Un générateur de quartier dans le caza de Baabda, le 18 novembre 2024. Photo P.H.B.
Le prix du kilowattheure (kWh) produit et vendu par des générateurs électriques privés ou de quartier pour les factures émises en décembre a augmenté d’une trentaine de livres libanaises, mettant fin à une série de quatre mois de baisse consécutive, selon la dernière grille publiée par le ministère de l’Énergie et de l’Eau.
Le tarif s’établit désormais à 29 738 LL, soit 33 LL de plus que pour les factures de novembre, et une hausse marginale de 0,11 %. Il équivaut à 0,33 dollar, converti au taux de 89 700 LL pour un dollar.
Ce nouveau prix est calculé en fonction d’un prix moyen du mazout de 1 370 383 LL les 20 litres (+0,14 % par rapport à novembre, pour 1 368 493 LL). Le prix du kWh est habituellement majoré de 10 % pour les exploitants des régions montagneuses (plus de 700 mètres d’altitude) et/ou rurales, ce qui le porte à 32 712 LL (0,36 dollar).
Les autres composantes de la tarification n’ont pas changé. Au niveau des frais fixes, pour une intensité maximale de 5 ampères (A), le forfait mensuel est toujours de 385 000 LL (4,29 dollars), tandis que celui d’une intensité de 10 A est à 685 000 LL (7,64 dollars), des prix stables depuis un certain temps déjà. Le ministère impose également une majoration évaluée ce mois à 300 000 LL (3,34 dollars) pour les 5 A supplémentaires à partir de 10 A. Ces tarifs intègrent aussi une marge de 10 % au profit des exploitants.
Pour les installations branchées sur un compteur triphasé (comme les ascenseurs), un forfait additionnel est calculé sur la base d’une capacité de base. Donc, pour un ascenseur installé avec trois phases pouvant supporter 15 A chacune, le propriétaire de générateur ne devrait faire payer que 985 000 LL (10,98 dollars) et non 2 785 000 LL (31,05 dollars).
Les générateurs privés sont tolérés depuis des décennies, période durant laquelle ils se sont imposés comme un palliatif au déficit structurel de production d’Électricité du Liban, dont les limites techniques et financières l’empêchent d’alimenter tous ses abonnés 24 heures sur 24, malgré une récente amélioration globale de sa situation.
Pour calculer sa facture, chaque abonné doit multiplier le prix fixé par le nombre de kWh qui correspond à sa consommation et qui est relevé sur un compteur individuel, que l’exploitant est supposé lui avoir installé, une obligation entrée en vigueur en 2017 mais qui a réellement commencé à s’accélérer à partir d’octobre 2018. Pour autant, tous les exploitants ne se sont pas conformés à la décision et font payer des forfaits à leurs abonnés, peu importe le nombre d’heures de fourniture de courant ou la consommation. D’autres exigent que les factures soient payées en dollars.

