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Chute du régime Assad : notre dossier spécial - Reportage

Huis clos dans le salon d’une famille damascène

Une famille de la petite bourgeoisie damascène raconte la déferlante émotionnelle quelques jours à peine après la chute du régime Assad. 

Huis clos dans le salon d’une famille damascène

Statue de Hafez el-Assad prise d'assaut par les badauds, sur la place des Omeyyades à Damas, le 17 décembre 2024. Mohammad Yassine/« L’OLJ »

Ils avaient pris l’habitude de ne pas prononcer son nom. Même entre quatre murs. Alors quand, dans la nuit du 8 décembre, Leen a débarqué tout azimuts dans la chambre de sa tante Rawad pour lui demander ce qu’il se passait après avoir été réveillée par des tirs, son nom n’est toujours pas sorti. « Il a fui ! » « Qui ? » « Houwé !(Lui). » Cette nuit-là, personne n’a réussi à se rendormir.Ceci est un huis clos dans une famille damascène. Un jour avant la chute du régime, elle n’aurait probablement pas accueilli de journaliste dans son salon pour discuter de la vie sous Assad. Quelques jours après, ce sont plusieurs générations, celle qui a vécu sous le règne du père, Hafez, et celle qui n’a connu que le fils, Bachar, qui exultent et se livrent enfin sans crainte. « Les Syriens sont une espèce à part », lâche Rawad Ibrahim, journaliste et...
Ils avaient pris l’habitude de ne pas prononcer son nom. Même entre quatre murs. Alors quand, dans la nuit du 8 décembre, Leen a débarqué tout azimuts dans la chambre de sa tante Rawad pour lui demander ce qu’il se passait après avoir été réveillée par des tirs, son nom n’est toujours pas sorti. « Il a fui ! » « Qui ? » « Houwé !(Lui). » Cette nuit-là, personne n’a réussi à se rendormir.Ceci est un huis clos dans une famille damascène. Un jour avant la chute du régime, elle n’aurait probablement pas accueilli de journaliste dans son salon pour discuter de la vie sous Assad. Quelques jours après, ce sont plusieurs générations, celle qui a vécu sous le règne du père, Hafez, et celle qui n’a connu que le fils, Bachar, qui exultent et se livrent enfin sans crainte. « Les Syriens sont une espèce à...
commentaires (5)

C’est pour de tels articles que je suis abonnée. Merci, Mme Hayek.

Hacker Marilyn

19 h 06, le 02 janvier 2025

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Commentaires (5)

  • C’est pour de tels articles que je suis abonnée. Merci, Mme Hayek.

    Hacker Marilyn

    19 h 06, le 02 janvier 2025

  • Quand on évoque la terrible 4e division dirigée par Maher el-Assad... on en est à se demander, en depit des sanctions internationales en raison de son implication dans la répression contre les civils durant la guerre, comment, sinon, après s'être laissé soudoyer, notre ministre Bassam Mawlawi a pu laisser passer cet assassin ?

    C…

    10 h 49, le 02 janvier 2025

  • Khalass, OLJ, les histoires de la Syrie...on s en fout, et a voir qui remplace qui...

    Marie Claude

    10 h 16, le 02 janvier 2025

  • “Traître mot sur le nouveau venu” Traduction svp!

    Zampano

    10 h 14, le 02 janvier 2025

  • Maintenant que les langues se sont déliées, nous espérons que ces gens soulagés oseront dire un traître mot sur le nouveau venu.

    Hitti arlette

    09 h 48, le 02 janvier 2025

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