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Société - Guerre Au Liban

Des dizaines de milliers de personnes ont fui depuis lundi les violences dans le Sud et la Békaa, selon l'ONU

« La journée d'hier a été la pire que le Liban ait connue depuis 18 ans. Cette violence doit cesser immédiatement, faute de quoi les conséquences seront inadmissibles », affirme la représentante adjointe de l'Unicef au Liban.

Des déplacés du Liban-Sud dans une école de Ras el-Nabaa, à Beyrouth, le 23 septembre 2024. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Les Nations unies ont indiqué mardi être « extrêmement alarmés » par « la brusque escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah » au Liban, où « des dizaines de milliers » de personnes ont fui les violences cette semaine.

« Nous sommes gravement préoccupés par la grave escalade des attaques dont nous avons été témoins hier. Des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons hier et cette nuit, et leur nombre ne cesse d'augmenter », a déclaré un porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Matthew Saltmarsh, lors d'un point de presse à Genève. « Il s'agit d'une région qui a déjà été dévastée par la guerre et d'un pays qui ne connaît que trop bien la souffrance », a-t-il ajouté.

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Israël a mené dans la nuit de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban, après des bombardements de grande ampleur qui ont fait environ 500 morts lundi et font craindre un embrasement de la région près d'un an après le début de la guerre à Gaza.

« Assurer la protection des civils »

« Le tribut payé par les civils est inacceptable et la protection des civils et des infrastructures civiles au Liban est primordiale. Le droit humanitaire international doit être respecté. Il est urgent de mettre fin aux hostilités », a affirmé le porte-parole du HCR. « Nous sommes extrêmement alarmés par la brusque escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah et nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement la violence et à assurer la protection des civils », a déclaré de son côté une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, lors du point de presse.

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Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) appelle également « de toute urgence à une désescalade immédiate » et à ce que toutes les parties respectent leurs obligations en vertu du droit humanitaire international afin de garantir la protection des infrastructures civiles et des civils, y compris les enfants, les travailleurs humanitaires et le personnel médical. « La journée d'hier a été la pire que le Liban ait connue depuis 18 ans. Cette violence doit cesser immédiatement, faute de quoi les conséquences seront inadmissibles », a affirmé de son côté la représentante adjointe de l'Unicef au Liban, Ettie Higgins, en liaison vidéo depuis Beyrouth.

Mardi, l'armée israélienne a annoncé avoir frappé dans la nuit « des dizaines de cibles du Hezbollah dans de nombreuses régions du sud du Liban ».

Les bombardements de la veille, d'une intensité sans précédent depuis le début des échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise en octobre 2023, ont visé « environ 1.600 cibles terroristes », selon l'armée, dans le sud du Liban et la vallée de la Békaa, dans l'est, des bastions du Hezbollah.

Le Hezbollah a revendiqué dans la nuit de nouveaux tirs de missiles Fadi 2 vers Israël. L'armée israélienne a confirmé avoir détecté une vingtaine de tirs.

Les Nations unies ont indiqué mardi être « extrêmement alarmés » par « la brusque escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah » au Liban, où « des dizaines de milliers » de personnes ont fui les violences cette semaine.« Nous sommes gravement préoccupés par la grave escalade des attaques dont nous avons été témoins hier. Des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons hier et cette nuit, et leur nombre ne cesse d'augmenter », a déclaré un porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Matthew Saltmarsh, lors d'un point de presse à Genève. « Il s'agit d'une région qui a déjà été dévastée par la guerre et d'un pays qui ne connaît que trop bien la souffrance », a-t-il ajouté. Récit Échapper aux bombes, mais pas à la guerre ?...
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