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Politique - Guerre

Tyr, Haret Saïda, banlieue de Beyrouth : Israël maximise la pression sur le tandem chiite

Au moins 37 soldats israéliens tués au Sud depuis le début de l’offensive terrestre.

Tyr, Haret Saïda, banlieue de Beyrouth : Israël maximise la pression sur le tandem chiite

Des dégâts causés par une frappe de drone israélien sur un appartement à Haret Saïda, le 27 octobre 2024. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah

Une frappe de drone israélien a visé dimanche, pour la première fois depuis le début de la guerre, Haret Saïda, un faubourg chiite de la grande ville du Liban-Sud, à une soixantaine de km de la frontière avec Israël, faisant au moins huit morts et 25 blessés. L’après-midi a été marquée par d’autres frappes violentes sur le Sud, notamment sur une école de l’Office des Nations unies pour le secours aux réfugiés palestiniens (Unrwa), également une première, et un centre de secouristes affiliés au mouvement Amal, tous deux situés dans la région de Tyr. Ces bombardements ont fait, à eux seuls, au moins seize tués.

Selon notre correspondant, Mountasser Abdallah, un appartement dans lequel se trouvaient des personnes déplacées du Sud à Haret Saïda a été entièrement détruit, alors qu’une voiture était également la cible des tirs de drones. Un bilan du ministère libanais de la Santé fait état d’au moins huit personnes tuées et 25 autres blessées.Des dégâts ont été signalés dans des immeubles avoisinants. Selon un correspondant de l’AFP sur place, un immeuble de trois étages a été touché, son dernier étage entièrement détruit et des dizaines de commerces voisins ont été endommagés. L’armée libanaise a bloqué les accès au secteur, alors que des ambulances évacuaient les victimes. L’attaque n’a pas été précédée par un appel d’Israël à évacuer la zone. Hussein Fneich, affilié au Hezbollah, ainsi que sa femme et son fils ont été tués dans la frappe de drone, ajoute notre correspondant. Il n’est toujours pas clair quelles fonctions la victime occupait au sein du parti chiite.

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École de l’Unrwa visée

Plus au sud, à Bourj Chémali, à l’est de Tyr, c’est une frappe sur une école affiliée à l’Unrwa qui a fait cinq morts, ont rapporté des habitants contactés par notre correspondant. C’est la première fois qu’une école de l’Unrwa est prise pour cible par Israël au Liban, après des dizaines de bombardements sur ces infrastructures à Gaza. Plusieurs écoles des villages frontaliers ont, elles, déjà été bombardées par l’aviation israélienne.Cette école de l’Unrwa, dénommée « Palestine », se trouve en dehors du camp de réfugiés palestiniens de Bourj Chémali, à l’intérieur de ce village. Elle accueille des déplacés du Liban-Sud, selon des informations de notre correspondant. Peu après la frappe, le mouvement Amal a annoncé la mort de trois de ses hommes, tous originaires de ce village de la périphérie de Tyr : Hassan Chébli, né en 1992 ; Ahmad Mrad, né en 1977, et Sobhi Chébli, né en 1955. Selon des sources locales contactées par notre correspondant, les trois se trouvaient à l’intérieur de l’école touchée par le drone israélien.Peu après la frappe sur Bourj Chémali, un autre raid aérien meurtrier s’est produit sur la région de Tyr. Ce bombardement a touché un centre de soins des secouristes des Scouts de la mission islamique, affiliés au mouvement Amal, à Aïn Baal, et fait trois morts. Le parti du président de la Chambre, Nabih Berry, a après ce bombardement annoncé la mort de trois de ses membres : deux secouristes, Hassan Jechi, né en 1996, et Mehdi Abdel Rida, né en 2003, ainsi qu’un combattant, Hassan Kaïki, né en 1981. Ces trois hommes étaient originaires de la localité. Le mouvement Amal a également annoncé dimanche la mort d’un septième membre : Ali Ayache, né à Qaaqaiyet el-Jisr (Nabatiyé) en 1963, tué selon notre correspondant samedi dans ce même village. Il s’agit donc des vingt-quatre heures les plus meurtrières pour le mouvement Amal, relativement en retrait des combats, mais dont le chef est le négociateur en chef au nom du Hezbollah et du Liban. Dans la nuit de samedi à dimanche, l’aviation israélienne a, en moins d’une heure, mené huit frappes sur Hadath, Bourj el-Brajné et Haret Hreik. Il s’agit notamment d’un immeuble près de l’école de l’imam Rida à Bourj

el-Brajné, d’un immeuble près de la station Hachem et de plusieurs bâtiments situés à Bourj el-Brajné et Hadath. Ces bâtiments étaient indiqués sur des cartes diffusées par Avichay Adraee sur X. De son côté, le Front populaire de libération de la Palestine, plus précisément ses brigades Abou Ali Moustapha, aile militaire de ce groupe, a annoncé dans un communiqué la mort d’un de ses officiers, le lieutenant Soleiman Abdelkarim el-Ahmad, « Abou Radwan », tué à la frontière libano-israélienne, sans plus de précisions sur les circonstances de sa mort.Alors que des dizaines d’autres localités du Liban-Sud ont également été visées tout au long de la journée, notamment dans le caza de Jezzine, des informations faisaient état dans la matinée de cinq morts dans une frappe à Chéhabiyé et deux autres à Chehour (tous deux dans le caza de Tyr). Et dans la Békaa, trois personnes ont été tuées et trois autres blessées dans une frappe israélienne visant un véhicule à Hoch Barada (Baalbeck), selon notre correspondante locale, Sarah Abdallah. Dans ce contexte, et après avoir annoncé avoir repoussé des avions de chasse israéliens dans l’espace aérien libanais, au-dessus du « secteur ouest » de la frontière, le Hezbollah a affirmé avoir lancé un missile sol-air sur un drone israélien de type Hermes 900 qui se trouvait au-dessus de la Békaa-Ouest, l’obligeant également à se replier. Il a également affirmé avoir mené une quarantaine d’opérations contre Israël ce week-end, dont une attaque aérienne avec des drones en piqué sur la zone industrielle de Bar Lev, à l’est d’Acre, dans le nord d’Israël. Plus tôt, il avait indiqué que cette attaque avait ciblé « l’usine militaire Yodfat, au sud-est d’Acre ». Le Haaretz a rapporté qu’un homme de 61 ans et un autre de 31 ans ont été légèrement blessés à la suite d’une attaque de drone du Hezbollah visant la zone industrielle de Bar Lev. Il a également affirmé avoir bombardé la localité israélienne de Nahariya avec une salve de roquettes, « dans le cadre de l’avertissement lancé » par le parti chiite samedi soir à 25 localités du nord d’Israël.

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Sur le sol

En parallèle, l’offensive terrestre israélienne se poursuit. Le Hezbollah a notamment attaqué des soldats israéliens positionnés sur le territoire libanais, au niveau du sud de Dhaïra, dans le caza de Tyr, et d’autres dans la périphérie de Aïtaroun (Bint Jbeil) et de Houla (Marjeyoun). Dans ce cadre, l’armée israélienne a annoncé dimanche que cinq soldats étaient « tombés au combat » la veille dans le Sud, portant à 37 le nombre de soldats israéliens tués depuis le début de l’offensive terrestre, le 30 septembre. Les cinq militaires, tous réservistes, appartenaient au même bataillon.Israël a également annoncé que les forces de la Brigade Golani auraient découvert « des dépôts d’armes souterrains dans des zones résidentielles » au Liban-Sud, selon le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee sur X. « Au cours de la semaine dernière, les forces de la Brigade Golani ont poursuivi leurs activités dans le sud du Liban, éliminant des dizaines de terroristes et menant des raids contre des structures terroristes en surface et souterraines, où elles ont trouvé une grande quantité de munitions et d’armes », a-t-il indiqué. « Lors de l’un des raids, les troupes ont découvert un dépôt d’armes souterrain caché dans une zone accidentée et montagneuse, où des missiles antiblindage, des mortiers, des mitrailleuses et des fusils Kalachnikov ont été trouvés à l’intérieur du dépôt », a-t-il poursuivi. L’armée israélienne a également affirmé avoir éliminé vendredi le commandant du Hezbollah pour la région de Bint Jbeil, Ahmad Jaafar Maatouk, ainsi que son successeur.

Avichay Adraee a, un peu après, appelé les habitants de 14 villages du Liban-Sud à évacuer vers le nord de l’Awali, affirmant que la troupe allait attaquer des infrastructures ou des combattants du Hezbollah. Il s’agit des villages de Teffahta, Ghassaniyé, Babliyé, Arariyé, Qaybé, Habbouch, Kfar Remmane, Arnoun, Yohmor, Khiam, Kherbé, Arab el-Louaizé, Marwaniyé et Deir Seriane. En parallèle, le commandement du front intérieur israélien a annoncé que de nombreuses communautés du nord pourront retourner à l’école à partir de lundi – pour ceux qui ont cours ce jour-là –, selon le Haaretz. Dans la région de la Haute Galilée, du plateau du Golan et de la banlieue de Haïfa, où les cours ne pouvaient auparavant avoir lieu que dans des zones protégées, il est désormais possible d’organiser des cours dans des lieux où se trouvent des espaces protégés à proximité. La directive actualisée permettra à de nombreuses écoles de reprendre leurs activités dans de nombreuses régions. Dans les communautés de la vallée du Jourdain, où les cours ne pouvaient avoir lieu que dans des zones protégées proches, les activités éducatives peuvent désormais se dérouler sans restrictions.

Une frappe de drone israélien a visé dimanche, pour la première fois depuis le début de la guerre, Haret Saïda, un faubourg chiite de la grande ville du Liban-Sud, à une soixantaine de km de la frontière avec Israël, faisant au moins huit morts et 25 blessés. L’après-midi a été marquée par d’autres frappes violentes sur le Sud, notamment sur une école de l’Office des Nations unies pour le secours aux réfugiés palestiniens (Unrwa), également une première, et un centre de secouristes affiliés au mouvement Amal, tous deux situés dans la région de Tyr. Ces bombardements ont fait, à eux seuls, au moins seize tués. Selon notre correspondant, Mountasser Abdallah, un appartement dans lequel se trouvaient des personnes déplacées du Sud à Haret Saïda a été entièrement détruit, alors qu’une voiture était...
commentaires (4)

Il ne faut pas laisser à cet hydre le moindre répit et il faut trancher toutes les têtes pour avoir ENFIN la paix et pour le Liban et pour Israël et pour les Arabes et pour le monde en general, à quelques exception près qui se réjouissent de mettre le feu dans la maison des autres, ceux là doivent trembler à la perspective de revoir l'ancient président US. achever le travail commence avec l'élimination de Soleymani en 2020.

Liban Libre

14 h 15, le 29 octobre 2024

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Commentaires (4)

  • Il ne faut pas laisser à cet hydre le moindre répit et il faut trancher toutes les têtes pour avoir ENFIN la paix et pour le Liban et pour Israël et pour les Arabes et pour le monde en general, à quelques exception près qui se réjouissent de mettre le feu dans la maison des autres, ceux là doivent trembler à la perspective de revoir l'ancient président US. achever le travail commence avec l'élimination de Soleymani en 2020.

    Liban Libre

    14 h 15, le 29 octobre 2024

  • Il faut esperer et souhaiter que cet innomable et sa suite aillent rejoindre HN et sa suite: Inchallah. Reprenons notre beau Liban en main.

    RAYMOND SAIDAH

    18 h 40, le 28 octobre 2024

  • Il ne faut pas oublié que Berry entend remplacé HN pour régner en maître sur notre pays. Tous les voyants sont au rouge et personne pour arrêter ses ambitions. Il se permet de bloquer le pays depuis plus de deux ans et les politiciens de chez attendent son bon vouloir pour que les élections présidentielles aient lieu alors qu’il suffit de le licencier en bonne et due forme pour cause de manquement à son devoir qui est de respecter notre constitution et non la sienne. MIN ANTARAK YA ANTAR?

    Sissi zayyat

    09 h 32, le 28 octobre 2024

  • Tuer des civils, des secouristes des journalistes est lamentable .. on les connait et on le voit à Gaza !!!

    TAMIN FAROUCK

    08 h 27, le 28 octobre 2024

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