Chère lectrice, cher lecteur,
Tous les Libanais, sans exception, tirent une fierté incommensurable de leur patrimoine. S’il y a une seule chose qui les unit, c’est bien cet héritage en partage. À grand pouvoir unificateur -au même titre que la diva nationale Feyrouz- nos ruines antiques sont aujourd’hui en péril, gravement menacées par une machine de guerre qui frappe violemment l’humain et la pierre.
Dimanche 28 septembre, l’armée israélienne a visé les environs du site millénaire de Baalbeck. Le temple romain n’est pas uniquement un bijou culturel libanais, il est de dimension humaine, de « valeur universelle exceptionnelle », selon les termes de l’Unesco. La communauté locale, en particulier ceux qui s’engagent à préserver l’identité culturelle du Liban, a tout de suite exprimé une profonde inquiétude. Et incité le Centre du patrimoine mondial de l’Unesco à agir et à prévenir des dommages irréparables…
Face à ce monde d’une extrême brutalité, Lina Majdalanie et Rabih Mroué tendent un miroir et nous le renvoie avec la douceur qui les caractérise, comme matière à penser et une interrogation sur notre propre responsabilité. Les deux artistes libanais sont en majesté au Festival d’Automne à Paris, où ils présentent sept spectacles entre reprises et créations, soit un travail d’une trentaine d’années avec toujours le Liban au cœur du propos et des pièces profondément politiques.
Visionnaire, Tagreed Dragouth, dont le pinceau a peint cet énorme champignon nucléaire ?
Stupéfiant de justesse et d’actualité le roman noir de Frédéric Paulin qui a pour toile de fond le Liban des années 80 ?
Les réponses, vous les trouverez en cliquant sur les liens ci-dessous. Avec, en bonus, le sourire apaisant d’une coach holistique solaire et l’histoire émouvante d’une choriste proche de Feyrouz.
Ce qui nous unit, on le trouvera indéniablement dans la culture. « Elle seule nous sauvera, renchérit une âme sensible à l’art. Si nous disparaissons de la face du globe, elle seule témoignera de notre existence ! »
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 10 octobre 2024 à 12h19