Le Premier ministre sortant Nagib Mikati (à g.) et L’ambassadeur de France au Liban, Hervé Magro, lors de leur réunion à Beyrouth mercredi 16 octobre 2024. Photo diffusée par le Grand sérail.
L’ambassadeur de France au Liban, Hervé Magro, a déclaré mercredi que "l’idée du cessez-le-feu au Liban n’est pas morte" et que les efforts se poursuivaient pour la réaliser.
M. Magro, qui s’exprimait à l’issue d’un entretien à Beyrouth avec le Premier ministre sortant Nagib Mikati, à qui il a remis une invitation officielle au sommet sur le Liban qui sera organisé en France le 24 octobre, a insisté sur la nécessité d’un soutien de la communauté internationale aux efforts humanitaires au Liban, et au renforcement des forces armées libanaises.
La conférence internationale consacrée au Liban, voulue par le président Emmanuel Macron, vise à mobiliser la communauté internationale au secours de la population et pour soutenir les institutions du pays, avait annoncé le ministère français des Affaires étrangères. « Cette conférence ministérielle réunira les États partenaires du Liban, les Nations unies, l'Union européenne et les organisations internationales, régionales et de la société civile (…) elle aura pour objectif de mobiliser la communauté internationale pour répondre aux besoins de protection et de secours d'urgence de la population du Liban et d'identifier les voies d'un soutien aux institutions du Liban, en particulier des forces armées libanaises, garantes de la stabilité interne du pays », a-t-il précisé dans un communiqué.
Après avoir affaibli le Hamas, dont l'attaque d'une ampleur inédite le 7 octobre 2023 sur le sol israélien a déclenché des hostilités meurtrières dans la bande de Gaza, Israël mène désormais une guerre ouverte au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, un allié du mouvement islamiste palestinien. L'objectif affiché est d'éloigner ce mouvement chiite pro-iranien des zones frontalières où il est implanté et de faire cesser ses tirs de roquettes vers le nord d'Israël afin de permettre le retour dans cette région de quelque 60.000 de ses habitants déplacés.


Négociations avec Israël, normalisation, monopole des armes : les chiffres révèlent un Liban en morceaux