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Politique - Diplomatie

Conférence de Paris sur le Liban : la France veut rassembler 400 millions de dollars demandés par l'ONU

Mikati à l'Élysée pour défendre une « pression sur Israël ».

Le président français Emmanuel Macron (d) accueillant le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati à l'Élysée, le 23 octobre 2024. Photo Ludovic Marin / AFP

La priorité de la conférence internationale sur le Liban, qui aura lieu jeudi à Paris, sera de répondre à l'appel de fonds de l'ONU pour une aide de plus de 400 millions de dollars en faveur des personnes déplacées, a indiqué mercredi l'Élysée.

Le 1er octobre, les agences de l'ONU ont lancé un appel de plus de 400 millions de dollars pour une aide urgente aux centaines de milliers de déplacés par les frappes israéliennes au Liban-Sud. « La priorité est de pouvoir répondre à cet appel », a indiqué l'Élysée. « Nous avons travaillé à essayer de dégager le maximum de contributions possibles », a-t-on ajouté, précisant que le président Emmanuel Macron ferait une annonce sur l'aide apportée par la France. À l'Elysée, on ajoute que le travail pour rassembler ces aides « se poursuit encore aujourd'hui avec les équipes ».

Mikati reçu par Macron

Le chef de l'État français a reçu mercredi à l'Élysée le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati, en amont de la conférence prévue jeudi. Selon un communiqué du bureau de presse de M. Mikati publié en soirée, M. Macron a affirmé « poursuivre ses efforts avec les États-Unis pour aboutir à un cessez-le-feu et trouver un moyen de faire pression sur Israël en ce sens ». 

Éclairage

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M. Mikati, accompagné du chef de la diplomatie libanaise Abdallah Bou Habib, a de son côté remercié le président Macron « pour son soutien constant au Liban » et pour les « efforts » déployés par la France pour un cessez-le-feu. « La conférence de demain est un bon signe, montrant l'intérêt de la France pour le Liban », a ajouté M. Mikati. Auparavant, il avait rencontré la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, qui avait exhorté le Premier ministre sortant à « préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban ».

La France « ne fera pas défaut » au Liban

La France se tient aux côtés du Liban et « ne lui fera pas défaut », avait assuré plus tôt le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « L'objectif est d'abord de réaffirmer la nécessité d'un cessez-le-feu, d'une résolution diplomatique et d'une fin des hostilités, de mobiliser l'aide humanitaire du plus grand nombre de pays possible et de soutenir les institutions Libanaises, au premier rang desquelles les forces armées libanaises », avait souligné M. Barrot sur la radio RTL. La conférence « verra la participation de 70 pays et de 15 organisations internationales », avait ajouté le ministre, précisant que « tous ceux que nous avons invités ont répondu présents ». Le ministre n'a pas néanmoins précisé le niveau de représentation alors que le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, en déplacement au Moyen Orient, sera, lui, absent.

Paris et Washington ont été à l'initiative le mois dernier, lors de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, d'une proposition de cessez-le-feu temporaire pour le Liban en proie à une guerre entre le mouvement islamiste Hezbollah et Israël.

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La France souhaite faire appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui avait acté la fin de la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006 et stipule que seuls les Casques bleus et l'armée libanaise doivent être déployés dans le sud du Liban frontalier d'Israël.

Cette résolution « permet de garantir d'un côté, la souveraineté et l'unité du Liban et de l'autre, de donner les garanties de sécurité à Israël pour que les 60.000 personnes qui ont dû quitter leur foyer après le 7 octobre dans le nord d'Israël puissent y retourner », a-t-il également souligné.

Après un an d'échanges de tirs frontaliers, Israël et le Hezbollah sont désormais en guerre ouverte au Liban, où l'armée israélienne a lancé fin septembre une offensive au sol dans le sud. Au moins 1.552 personnes ont été tuées au Liban en un mois, d'après un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. L'ONU a recensé près de 700.000 déplacés. « Il incombe que le Hezbollah cesse toutes ses attaques sur Israël et que les opérations israéliennes puissent cesser », insiste-t-on à l'Élysée.

La priorité de la conférence internationale sur le Liban, qui aura lieu jeudi à Paris, sera de répondre à l'appel de fonds de l'ONU pour une aide de plus de 400 millions de dollars en faveur des personnes déplacées, a indiqué mercredi l'Élysée.Le 1er octobre, les agences de l'ONU ont lancé un appel de plus de 400 millions de dollars pour une aide urgente aux centaines de milliers de déplacés par les frappes israéliennes au Liban-Sud. « La priorité est de pouvoir répondre à cet appel », a indiqué l'Élysée. « Nous avons travaillé à essayer de dégager le maximum de contributions possibles », a-t-on ajouté, précisant que le président Emmanuel Macron ferait une annonce sur l'aide apportée par la France. À l'Elysée, on ajoute que le travail pour rassembler ces aides « se poursuit encore...
commentaires (8)

On n en veut pas de vos millions! On saura se débrouiller et prospérer sans vos millions et bien plus que l'Europe. Tous ce qu'on vous demande c est DU COURAGE POLITIQUE , de taper du poing sur la table, de dire à l'Iran que ca suffit et d'envoyer les 40 milles combattants du hezb (ou ce qui en reste encore) à Teheran avec bon débarras.

Aboumatta

19 h 07, le 23 octobre 2024

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Commentaires (8)

  • On n en veut pas de vos millions! On saura se débrouiller et prospérer sans vos millions et bien plus que l'Europe. Tous ce qu'on vous demande c est DU COURAGE POLITIQUE , de taper du poing sur la table, de dire à l'Iran que ca suffit et d'envoyer les 40 milles combattants du hezb (ou ce qui en reste encore) à Teheran avec bon débarras.

    Aboumatta

    19 h 07, le 23 octobre 2024

  • Ok les commentaires critiquent et se moquent de l’intervention de la france. Faute de confiance. C vrai. Sinon? Y a t il UN SEUL autre pays qui s’intéresse au liban? Aucun… ( merci au Hezbollah qui a failli couper les relations même avec CHYPRE…alors que nous quémandons l’aide chypriote pour éteindre nos incendies). Plus personne hormis la France ne parle de nous et essaie de nous aider ( y a le Qatar mais plus impliqué avec gaza) , l’Egypte mais ce sont les palestiniens qui les intéressent. Quant à l’arabie… ils ont désespéré tellement ils furent insultés et attaqués par le Hezbollah..

    LE FRANCOPHONE

    17 h 38, le 23 octobre 2024

  • Cause toujours...

    Politiquement incorrect(e)

    14 h 06, le 23 octobre 2024

  • BARROT ! MIKO ! BERRYCOT ! ... COCORICOT !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 48, le 23 octobre 2024

  • C’est toujours bon à prendre, en ces temps d’indifférence internationale!

    Marionet

    12 h 04, le 23 octobre 2024

  • Ces rapaces ont vendus la France: à des fonds d'intérêts privés et des cabinets de conseils malfrats américains...ce sont des traîtres à la Nation. Et maintenant ils vont vendre le Liban au plus offrant.

    Azia

    11 h 45, le 23 octobre 2024

  • Les macronistes sont des hypocrites qui ne savent qu'aggraver les situations, eux-mêmes l'ont dis: "La France est l'allié d'Israël"...Comment pourrait-ils obtenir quoique ce soit ? Ils vont capitaliser avec les saoudiens sur qui va reconstruire le Liban. Un petit Doliprane pour le proche orient...

    Azia

    11 h 29, le 23 octobre 2024

  • Les politiciens aiment parler. Barrot ''L'objectif est d'abord de réaffirmer la nécessité d'un cessez-le-feu, d'une résolution diplomatique et d'une fin des hostilités'', a-t-il souligné. Il souligne, et les libanais meurent. Soyons honnêtes, Netanyahu et sa clique de fasciste se marrent. Nous le savons, il le sait et Macron qui s’est pris une gifle par Netanyahu et fait du rétropédalage le sait. Aurait-il osé parler des massacres perpétrés par les milices israéliennes en 1947, du massacre de femmes et d’enfants, de la destruction de 500 villages Palestiniens ? Surement pas.

    C.D.R

    11 h 19, le 23 octobre 2024

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