Rechercher
Rechercher

Politique - Guerre Au Liban

Raï : Qui négocie le cessez-le-feu et au profit de qui ?

Le métropolite grec-orthodoxe Elias Audi appelle les Libanais à « ne pas perdre de vue » l'importance d'un État fort et d'une armée qui « ne soit pas remise en cause ».

Raï : Qui négocie le cessez-le-feu et au profit de qui ?

Le patriache maronite Béchara Raï. Photo ANI

Le patriarche maronite Béchara Raï a rejoint dimanche l'opposition dans ses critiques du rôle donné au président de la Chambre, Nabih Berry, dans les pourparlers pour un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël. 

Dénonçant, dans son homélie à Bkerké, le fait que depuis plus de deux ans, le Liban est « intentionnellement » sans président, il s'est interrogé : « Qui négocie le cessez-le-feu ? Au nom de qui et dans l'intérêt de qui ? »

L’article 52 de la Constitution libanaise accorde au président de la République la compétence de « négocier les traités internationaux en concertation avec le Premier ministre », précisant que ces accords « n’entrent en vigueur qu’après approbation du Conseil des ministres ». Mais en l’absence du chef de l’État, c’est le Conseil des ministres qui exerce ses prérogatives. Cela fait dire à plusieurs experts que c’est le chef du gouvernement sortant qui devrait mener les négociations, alors que c'est Nabih Berry qui négocie depuis des semaines presque seul un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël. Les détracteurs du chef du législatif ont protesté contre ce fait accompli en s’entretenant avec l’émissaire américain Amos Hochstein lors de la dernière visite de ce dernier mardi.

Ces négociations sont « la première des prérogatives du président de la République, une position intentionnellement vacante » depuis plus de deux ans, a encore dénoncé Mgr Raï, tandis que « le Parlement a perdu son pouvoir législatif puisqu'il est devenu un organe électoral » et que le gouvernement est « chargé de l'exécution des affaires courantes, n'a pas de pouvoir et est divisé ». 

Il a encore regretté la « douloureuse réalité » actuelle du Liban, notamment la guerre qui tue « des civils, des femmes et des enfants », les destructions de maisons, et les déplacements massifs de population.

L'importance d'un État fort

De son côté, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Elias Audi, a appelé les Libanais à « ne pas perdre de vue » l'importance d'un État fort et d'une armée qui « ne soit pas remise en cause », face à la guerre et aux crises que traverse le pays. 

« Il y a deux jours, la fête de l'Indépendance a eu lieu dans la tristesse », alors que le Liban est « enchaîné et perdu, à cause des conflits, des ingérences, de la non-application de la Constitution et de l'absence d'un président qui puisse servir de boussole et de capitaine », a lancé Mgr Audi dans son homélie dominicale.

« La plupart des Libanais ont le sentiment que leur pays se perd et que leur indépendance régresse », a-t-il ajouté, les appelant à « ne pas perdre de vue la seule chose qui puisse les protéger : un État fort, juste et démocratique, un État de Constitution et de droit ». Il a encore évoqué l'importance d'un « État dont l'armée accomplit ses missions sans être remise en cause ou critiquée ». Pour ce faire, le pays a besoin « d'hommes d'État qui placent l'intérêt du Liban au-dessus des leurs ». 

Dans ce cadre, le dignitaire religieux a appelé à l'élection d'un chef de l'État qui « travaillera avec son gouvernement pour redresser la situation, mener des négociations, élaborer un plan de sauvetage, construire des institutions et placer les Libanais sous l'autorité de l'État, qui est le seul à protéger et à défendre ses citoyens ».

Le métropolite a encore estimé qu'il est « temps de cesser de jouer avec ce pays pour des objectifs qui ne lui appartiennent pas, et d'arrêter la machine de mort et de destruction », à l'heure où l'armée israélienne continue de frapper durement le Liban-Sud, la Békaa, la banlieue sud de Beyrouth et, à plusieurs reprises ces dernières semaines, d'autres régions notamment le centre de la capitale. 

Le patriarche maronite Béchara Raï a rejoint dimanche l'opposition dans ses critiques du rôle donné au président de la Chambre, Nabih Berry, dans les pourparlers pour un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël. Dénonçant, dans son homélie à Bkerké, le fait que depuis plus de deux ans, le Liban est « intentionnellement » sans président, il s'est interrogé : « Qui négocie le cessez-le-feu ? Au nom de qui et dans l'intérêt de qui ? »L’article 52 de la Constitution libanaise accorde au président de la République la compétence de « négocier les traités internationaux en concertation avec le Premier ministre », précisant que ces accords « n’entrent en vigueur qu’après approbation du Conseil des ministres ». Mais en l’absence du chef de l’État, c’est le Conseil...
commentaires (7)

-BON REVEIL CHER PATRIARCHE.-AU LIBAN RIEN NE SE CACHE.-AU NOM DE L,ETAT D,OFFICE,-L,IMBERBE CHEF DE MILICE,-DE SIMSOM MAITRE ET PORTIER,- SEUL DETENTEUR DE LA CLEF,-PARTENAIRE DES BARBUS,-COMPOSE POUR LES VENDUS,-AVEC MIKO POUR SECOND,-RAFLANT DE L,ETAT LE NOM.-TAEF AU MILICIEN MEMBRE,-FERME L,ACCES A LA CHAMBRE. =ILLEGALES CES VEDETTES,-BOSSANT POUR LES BARBICHETTES. =LES CHEFS DE L,OPPOSITION,-PAR PATRIOTIQUE ACTION,-EN FORMANT UN COMITE,-AURONT LA LEGALITE,-DES MASSES MAJORITAIRES,-POUR DECHOIR LES MERCENAIRES. =A VOUS ACTION ET EFFORT,-DE TRAITER DE NOTRE SORT. =JE CRAINS QUELQUE JUDAS.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

08 h 25, le 25 novembre 2024

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • -BON REVEIL CHER PATRIARCHE.-AU LIBAN RIEN NE SE CACHE.-AU NOM DE L,ETAT D,OFFICE,-L,IMBERBE CHEF DE MILICE,-DE SIMSOM MAITRE ET PORTIER,- SEUL DETENTEUR DE LA CLEF,-PARTENAIRE DES BARBUS,-COMPOSE POUR LES VENDUS,-AVEC MIKO POUR SECOND,-RAFLANT DE L,ETAT LE NOM.-TAEF AU MILICIEN MEMBRE,-FERME L,ACCES A LA CHAMBRE. =ILLEGALES CES VEDETTES,-BOSSANT POUR LES BARBICHETTES. =LES CHEFS DE L,OPPOSITION,-PAR PATRIOTIQUE ACTION,-EN FORMANT UN COMITE,-AURONT LA LEGALITE,-DES MASSES MAJORITAIRES,-POUR DECHOIR LES MERCENAIRES. =A VOUS ACTION ET EFFORT,-DE TRAITER DE NOTRE SORT. =JE CRAINS QUELQUE JUDAS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 25, le 25 novembre 2024

  • Un chef de l'État fort qui "travaillera avec son gouvernement pour redresser la situation, mener des négociations, élaborer un plan de sauvetage, construire des institutions et placer les Libanais sous l'autorité de l'État, qui est le seul à protéger et à défendre ses citoyens". C’est le chef d’État dont le Liban a besoin. Pas un président "consensuel". C-à-d incolore, inodore et insipide, un président marionnette, manipulable à merci, et qui pérennise l’existence d’une milice supra-étatique.

    Yves Prevost

    07 h 13, le 25 novembre 2024

  • -BON REVEIL CHER PATRIARCHE.-AU LIBAN RIEN NE SE CACHE.-AU NOM DE L,ETAT D,OFFICE,-L,IMBERBE CHEF DE MILICE,-DE SIMSOM MAITRE ET PORTIER,- SEUL DETENTEUR DE LA CLEF,-PARTENAIRE DES BARBUS,-COMPOSE POUR LES VENDUS,-AVEC MIKO POUR SECOND,-RAFLANT DE L,ETAT LE NOM.-TAEF AU MILICIEN MEMBRE,-FERME L,ACCES A LA CHAMBRE. =ILLEGALES CES VEDETTES,-BOSSANT POUR LES BARBICHETTES. =LES CHEFS DE L,OPPOSITION,-PAR PATRIOTIQUE ACTION,-EN FORMANT UN COMITE,-AURONT LA LEGALITE,-DES MASSES MAJORITAIRES,-POUR DECHOIR LES MERCENAIRES. =A VOUS ACTION ET EFFORT,-DE TRAITER DE NOTRE SORT. =JE CRAINS QUELQUE JUDAS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    22 h 02, le 24 novembre 2024

  • Malheureusement, Berry et le Hezb se moquent éperdument de ce qui disent Raï et Audi ! Ils n’en font qu’à leur tête et violent depuis des années la constitution et l’état de droit du Liban. Le comble c’est que Berry négocie au nom de TOUS les libanais alors qu’il n’en a pas le droit constitutionnellement. Il va certainement négocier l’accord qui convient le mieux à lui et son alié historique, un dépit des intérêts de tout le reste des libanais.

    Ziad CHOUEIRI

    19 h 41, le 24 novembre 2024

  • Tant qu'à parler de politique (ce qui n'est pas son rôle), il devrait être complet en rappelant que si les dirigeants chrétiens avaient pris la peine de surmonter leurs divisions et mettre une partie de leurs egos démesurés de côté, Berry & Co auraient eu du mal à empêcher l'élection d'un président.

    N.A.

    19 h 12, le 24 novembre 2024

  • oui le Liban a besoin de ce construire une equipe gouvernementale constituee de personnalites fortes qui ne voit que l'interet de l"ETAT LIBANAIS POUR L"INDEPEDANCE absolue du Liban, de se debarasser au plus vite de tous ces mouvements qui pronent la guerre et veiller a la securite de tous les citoyens Libanais, a remttre la vie economique sur les rails. A quoi sert elle cette guerre? pourquoi s'entretuer?Le liban est un si beau pays avec une histoire riche alors au plus vite que tous les hommes et femmes de bonne volonte s'unissent , neutralisent les extremistes et fauteurs de guerre.

    Itamar lavy

    17 h 55, le 24 novembre 2024

  • and??

    Marie Claude

    17 h 11, le 24 novembre 2024

Retour en haut