Merci d'avoir suivi cette couverture en direct de la deuxième journée de consultations parlementaires en vue de la formation du nouveau gouvernement. Nous vous retrouvons au prochain temps fort de la vie politique libanaise.
Le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, a conclu sa deuxième et dernière journée de consultations parlementaires non contraignantes. Il a quitté le Parlement sans faire de déclaration.
"M. Salam a été clair en affirmant qu'il n'exclura aucune composante, et c'est ce que nous voulons fondamentalement. Il est maintenant temps pour les blocs de réfléchir à la reconstruction de l'État", a de son côté affirmé le député Michel Murr.
Le bloc du Nouveau Liban (Neemat Frem, Jamil Abboud, Nabil Badre et Imad Hout) s'est entretenu avec M. Salam.
« Nous avons entendu de M. Salam qu'il commence à avoir une vision claire, et il n'y a ni opposition ni majorité dans cette nouvelle phase », a déclaré le député Neemat Frem à l'issue de son entretien.
« Il est nécessaire d'abolir le confessionnalisme politique et de mettre en œuvre la décentralisation administrative », a pour sa part affirmé Imad el-Hout.
« Nous faciliterons le processus de formation du gouvernement, et la question de la confiance sera abordée après la formation du gouvernement », a assuré M. Badre.
Le député indépendant Bilal Houchaïmi a affirmé que « nous sommes dans une nouvelle phase ». « Nous espérons œuvrer pour redonner de l'espoir au Liban », a-t-il ajouté.
Le député Yassine Yassine, après son entrevue avec Nawaf Salam : "Nous avons parlé des précédents budgets qui n'ont pas été adoptés à temps, de l'indépendance de la justice, des services de santé et d'éducation, des infrastructures, de l'électricité et de la réforme politique des institutions".
Firas Hamdan, député de la contestation, a indiqué avoir discuté avec M. Salam de "l'importance de mettre en œuvre l'accord de cessez-le-feu, du retour des habitants du Sud à leurs terres et de la nécessité de reconstruire". "Le Premier ministre désigné a fait part du devoir de l'État de collaborer avec toutes les parties concernées pour la reconstruction, a-t-il ajouté. Mon rêve, en tant que jeune, est que le gouvernement soit formé en dehors de la classe politique". "Nous sommes enthousiastes à l'idée de reconstruire le pays et avons rejeté la logique des quotas et des garanties. Notre seule garantie est la Constitution et le peuple libanais", a-t-il encore dit.
"Il serait préférable que tous les Libanais participent au gouvernement, et le plus important est d’exercer le pouvoir avec transparence et de garantir la séparation des pouvoirs, ce qui redonnera confiance aux Libanais", a déclaré Élias Jaradé, député de la contestation, après avoir rencontré M. Salam.
Il a également fait part de ses préoccupations, soulignant notamment l'importance de travailler pour l'indépendance de la justice et la restauration de la confiance dans le secteur bancaire.
Najat Aoun Saliba, députée de la contestation, depuis le Parlement après sa réunion avec M. Salam : "Nous revendiquerons chaque parcelle des terres occupées et nous voulons que chaque personne retourne chez elle". "Les solutions existent et peuvent être mises en œuvre si la volonté politique est là", a-t-elle ajouté.
Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane apportent "tout leur soutien" à la formation d'un "gouvernement fort", selon une déclaration de l'Élysée.
Halimé Kaakour, députée de la contestation, après s'être entretenue avec Nawaf Salam, a déclaré : “Nous avons affirmé notre soutien à son mandat et au discours qu’il a tenu, et nous nous engageons à l’aider à le mettre en œuvre.”
Melhem Khalaf, député de la contestation, a déclaré à l'issue de son entretien avec M. Salam que “la formation du gouvernement doit être une continuation du processus de restauration de la légitimité nationale”.
“Ce gouvernement doit redonner vie à la démocratie et restaurer la confiance en un État capable, juste, protecteur et rassembleur pour tous ses citoyens”, a-t-il ajouté, affirmant que “nous ne pouvons pas retourner à une période basée sur le boycott des institutions et des pouvoirs”.
La députée issue de la contestation, Cynthia Zarazir, a affirmé avoir mis l'accent sur la nécessité pour le nouveau gouvernement de lutter contre la corruption, de contribuer à renforcer le pouvoir judiciaire et les autorités de contrôle, et de proposer une vision claire de la structuration des banques ainsi que de la restitution de l'argent des déposants.
Ibrahim Mneimné, député élu de Beyrouth, a déclaré à l'issue de son entretien qu'il considérait que la priorité était de confier les ministères-clés à des personnes compétentes et de tenir compte de la représentativité pour attribuer les autres ministères.
Il a assuré avoir pleinement confiance dans les capacités du Premier ministre désigné à mener à bien cette tâche.
La députée Paula Yacoubian, issue de la société civile, a été la première à se réunir aujourd'hui avec le Premier ministre désigné, lors de la deuxième phase de cette deuxième journée de= consultations parlementaires non contraignantes en vue de la formation d’un gouvernement.
À l'issue de l’entretien, elle a rejeté l'idée selon laquelle les puissances étrangères auraient favorisé la nomination de Nawaf Salam, estimant que celle-ci répondait davantage à une volonté populaire. Elle a également appelé le tandem chiite à ne pas continuer à boycotter son gouvernement, soulignant le positionnement fort de Nawaf Salam vis-à-vis des crimes israéliens en tant que magistrat à la Cour internationale de justice.
Les consultations parlementaires non contraignantes doivent en principe reprendre à 15h30.
Le Premier ministre désigné Nawaf Salam a annoncé la fin de la première phase de cette deuxième journée de consultations parlementaires non contraignantes, pendant laquelle il a rencontré 10 députés.
Ihab Matar, député indépendant de Tripoli, a indiqué à l'issue de sa réunion qu'il n'avait aucune revendication particulière concernant la formation du gouvernement, mais qu'il espérait que ce dernier accorde plus d'attention au nord du pays.
De retour au Parlement, le député indépendant de Jezzine, Charbel Massaad, a indiqué avoir dit au Premier ministre désigné que la formation du gouvernement était le "socle" de la relance du pays et que la priorité devait être mise sur l'amélioration des conditions de vie des Libanais, notamment en matière d'éducation et de santé. Il a également souligné qu'il fallait donner des raisons aux jeunes de revenir au Liban.
En marge des consultations parlementaire, le président Joseph Aoun a reçu au palais de Baabda le ministre des Affaires étrangères jordanien, Ayman Safadi.
Celui-ci a adressé ses félicitations au nouveau chef de l'État élu le 9 janvier et a assuré que la Jordanie continuera de soutenir l'armée libanaise. Il a également confirmé que la Jordanie soutiendrait la reconstruction du pays, meurtri par les bombardements israéliens.
Le député du bloc du Rassemblement démocratique, Ghassan Skaff, a brièvement pris la parole à son tour au Parlement, appelant notamment à ce que la déclaration ministérielle reflète les engagements forts de réforme entendus jusqu'ici depuis l'élection de Joseph Aoun à la présidence.
Le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, devrait se rendre à Baabda en fin de journée pour informer le président Joseph Aoun de l'évolution des consultations. Selon la LBCI, aucun horaire n'a encore été communiqué.
Le député de Zahlé, Michel Daher, a déclaré avoir demandé au Premier ministre désigné que la priorité du pays soit de "construire un État" pour tenter de retenir la fuite des jeunes Libanais vers l'étranger ou encore régler la question de la restitution des dépôts.
"Pour qu'il y ait de la confiance, il faut qu'il y ait des indications que les dépôts seront restitués (...) dès que la confiance sera revenue, le pays repartira de l'avant", a-t-il assuré, estimant que la diaspora avait les moyens de financer le redressement du pays, mais qu'il lui fallait des garanties que leur argent ne soit pas dilapidé.
Il s'est adressé au président du Parlement et chef du mouvement Amal, Nabih Berry, pour lui dire qu'il y avait de la place pour tous dans le gouvernement. "Personne n'a gagné, personne n'a perdu", a-t-il assuré, insistant sur le fait que toutes les composantes politiques et confessionnelles libanaises étaient réunies.
Le député Jihad Samad (Denniyé) a commencé son intervention en adressant ses félicitations aux habitants de Gaza, suite à l'annonce de l'accord de trêve annoncée mercredi soir.
Sur la question de la formation du gouvernement, il a appelé à la formation d'un gouvernement "extraparlementaire" de 14 membres, qui s'assurera du retrait israélien des territoires occupés par l'armée de l'État hébreu, réglera la question de l'immigration clandestine syrienne, entre autres.
"Personne n'a de problème avec la personne du Premier ministre (...) mais la façon dont il y a eu un renversement des ententes en marge de sa désignation en a été un", a-t-il indiqué, pour justifier le boycott du tandem chiite.
Du Parlement, le député de Saïda Abdel Rahman el-Bizri, qui participait aussi à cette deuxième journée de consultations parlementaires non-contraignantes, a appelé "toutes les parties à se montrer respectueux de la loi et de la Constitution", estimant que la nomination de Nawaf Salam a traduit "l’humeur populaire en faveur de nouveaux visages".
Photo Michel Hallak/L'Orient-Le Jour
La nomination du juge Nawaf Salam comme prochain Premier ministre du Liban a apparemment été favorablement accueillie à Tripoli, la deuxième plus grande ville du pays.
Selon notre correspondant Michel Hallak, d’énormes affiches ont été placées sur l’autoroute du Liban-Nord, au niveau de Bahsas (entrée de Tripoli), avec le message suivant : "De la justice internationale à la justice locale, oui à un gouvernement de justice, d’égalité, de développement et de reconstruction". Sur d’autres affiches, on peut lire : "Le gouvernement de construction du Liban et de l’État".
En marge des consultations, le mufti de la République Abdel Latif Deriane a annoncé avoir appelé jeudi le Premier ministre nommé Nawaf Salam afin de le féliciter pour sa nomination à la tête du prochain gouvernement.
"Dar el-Fatwa soutient et approuve le choix des députés qui s’est porté sur le juge Salam, un choix qui traduit les espoirs et les aspirations des Libanais dans l’édification d’un État de droit et d’institutions, qui sera appelé à trouver des solutions aux crises qui secouent le pays et à rétablir la confiance entre le Liban et les pays arabes", souligne le communiqué publié par le bureau du mufti.
Le député nassériste de Saïda Oussama Saad, troisième à s'être entretenu avec Nawaf Salam, a appelé à la formation d'un gouvernement "capable de protéger le Liban" et de piloter la reconstruction des villes et des villages détruits par la guerre, dans le contexte de crise et de guerre que le pays a connus ces dernières années.
Il a également espéré que le Premier ministre réussisse dans son entreprise et parvienne à former un gouvernement capable de relever les défis du pays.
Deuxième élu à s'exprimer depuis le Parlement aujourd'hui, le député indépendant de Beyrouth Jean Talouzian a déclaré que le pays était entré dans une nouvelle "phase" et qu'il avait demandé qu'il soit procédé d'urgence à la formation d'un gouvernement. Dans une allocution beaucoup plus brève que celle de Jamil el-Sayyed, il a appelé à ce que la formation du gouvernement permette de "mettre fin à l'effondrement du Liban".
"Le Liban a besoin de tous ses enfants, et tous ses enfants ont besoin de lui", a-t-il conclu.
À sa sortie de sa réunion avec le Premier ministre, Jamil el-Sayyed s'est longuement exprimé pour expliquer pourquoi il considérait que le boycott du tandem chiite était légitime.
Il a notamment jugé que les conditions dans lesquelles se déroulaient le processus d'élection du président libanais et la formation du gouvernement libanais étaient problématiques, compte tenu des violations israéliennes du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre dernier entre Israël et le Hezbollah. Des violations qu'il a attribuées au déséquilibre de l'accord, qu'il considère vicié dans la mesure où il ne fixait pas de calendrier de retrait israélien et contribuait à "effacer la résistance".
Il a également déclaré avoir demandé au Premier ministre désigné de ne pas placer la sécurité du pays et le système judiciaire sous le contrôle d'une quelconque partie.
Toujours en marge des consultations, le président Aoun a reçu au palais présidentiel de Baabda le cheikh akl druze Sami Abi el-Mouna, à la tête d'une délégation.
En marge de ces réunions au Parlement, l'ambassadeur du Qatar au Liban, Saud ben Abdulrahman Al Thani, a transmis au président libanais Joseph Aoun, une invitation officielle de l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, pour une visite officielle à Doha. L’ambassadeur était reçu par le président Aoun au palais de Baabda jeudi.
Joseph Aoun a été élu il y a une semaine, mettant fin à plus de deux ans de vide présidentiel prolongé par des tensions politiques. C’est au terme des consultations parlementaires contraignantes qu’il a convoquées lundi que la majorité des députés a choisi Nawaf Salam pour former un nouveau gouvernement.
La deuxième journée de consultations parlementaires non contraignantes a commencé. Comme prévu, le Premier ministre désigné s'entretient depuis 10 h du matin avec le député chiite de Baalbeck-Hermel, Jamil el-Sayyed.
Le boycott des consultations parlementaires non contraignantes par le tandem chiite envoie un message clair au Premier ministre désigné : notre participation au gouvernement n’est pas garantie et ne se fera pas à n’importe quel prix. Une façon de faire monter les enchères, à l’heure où le Hezbollah et le président de la Chambre, Nabih Berry, monopolisent la représentation parlementaire (27 sièges) de la communauté chiite et détiennent donc les clés de la « légitimité confessionnelle » du prochain gouvernement.
Car si ces deux partis boudent l’équipe ministérielle de Nawaf Salam – lui-même désigné avec une majorité absolue mais sans aucun vote chiite – et ne lui accordent pas la confiance, le Liban serait face à un précédent.
Deux jours après la désignation de Nawaf Salam au poste de Premier ministre aux dépens de Nagib Mikati, les deux partis qui composent le tandem chiite ont boudé les consultations parlementaires non contraignantes mercredi.
➡️ Les explications de Yara Abi Akl
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de cette deuxième journée de consultations parlementaires non contraignantes au Parlement libanais, en vue de la formation du nouveau gouvernement.
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