Chère lectrice, cher lecteur,
La guerre, insidieuse, s’infiltre dans l’art et la culture, poussant scènes, mots et images à se faire écho d’une réalité aussi brutale que déstabilisante.
À Beyrouth, des initiatives au théâtre Monnot et au Metro al-Madina redéfinissent la création théâtrale face aux conflits : le Monnot réinvente ses ateliers en armes pacifiques, là où chaque geste scénique devient un acte de résistance ; le Metro al-Madina, quant à lui, s’aventure dans le streaming pour sauver le spectacle de l’oubli, un geste intelligent qui permet à la diaspora de voir des spectacles libanais et de soutenir par ce biais la scène artistique locale.
Avec Ali Chahrour, les oliviers, témoins muets d’une nation brisée, pleurent au théâtre de la Bastille à Paris.
Et puis il y a « Houris », couronné du Goncourt, où Kamel Daoud prend le lecteur à la gorge, livrant un récit dense et troublant qui explore les limites de la violence humaine.
Également dans notre sélection hebdomadaire, une réflexion sur la guerre menée par Israël au Liban avec une violence dystopique.
L’artiste libanais Rida Abdallah, avec son œuvre « Pays 4 », lance, pour sa part, un cri pictural vibrant en couverture de L’Humanité, mêlant puissance et fragilité pour exprimer la douleur et la résilience d’un peuple face aux épreuves.
Ça y est, le guerrier pacifique fourbit ses armes.
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 07 novembre 2024 à 15h58