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Politique - Guerre Au Liban

Frappes israéliennes à Tyr après un appel à évacuer israélien

L'armée israélienne a affirmé avoir frappé des postes de commandement du Hezbollah.

Un panache de fumée apparaît après une frappe aérienne israélienne sur un quartier de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 23 octobre 2024. KAWNAT HAJU / AFP

Plusieurs frappes israéliennes ont visé la ville de Tyr mercredi, après un appel à évacuer publié par l'armée israélienne le matin pour des quartiers de la cité millénaire du Liban-Sud.

L'armée israélienne a affirmé avoir frappé des postes de commandement du Hezbollah à Tyr, selon le Haaretz. Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, l’aviation israélienne a effectué six raids sur un complexe résidentiel dans la ville de Tyr. Deux raids ont visé la rue Abou Dib à Tyr. Un 3e raid a visé le boulevard de Joumblatt. Les frappes ont aussi touché la société al-Chadid, une branche d'al-Qard al-Hassan, un centre du Comité sanitaire islamique ( la Défense civile affiliée au Hezbollah), un ancien bâtiment de la municipalité de Tyr, ainsi que des zones situées dans les rues Azhar al-Salam et Diniyé, selon notre correspondant. 

Évacuation de la ville

D'épaisses volutes de fumée grise se sont élevées au-dessus des immeubles de la ville côtière. Cité phénicienne millénaire, Tyr abrite des sites antiques inscrits au patrimoine de l'Unesco. Après l'appel à évacuer de l'armée israélienne, de nombreuses familles ont commencé à quitter la ville, qui compte actuellement 14.500 habitants, dont environ 4.500 déplacés venus des villages voisins, selon des statistiques du centre de gestion de crise local.

Mortada Mhanna, qui dirige le centre de gestion de crise locale de Tyr, avait auparavant estimé que la situation était « très mauvaise ». « Nous sommes en train d'évacuer tout le monde », avait-il confié à l'AFP. « Les gens se sont rendus dans les banlieues de la ville (...), ils se sont éloignés du centre », a précisé à l'AFP le responsable média du centre, Bilal Kachmar.

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Un photographe de l'AFP dans la ville côtière de Saïda, plus au nord, a vu sur l'autoroute côtière des dizaines de voitures où s'entassaient des familles s'éloignant de Tyr, emportant avec elles matelas et valises. L'Ani avait auparavant indiqué que « certaines familles » avaient commencé « à quitter leurs maisons dans la ville de Tyr pour s'éloigner des endroits que l'ennemi israélien a menacé de cibler ». Elle a précisé que des secouristes aidaient à l'évacuation de personnes âgées et circulaient dans les rues appelant via des hauts-parleurs les habitants à partir.

L'armée israélienne avait appelé plus tôt mercredi les habitants de certains quartiers de Tyr à évacuer leurs logements. « L'avertissement s'adresse spécifiquement à ceux qui se trouvent dans les bâtiments situés entre les rues Hiram, Jaafar Charafeddine, Abou Dib et la rue al-Athar. Les activités du Hezbollah obligent l'armée israélienne à agir avec force contre lui, mais elle n'a pas l'intention de vous nuire », avait indiqué le porte-parole arabophone de l'armée israélienne Avichaÿ Adraee dans un tweet sur X. Il avait appelé les habitants de Tyr à s'éloigner de cette zone et se diriger au nord du fleuve Awali, fleuve dont l'embouchure se trouve à près de 60 km de la frontière avec Israël, prévenant que « toute personne se trouvant à proximité de combattants, d'installations et de moyens de combat du Hezbollah met sa vie en danger ».

Cette zone contient des dizaines de bâtiments. Elle est située à l'est de la péninsule de Tyr, entre les rues Jaafar Charafeddine à l'ouest, Hiram au nord, Abou Dib au sud et la rue « al-Athar » (des ruines historiques) à l'est. Sur la carte publiée par l'armée israélienne, la zone menacée se trouve à seulement quelques centaines de mètres du site archéologique de l'hippodrome de Tyr. Ce cirque romain date du premier siècle après Jésus Christ et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le quartier délimité sur la carte d'évacuation est principalement résidentiel et commercial.

Israël a lancé une campagne de bombardements massifs ciblant les fiefs du Hezbollah pro-iranien à travers le pays le 23 septembre. Depuis, au moins 1.552 personnes ont été tuées, selon un décompte de l'AFP basé sur les bilans officiels. 

Plusieurs frappes israéliennes ont visé la ville de Tyr mercredi, après un appel à évacuer publié par l'armée israélienne le matin pour des quartiers de la cité millénaire du Liban-Sud.L'armée israélienne a affirmé avoir frappé des postes de commandement du Hezbollah à Tyr, selon le Haaretz. Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, l’aviation israélienne a effectué six raids sur un complexe résidentiel dans la ville de Tyr. Deux raids ont visé la rue Abou Dib à Tyr. Un 3e raid a visé le boulevard de Joumblatt. Les frappes ont aussi touché la société al-Chadid, une branche d'al-Qard al-Hassan, un centre du Comité sanitaire islamique ( la Défense civile affiliée au Hezbollah), un ancien bâtiment de la municipalité de Tyr, ainsi que des zones situées dans les rues Azhar al-Salam et...
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