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Bouillon de cultures

Chère lectrice, cher lecteur,

Entre l’érotisme d’Huguette Caland, les portraits crus de Lamia Abillama, et le retour du musée Sursock à Beyrouth, la scène culturelle prouve encore une fois qu’elle a le don de mettre les points sur les i et d’épicer les discussions. Alors, installez-vous, un cocktail explosif d’art, d’histoire et de controverses vous attend.

Bienvenue dans le Paris des années 70, où Huguette Caland transforme l’érotisme en une farce esthétique, en mode pince-sans-rire. Ses peintures flirtent avec le suggestif sans jamais tomber dans le vulgaire. On s’interroge : était-elle une pionnière du « body-positive » avant même que le hashtag n’existe ? Tout porte à croire que oui.

Détour par Beyrouth, où Lamia Abillama photographie les puissants du Liban sans projecteurs flatteurs ou discours formatés. Et où le musée Sursock rouvre enfin ses portes après une fermeture temporaire durant la guerre. Rendez-vous vendredi 20 décembre avec un événement festif et des peintures animées de grands noms de l’art libanais.

Retour à Paris où, d’un côté, Adonis reçoit un prix en affirmant que la Syrie n’a pas besoin d’un simple changement de régime, mais d’une métamorphose sociétale. De l’autre, Zad Moultaka expose à l’IMA son ŠAMAŠ, un cri musical pour la paix. Leur point commun ? Une révolte créative contre les maux de leur temps, transformant les douleurs collectives en art intemporel.

Et puis, parce qu’il faut bien varier les plaisirs, un petit saut dans l’histoire : saviez-vous que Casse-Noisette, aujourd’hui un incontournable des fêtes de fin d’année, avait initialement fait un flop retentissant en Russie avant de devenir une réussite aux États-Unis ? Pendant ce temps, une polémique éclate sur les positions d’Elizabeth II à l’égard d’Israël. Une reine dans la tempête post-mortem et un ballet dans la gloire : tout est question de timing…

L’art et la culture ne sont jamais innocents, dites-vous ?

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel

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