Le patriarche maronite Béchara Raï, le 15 décembre 2024 à Bkerké. Photo Ani
Le chef de l'Eglise maronite, le patriarche Béchara Raï, s'est penché dans son homélie dominicale sur le sort des chrétiens en Syrie, après la chute du régime de Bachar el-Assad, renversé par une coalition de rebelles menée par les islamistes de Hay'at Tahrir al-Cham (HTC), assurant que « la Syrie est le berceau du christianisme dans la région ». Il a par ailleurs appelé à élire un président de la République au Liban lors de la session parlementaire prévue à cet effet le 9 janvier prochain.
« La rencontre qui a réuni (cette semaine, NDLR) les autorités de Hay'at Tahrir al-Cham avec les évêques d'Alep et les prêtres de Damas était rassurante. Les évêques et les prêtres ont exprimé leur volonté de travailler ensemble et de participer à la gestion des affaires publiques pour le bien des Syriens en général et des chrétiens en particulier. Les chrétiens font partie intégrante et essentielle de la société syrienne », a-t-il souligné.
« La Syrie est le berceau du christianisme, profondément enraciné depuis ses débuts. Ainsi, les chrétiens y ont aidé à protéger la coexistence, la justice, la paix, la liberté et les droits de l'homme. Aujourd'hui, il est nécessaire de tendre la main à toutes les composantes syriennes pour coopérer à la reconstruction du pays, en insistant sur l'importance de bâtir la Syrie sur des bases de citoyenneté et d'égalité sans distinction religieuse, sectaire, ethnique ou culturelle. Il est aussi nécessaire d'encourager les chrétiens à s'engager dans le travail national et politique », a déclaré le cardinal Raï, à l'heure où de nombreux chrétiens syriens disent craindre l'arrivée de HTC au pouvoir.
Élire un président au Liban
Concernant la situation au Liban, le chef de l'Église maronite a appelé à mettre un terme à la vacance présidentielle qui dure depuis plus de deux ans. « Au Liban, les blocs parlementaires poursuivent leurs consultations pour l'élection d'un nouveau président de la République le 9 janvier. Pour notre part, nous les accompagnons par la prière afin qu'ils parviennent à un accord sur la personne du président ou sur plusieurs candidats, et que les opérations de vote successives conduisent à l'élection du président le plus approprié pour le bien du Liban et des Libanais », a déclaré le prélat.
Le Liban est sans chef d'Etat depuis octobre 2022. Après des mois d'inertie sur ce dossier, sur fond de conflit entre le Hezbollah et l'armée israélienne, l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre a donné une nouvelle impulsion à la question et poussé le président du Parlement à fixer une séance parlementaire électorale début janvier. Vendredi, le patriarche, chef de la communauté maronite dont doit être issu le chef de l'Etat, avait rencontré le député Nehmat Frem, un indépendant qui avait annoncé officiellement la veille sa candidature à la magistrature suprême.
« Nous prions pour la paix juste et durable en Syrie, et pour faire du cessez-le-feu entre Israël et le Liban un véritable et durable accord de paix », a encore lancé le patriarche maronite. Depuis son entrée en vigueur fin novembre, le cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël a été violé de manière quasi-quotidienne par l'État hébreu.




Nous étions tous Chrétiens avant les invasions arabo-islamiques. Avec l'application de certaines sourates, la dihminitude, les convertions forcées, les génocides, il y a eu l'exode de très nombreux Chrétiens. Et voilà que ce qui fut l'une des plus belles et riches régions du Monde est devenue l'une des pires qui soient. Lorsqu'il n'y aura plus de Chrétiens, ils finiront tous par s'entretuer entre eux. Certains Chrétiens ont même essayé de proposer de nombreuses alternatives à la décadence imposée par l'arabo-islamiste, elles ont toutes sombré dans la corruption et l'horreur.
17 h 53, le 17 décembre 2024