Le palais Bustros, siège du ministère des Affaires étrangères, à Achrafieh. Photo ANI
Le ministère libanais des Affaires étrangères a fermement condamné lundi la décision du gouvernement israélien « d'étendre la colonisation dans le Golan syrien occupé ».
Cette décision d'extension « va de pair avec l'extension de l'incursion terrestre israélienne en territoire syrien et la destruction systématique des ressources de l'État syrien, en violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie, ainsi que de la Charte des Nations unies et des résolutions pertinentes », a dénoncé la diplomatie libanaise dans un communiqué. « Ces pratiques israéliennes visent à modifier la situation démographique du Golan et à étendre la zone d'occupation à un moment où les frères syriens sont occupés à façonner l'avenir de leur pays, et compliqueront le chemin vers une paix juste et globale dans la région », a poursuivi le palais Bustros. Le ministère a enfin appelé les Nations unies, notamment le Conseil de sécurité, à « condamner et à faire cesser ces violations ».
Le gouvernement israélien a approuvé dimanche un projet visant à doubler la population dans la partie du Golan syrien annexée par Israël, mais dit n'avoir aucun intérêt à entrer en conflit avec la Syrie, après avoir pris le contrôle de la zone tampon surveillée par l'ONU. Quelques heures seulement après la chute le 8 décembre du président syrien Bachar el-Assad, chassé du pouvoir par les rebelles, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné à l'armée de s'emparer de cette zone tampon contrôlée séparant les deux pays sur le plateau du Golan.


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