Des soldats israéliens dans les hauteurs du Golan occupé, près de la frontière avec la Syrie le 7 décembre 2024. Jalaa Marey/AFP
L'armée israélienne a déclaré avoir déployé des forces dans la zone tampon surveillée par l'ONU à sa frontière avec la Syrie, notamment dans le Golan occupé, ainsi qu'en plusieurs points jugés nécessaires à la défense, à la lumière des récents événements en Syrie qui a vu ce dimanche matin le régime de Bachar el-Assad être officiellement renversé après l'arrivée des rebelles syriens à Damas. L'armée israélienne affirme toutefois qu'elle « n'intervient pas dans les événements en cours ».
Des parlementaires israéliens se sont également exprimés en appelant le gouvernement de Benjamin Netanyahu à prendre le contrôle des hauteurs du Golan syrien.
Le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli, a ainsi écrit sur X qu'après la chute du régime d'Assad, « Israël doit rétablir son contrôle sur le sommet du mont Hermon et établir une nouvelle zone de défense basée sur la ligne de cessez-le-feu de 1974 ».
Le député Tzvi Succot a ajouté qu'« Israël doit établir une zone de sécurité à la lumière du nouveau régime djihadiste en Syrie, qui devrait inclure les hauteurs du Golan syrien et un territoire important près de la frontière ».
Succot a ajouté que « le coût politique et militaire » d'une telle initiative « est probablement plus bas que jamais », alors que l'avantage sécuritaire qu'elle apportera « est immense ».

