger le cessez-le-feu conclu avec Israël en novembre dernier.
« Un journal étranger a relayé des informations sur des fuites sécuritaires présumées par des officiers de l’armée libanaise pour le compte de partis politiques », lit-on dans le communiqué. « Le commandement de l’armée dément formellement ces allégations, d’autant plus qu’elles interviennent à une période excessivement délicate, au cours de laquelle l’armée mène des missions d’une grande importance », poursuit le texte.
Le commandement de l’armée fait référence à un article du journal britannique The Times datant du 26 janvier, intitulé « Un grand officier de l’armée libanaise transmet des secrets militaires au Hezbollah ».
Dans cet article, le journal britannique nomme le chef des services de renseignements du Liban-Sud, S.B.G., alléguant qu’il aurait fait parvenir au Hezbollah des informations sensibles récoltées dans la chambre de contrôle gérée par les Etats-Unis, la France et la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), chargée du maintien de la paix et de l’application de la résolution 1701 de l’ONU, depuis la trêve entre les deux parties. La présence de cet officier dans cette chambre de contrôle serait due à l’insistance de Wafic Safa, chef du comité de liaison et de coordination au Hezbollah, poursuit l’article.
Selon des sources des services de renseignements interrogées dans le cadre de cet article, ces fuites « ont constitué une menace pour le cessez-le-feu (conclu le 27 novembre entre le Hezbollah et Israël par le biais du gouvernement libanais et des Etats-Unis et de la France, ndlr), qui a mis fin à plus d’un an de combats ».
Le Times constate que « ces fuites interviennent à un moment délicat au cours duquel l’armée israélienne refuse de se retirer du Liban-Sud dans les délais impartis », et que des clashs l’ont opposée à des habitants rentrant chez eux.
Des dizaines d'informateurs ?
Citant un rapport de services de renseignement internationaux qu’il a pu consulter, le journal révèle que l’officier en question est l’un des dizaines d’officiers de l’armée libanaise « qui ont divulgué des informations au Hezbollah, l'avertissant à l'avance de l’imminence de raids ou de patrouilles, et lui donnant le temps de retirer ses armes et d'échapper aux inspections ».
Toujours selon ce document, « le Hezbollah utilise des informations internes et sensibles venant de l'armée libanaise pour dissimuler ses actions aux yeux de la communauté internationale », profitant de cela pour « garder son arsenal proche des frontières avec Israël ».
Le rapport cité par le journal met en doute, à la lumière de ces fuites, la capacité de l’armée libanaise à contrôler efficacement le Liban-Sud, où le Hezbollah a régné en maître durant des années, et ce, bien que la troupe ait démantelé plusieurs stocks d’armes des régions évacuées par l’armée israélienne.
Dans sa réponse à l’article, le commandement de l’armée assure que « les officiers de l’institution militaire s’acquittent tous de leurs missions avec le plus grand professionnalisme, exécutant les ordres de leur hiérarchie ».
Malgré ce démenti, l’information a été fortement relayée par les internautes libanais sur les réseaux sociaux.



Ces fake news sont fomentés par les mollahs qui veulent empêcher que des aides militaires et autres arrivent à notre armée. Ils accusent ouvertement notre armée de collaborer avec le HB pour faire peur aux pays aidants qui ont toujours eu peur que leurs aides tombent un jour dans les mains des fossoyeurs. Ils savent y faire, ça fait partie de leur stratégie de guerre puisqu’ils se sont avérés des piètres combattants
11 h 03, le 28 janvier 2025