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Ma lettre à la GOAT

Ma chère Feyrouz,

Pour souffler vos 90 bougies, « L’Orient-Le Jour » revient sur l’histoire de votre destin exceptionnel à travers une série de cinq articles rédigés, avec une grande conscience professionnelle et un talent affûté pour l’analyse, par Soulayma Mardam Bey.

Un épisode par jour - le premier est paru mercredi 20 novembre - pour tenter de cerner, à travers les multiples témoignages, entretiens et analyses recueillis, votre essence de diva intergalactique, mais aussi et surtout pour aller au-delà du mythe. Creuser l’aspect humain, votre symbolique, votre entourage, les engrenages politiques et les récupérations qui ont jalonné votre parcours intrinsèquement lié à l’histoire du Liban et de la région.

Bon, je ne vais pas spoiler la série, mais je suis sûre qu’elle ne vous laissera pas indifférente. Espérons qu’elle vous plaira. Et que vous fredonnerez « Raj3in ya hawa » et pas « da3 Chadi », avec cette élégance fatiguée qui est la vôtre, cette légèreté pesante qui ne trompe personne.

Car Feyrouz, tout le monde le sait, vous n’êtes pas seulement une chanteuse, vous êtes une humeur. Une mélancolie douce, un soupir sur la corniche de Raouché, une senteur de fleur d’oranger dans les vergers du Sud-Liban, un café noir à l’aube au Mont Liban, quand tout semble encore possible.

Vous êtes aussi, incontestablement le ciment du peuple libanais. Vous êtes une divine ironiquement humaine.

Vous êtes la GOAT (Greatest of all time). Tout simplement.

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel

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