Chère lectrice, cher lecteur,
La guerre est là et elle s’est bien installée. Après 11 mois passés à se demander si les affrontements à petit feu entre Israël et le Hezbollah à la frontière allaient se muer en guerre totale, nous avons eu notre réponse en septembre. Depuis, au service politique de L'Orient-Le Jour, nous essayons de répondre à vos (et nos) nombreuses interrogations : combien de temps la guerre va-t-elle durer ? Comment va-t-elle se terminer ? Quel avenir pour notre si cher pays ?
Pour y répondre, nous nous tournons vers nos contacts politiques, nos sources diplomatiques et les analystes en qui nous avons confiance. Quasiment tous nous disent que, pour y voir plus clair, il faut attendre une échéance en particulier : l'élection présidentielle américaine.
Bonne nouvelle : c'est aujourd'hui ! Ce mardi 5 novembre, les électeurs en Pennsylvanie, au Michigan et au Wisconsin, entre autres, s'apprêtent à se rendre (ou pas) aux urnes pour déterminer leur avenir et, en passant, le nôtre. Il est dit que s'ils font pencher la balance vers Kamala Harris, elle demandera - gentiment et sans aucune garantie de succès - à Benjamin Netanyahu de bien vouloir arrêter ses guerres. Par contre, si c'est Donald Trump qui l'emporte, il pourrait donner au Premier ministre israélien l'assurance de son soutien inconditionnel face à l'axe iranien. À moins que son côté « businessman » ne prenne le dessus…
En attendant, les premiers concernés que nous sommes ne peuvent qu'assister, impuissants, au déroulement de l’histoire. Après tout, nous en avons l'habitude. Le Hezbollah ne nous a pas demandé notre avis avant de rejoindre la guerre à Gaza au nom des ambitions régionales de l'Iran. Israël, lui, ne nous a pas non plus sondés avant de décider de nous « libérer du Hezbollah » en détruisant notre pays et tuant nos concitoyens.
Tout ce que nous pouvons faire, c’est nous connecter à CNN cette nuit pour savoir à quelle sauce nous allons être mangés. Bonne nouvelle : après un mois et demi de bombardements nocturnes contre la banlieue sud de Beyrouth, nous avons aussi l'habitude des nuits blanches…
En attendant de reprendre notre destin en main,
Salah Hijazi
OLJ /
le 05 novembre 2024 à 13h39