Un char de l'armée israélienne prend position près de la frontière sud d'Israël avec la bande de Gaza, le 14 janvier 2025, en pleine guerre entre Israël et le Hamas. Jack GUEZ / AFP
Une semaine après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, un point de tension entre le gouvernement israélien et le Hamas a retardé la libération d'un otage détenu depuis le 7 octobre 2023 dans l'enclave palestinienne en guerre ainsi que le retour de déplacés palestiniens du sud vers le nord de Gaza.
L'otage en question, Arbel Yehud, devait initialement être relâchée en même temps que les quatre soldates libérées par le Hamas samedi dernier, lors des échanges d’otages du 19 et 25 janvier comme prévu. Mais le fait que ce soit le Jihad islamique, une autre faction palestinienne armée allié du Hamas à Gaza, qui la détienne, aurait finalement retardé sa remise en liberté, selon tous les médias israéliens qui ont évoqué l'affaire ce week-end.
Benjamin Netanyahu a finalement annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, qu'Arbel Yehud devrait être libérée jeudi en compagnie de deux autres otages - Agam Berger et un autre dont le nom n'a pas été communiqué - , au terme d'âpres négociations entre le Hamas et Israël, mettant fin aux différends entre les parties de la trêve.
L'État hébreu réclamait en effet sa libération dans les plus brefs délais et ont accusé samedi le mouvement islamiste palestinien de violer l’accord de trêve, suspendant temporairement l’autorisation des Palestiniens déplacés de retourner dans le nord de l'enclave palestinienne. Le Hamas a adressé le même type de reproches vis-à-vis d'Israël. Puis, avant l'annonce faite par Benjamin Netanyahu, des informations concernant des discussions en cours ont été évoquées dans la presse israélienne, suivi d'une annonce prématurée du Jihad islamique indiquant que l'otage sera libérée avant samedi prochain, et d'une déclaration faite par une source au fait du dossier au quotidien Haaretz assurant que rien n'était encore fait.
Toujours avant l'annonce de Benjamin Netanyahu, deux sources palestiniennes avaient indiqué à l'AFP dimanche que l'otage pourrait finalement rentrer rentrer chez elle dans la semaine si Israël acceptait de libérer 30 prisonniers palestiniens, avant le prochain échange prévu le samedi 1ᵉʳ février. Un responsable du Jihad islamique a évoqué la même date pour l'échange, sans plus de détails. Une quatrième source proche du dossier a enfin indiqué à l'AFP, elle aussi sous couvert de l'anonymat, que « la crise (avait) été résolue » et qu'Arbel Yehud serait libre « vraisemblablement vendredi ».
« Dernière femme otage présumée en vie »
Âgée de 29 ans, Arbel Yehud a été enlevée avec son compagnon Ariel Cunio lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Le couple a été capturé à leur domicile dans le kibboutz Nir Oz, une localité du sud d’Israël située à moins de deux kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza. Depuis, le couple reste toujours captif à Gaza.
Selon un article paru dimanche sur le New York Times, Arbel Yehud serait « la dernière femme civile encore retenue en otage à Gaza, dont Israël estime qu’elle est probablement en vie ». Une autre femme, Shiri Bibas, serait également captive dans l’enclave palestinienne après avoir été enlevée à Nir Oz avec ses deux enfants en bas âge. Aucune confirmation officielle de leur décès n'a pour l'instant été communiquée à l'armée israélienne, selon cette dernière. Avant son enlèvement, Arbel Yehud travaillait dans l'éducation.
L'accord de trêve dans la bande de Gaza entré en vigueur le 19 janvier prévoit la libération en six semaines de 33 otages, notamment les femmes et les hommes âgés de plus de 50 ans ou en mauvaise condition physique, en échange de la sortie de 1900 détenus palestiniens des prisons israéliennes.



