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Le responsable de l'aide humanitaire de l'ONU a déclaré que la Syrie avait besoin d'un « flux d'aide massive », après la chute du président Bachar el-Assad au terme de plus d'une décennie de guerre civile.
« La situation est extrêmement dramatique », a dit Tom Fletcher, le chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), aux journalistes à Damas, ajoutant que l'ONU souhaitait « faire affluer une aide massive en Syrie et intensifier rapidement » ses opérations.
Le département d'État a déclaré que le gouvernement américain était entré en contact plus d'une fois avec Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) au cours de la semaine écoulée pout tenter de retrouver Austin Tice, le journaliste américain qui avait été fait prisonnier lors d'un voyage en Syrie en août 2012.
Selon lui, il n'y a pas d'organisation gouvernementale américaine sur le terrain actuellement pour rechercher Tice, mais les États-Unis tentent de localiser le journaliste, a affirmé le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, lors d'une conférence de presse, selon Reuters. Washington ne dispose toutefois pas d'informations spécifiques sur l'endroit où il se trouve, a-t-il ajouté.
Les discussions avec les rebelles ont également porté sur les principes de la transition en Syrie, selon M. Miller.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a fermement condamné la décision du gouvernement israélien « d'étendre la colonisation dans le Golan syrien occupé ».
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Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy a annoncé que Londres avait envoyé une délégation officielle en Syrie pour rencontrer les nouvelles autorités intérimaires en Syrie, dirigées par le groupe islamiste radical Hay’at Tahrir el-Cham (HTC), après la chute de Bachar el-Assad.
"Je peux confirmer aujourd'hui que nous avons envoyé une délégation de hauts responsables britanniques à Damas pour une réunion avec les nouvelles autorités syriennes intérimaires", a déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conférence de presse à Londres.
Londres a envoyé une délégation officielle à Damas pour rencontrer les nouvelles autorités, annonce le chef de la diplomatie cité par l’AFP.
L'armée américaine a annoncé avoir tué 12 membres du groupe Etat islamique lors de frappes aériennes en Syrie qui ont visé "des dirigeants, des combattants et des camps" du groupe jihadiste.
Ces frappes, menées selon Washington dans les zones anciennement contrôlées par le pouvoir de Bachar el-Assad, ont notamment pour but d’empêcher l'EI "de se reconstituer dans le centre de la Syrie", a déclaré dans un communiqué le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Le président américain Donald Trump a estimé que la Turquie avait effectué "une prise de contrôle inamicale" de la Syrie.
"La Turquie est très intelligente. C'est un gars intelligent, et il est très tenace", a déclaré M. Trump lors d'une conférence de presse, vraisemblablement en allusion au président turc Recep Tayyip Erdogan, avant d'ajouter : "La Turquie a fait une prise de contrôle inamicale sans que beaucoup de vies ne soient perdues. Je peux dire qu'Assad était un boucher".
La Russie et l'Iran "ne doivent pas avoir de place" dans la Syrie de demain, a déclaré à Bruxelles la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
Mme Kallas a précisé que l'UE soulèverait la question du devenir des bases militaires russes en Syrie avec le nouveau pouvoir à Damas, précisant que plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'UE souhaitaient que les nouveaux dirigeants exigent le départ des Russes.
"De nombreux ministres ont évoqué cela, que cela devait être une condition pour le nouveau pouvoir, qu'ils devraient se débarrasser de l'influence russe", parce que celle-ci s'exerce aussi en Afrique et dans la région, a-t-elle précisé à l'issue d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE à Bruxelles.
Mme Kallas a également confirmé que l'ambassadeur de l'UE en Syrie, jusqu'à présent en résidence à Beyrouth, était parti aujourd'hui à Damas pour y rencontrer les rebelles islamistes désormais au pouvoir. Elle n'a toutefois pas spécifié s'il rencontrerait Abou Mouhammad al-Jolani, le chef de HTS.
Deux responsables palestiniens ont affirmé à l'AFP avoir été contactés pour aider Israël à localiser les restes en Syrie du célèbre espion Eli Cohen et d'un soldat israélien porté disparu depuis 1982.
« Un contact a été établi avec nous via des médiateurs pour que nous aidions à retrouver les restes d'un soldat israélien porté disparu depuis 1982 », a déclaré à l'AFP un responsable basé à Damas. Selon cette source, qui a demandé à ne pas être identifiée en raison du caractère sensible du dossier, « des contacts sont également en cours pour déterminer le lieu où a été inhumé l'agent israélien Eli Cohen ».
Un autre responsable palestinien, basé hors de la Syrie et qui a également requis l'anonymat, a indiqué que la médiation se faisait par l'intermédiaire des Russes et avec des responsables palestiniens basés à l'étranger.
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Le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati a donné des instructions pour procéder à la réouverture de l'ambassade du Liban à Damas.
Bachar el-Assad affirme que l'Etat est désormais "aux mains des terroristes".
Bachar el-Assad affirme que la Russie a demandé son "évacuation" de Damas, dans son communiqué.
⚡Le président syrien déchu Bachar el-Assad assure, dans un premier communiqué depuis la chute du régime le 8 décembre et transmis par l'AFP, n'avoir pas fui de manière "préméditée" à la chute de Damas.
Les secouristes de l'Agence turque de gestion des catastrophes (AFAD) entament des recherches pour retrouver les personnes qui seraient détenues dans des cachots souterrains de la prison de Saydnaya, a affirmé à l'AFP lundi un porte-parole de l'AFAD.
« Notre président Okay Memis tiendra une conférence de presse vers 13H30 (10H30 GMT) devant la prison de Saydnaya et donnera des détails sur les recherches qui seront menées », a précisé le conseiller des relations presse de l'AFAD Kubilay Ozyurt. Près de 80 secouristes de l'AFAD, équipés « d'appareils avancés de recherche », commenceront à travailler dans la prison pour retrouver les détenus qui y seraient encore bloqués, a rapporté l'agence étatique turque Anadolu.
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Le Kremlin a indiqué que l'avenir de ses bases militaires en Syrie n'était pas tranché, Moscou tentant de les maintenir, malgré la fuite de son allié, l'ex-président Bachar el-Assad, renversé par des rebelles que la Russie l'aidait à combattre.
« Il n'y a pas de décision définitive à ce sujet, nous sommes en contact avec les représentants des forces qui contrôlent actuellement la situation dans le pays », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, lors d'un point-presse.
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Les Kurdes syriens, qui contrôlent une partie du nord-est du pays, ont appelé à l'arrêt total des combats sur le territoire syrien et tendu la main au nouveau pouvoir en place à Damas.
Dans une conférence de presse à Raqqa, l'administration autonome kurde a appelé à « l'arrêt des opérations militaires sur l'ensemble du territoire syrien pour entamer un dialogue national ».
Le port syrien de Lattaquié fonctionne et les navires déchargent leur cargaison normalement, a annoncé à Reuters Hassan Jablaoui, responsable de l'infrastructure portuaire, après d'importantes frappes le long de la côte syrienne dans la nuit, et une semaine après la chute du régime Assad.
La livre syrienne a repris de la valeur face au dollar, plus d'une semaine après la chute de Bachar el-Assad, ont témoigné des changeurs et commerçants, constatant le retour des devises étrangères sur les marchés locaux.
La veille de la chute de Damas aux mains d'une coalition de groupes armés dominés par les islamistes de Hay'at Tahrir el-Cham, le 7 décembre, le taux de change sur le marché noir avait explosé, atteignant 30.000 livres pour un dollar, soit le double de ce qu'il avait été au cours des derniers mois. Lundi, la monnaie syrienne s'échangeait à 10.000 ou 12.000 livres, ont indiqué à l'AFP un changeur, un bijoutier et un réceptionniste dans un hôtel. Un chauffeur de taxi libanais a même échangé de l'argent au taux de 9.000 livres syriennes pour un dollar avant de franchir la frontière.
➡️ Quels sont les facteurs derrière cette fluctuation du taux ? Plus de détails ici.
Israël cherche à "étendre ses frontières" avec le projet visant à doubler la population du Golan annexé, a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué, rapporte l'AFP.
"Nous condamnons fermement la décision d'Israël d'étendre les colonies illégales sur le plateau du Golan occupé depuis 1967. La décision en question constitue une nouvelle phase dans l'objectif d'Israël d'étendre ses frontières par l'occupation", a déclaré le ministère.
L'émissaire de l'ONU pour la Syrie a souligné au chef du groupe islamiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), à la tête de la coalition ayant renversé le pouvoir de Bachar el-Assad, la nécessité d'une transition « crédible et inclusive ».
L'envoyé spécial a présenté à Abou Mohammad el-Jolani les résultats de la réunion internationale d'Aqaba sur la Syrie du 14 décembre, « soulignant la nécessité d'une transition politique crédible et inclusive (...) dirigés par les Syriens, fondée sur les principes de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies ».
Plus de détails ici sur la rencontre entre MM. Pedersen et Jolani.
L’agence russe d’information Tass a affirmé que « l'ambassadeur russe en Syrie, Alexander Yefimov, se trouve à Damas et continue d'exercer ses fonctions ».
Une source à l'ambassade de Russie a affirmé à l'agence que : « L'ambassadeur est sur place ».
Dimanche, une semaine après la chute de son allié Bachar el-Assad, la diplomatie du Kremlin avait annoncé le retrait d'une partie du personnel de sa mission à Damas et son rapatriement vers la Russie. Elle avait précisé que « l'ambassade continue d'opérer dans la capitale syrienne ». « Le 15 décembre, le retrait d'une partie du personnel de la représentation (diplomatique) russe à Damas a été effectué lors d'un vol spécial de l'armée de l'air russe (...) parti de la base aérienne de Hmeimim » en Syrie, a indiqué le département des situations de crise du ministère russe des Affaires étrangères.
L'Union européenne va envoyer un haut représentant à Damas pour y rencontrer les dirigeants du nouveau pouvoir en place en Syrie, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, reprise par l'AFP.
"Notre haut représentant en Syrie va se rendre à Damas aujourd'hui", a déclaré Mme Kallas à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.
Au Liban, le ministre sortant des Affaires sociales Hector Hajjar a tenu hier une visioconférence avec des représentants d’organisations onusiennes, afin d’apporter une réponse rapide à la nouvelle crise des déplacés de Syrie, tant Syriens que Libanais. La communication faisait suite à une tournée du ministre dans la région de Baalbeck-Hermel avec des organisations internationales, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI).
Photo obtenue par notre correspondant Michel Hallak
D'intenses frappes israéliennes ont ciblé dans la nuit des sites militaires dans la région côtière de Tartous en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, cité par l'AFP.
"Des avions de combat israéliens ont lancé des frappes" sur plusieurs sites, dont des unités de défense aérienne et des "dépôts de missiles sol-sol", selon l'OSDH, qui qualifie ces bombardements de "frappes les plus lourdes depuis 2012" dans cette région côtière de Tartous, qui abrite une base navale russe.
Ces bombardements puissants ont été observés et entendus depuis le Akkar, région nord du Liban, selon le correspondant local de L'OLJ, Michel Hallak. Des photos transmises par des habitants montrent des boucles de feu s'élever au-dessus des lieux frappés.
Les chancelleries étrangères, au départ prudentes, multiplient les démarches pour établir un contact avec le nouveau pouvoir islamiste en Syrie, une semaine après la chute de Bachar el-Assad, rapporte l'AFP.
➡️ Plus de détails ici.
Lors de leur réunion, Abou Mohammad al-Jolani, qui se fait désormais appeler par son vrai nom, Ahmad el-Chareh, et M. Pedersen ont discuté des "changements survenus sur la scène politique, qui rendent nécessaire une révision" de la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU, selon le communiqué publié sur Telegram. Cette résolution adoptée en 2015 établit une feuille de route pour un règlement politique en Syrie.
En visite en Syrie, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a rencontré hier Abou Mohammad el-Jolani, chef du groupe radical islamiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), à la tête de la coalition de groupes rebelles qui a chassé M. Assad du pouvoir, a annoncé la coalition sur sa chaîne Telegram, reprise par l'AFP.
« Nous devons veiller à ce que la Syrie reçoive une aide humanitaire immédiate accrue pour la population et pour tous les réfugiés qui souhaitent rentrer », a déclaré plus tôt dans la journée M. Pedersen, dont la visite est la première d'un haut responsable de l'ONU depuis la fuite de M. Assad en Russie.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct des événements en Syrie, après la chute, le dimanche 8 décembre, du régime Assad.
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Les Turcs qu "i veulent redevenir ottoman" donnent des leçons à l'entité sur la Syrie
11 h 41, le 16 décembre 2024