Les dégâts causés par la frappe israélienne à Ghobeiri, dans la banlieue-sud de Beyrouth, le 24 septembre 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'armée israélienne a affirmé que « des avions de chasse de l'armée de l'air ont éliminé mardi dans la banlieue-sud de Beyrouth Ibrahim Mohammad Kobeissi, le commandant du réseau de missiles et de roquettes de l'organisation terroriste Hezbollah ».
Au moins six personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans cette frappe, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé.
Selon l'armée israélienne, Kobeissi « commandait plusieurs unités de missiles » au sein du Hezbollah, notamment « l'unité de missiles à guidage de précision ». « Au fil des ans et pendant la guerre, il a été responsable du lancement de missiles en direction de civils israéliens. Il était également une source importante de connaissances dans le domaine des missiles et entretenait des liens étroits avec les hauts responsables militaires du Hezbollah », a-t-elle souligné.
D'autres commandants éliminés
Kobeissi avait rejoint le parti pro-iranien dans les années 1980 et occupé plusieurs fonctions militaires, dont celui de chef de l'unité Badr, chargée de l'une des trois zones d'opérations du Hezbollah au Liban-Sud, selon l'armée israélienne. Elle a aussi indiqué que « d'autres commandants centraux de la force des missiles et des roquettes du Hezbollah » ont été éliminés.
Contactée par L'Orient-Le Jour, Hanine Ghaddar, chercheuse au Washington Institute for Near East Policy, a reconnu qu'on « ne sait pas grand chose » sur Ibrahim Kobeissi, les commandants militaires du Hezbollah n'ayant pas de « profil public ».
Un photographe de l'AFP sur les lieux de la frappe a rapporté que l'attaque avait détruit deux étages d'un immeuble situé dans une zone résidentielle densément peuplée. Des dizaines de voitures et de mobylettes qui se trouvaient dans un garage ont été endommagées, ainsi que des immeubles voisins et des câbles électriques.
Cette frappe intervient au lendemain d'un raid similaire qui visait un responsable du Hezbollah dans la banlieue-sud et n'a pas fait de mort. Le responsable, Ali Karaké, a échappé à la frappe selon le Hezbollah.
Lundi, d'intenses frappes israéliennes ont atteint le sud et l'est du Liban, faisant 558 morts, d'après les autorités libanaises, le plus lourd bilan depuis la fin de la guerre civile au Liban (1975-90).
Ces attaques sont survenues après plusieurs coups durs pour le Hezbollah la semaine dernière : des explosions meurtrières ont touché les appareils de transmission du parti, faisant 39 morts et des centaines de blessés, et une frappe israélienne ayant fait 55 morts a décimé les dirigeants de sa force d'élite, al-Radouane, dont son chef Ibrahim Akil.



Étrange papier qui ne précise pas que Hanane Ghaddar est une opposante virulente au Hezbollah, qui ne dit pas si la mort de ce Kobeissy a été confirmée ou infirmée par le Hezbollah. Bref, on n’y apprend pas grand-chose.
09 h 05, le 25 septembre 2024