Des élèves dans une école publique de Bazouriyé, au Liban-Sud, le 3 juillet 2024. Photo d’illustration Matthieu Karam
Alors que les bombardements israéliens ont pris lundi une nouvelle ampleur au Liban, faisant près de 300 tués et plus de 1 000 blessés, forçant des milliers de familles à quitter leurs régions du Liban-Sud, de la Békaa et même de la banlieue sud de Beyrouth, le ministre sortant de l’Éducation, Abbas Halabi, a annoncé que les écoles et universités privées seront fermées dans tout le pays mardi. « Nous nous dirigeons vers une fermeture des écoles dès mardi, face à la confusion ambiante », a-t-il affirmé à L'Orient-Le Jour lors d’une interview express, sans pour autant préciser la durée de cette fermeture. Il a toutefois fait savoir que les décisions à ce sujets seront prises au jour le jour, à la lumière des développements sur le terrain.
L’école privée, qui scolarise plus des deux tiers des élèves du pays (sur plus d’un million soixante-dix mille), a déjà fait sa rentrée en rangs dispersés dès le début de septembre. En revanche, l’école publique n’a toujours pas ouvert ses portes et devait initialement effectuer sa rentrée le 30 septembre, avec certains aménagements qui tardaient à se dessiner pour les élèves du Liban-Sud, dans un contexte de conflit entre le Hezbollah et Israël dans cette région depuis le 8 octobre 2023.
« La priorité est pour l’instant de reloger les déplacés » des régions sinistrées, a souligné le ministre de l'Éducation. C’est dans ce cadre que M. Halabi a annoncé avoir dressé une liste d’établissements scolaires publics, d’enseignement classique et technique, qui doivent accueillir les nouveaux déplacés du Liban-Sud. « Nous avons dressé une liste et ouvrons les écoles publiques aux réfugiés l’une après l’autre, en fonction des besoins », a-t-il souligné. « Ces écoles sont situées dans les régions du Chouf, de Aley, de Baabda, de l’Iklim el-Touffah (Sud), de la Békaa-Ouest et de Beyrouth, vers lesquelles se dirigent une grande partie des populations déplacées », a ajouté le ministre.
Alors que le ministère de l’Éducation « apprête les locaux et met les meubles et équipements pédagogiques en lieux sûrs pour qu'ils soient prêts à être réutilisés après la guerre », « le Haut Comité de secours et le Comité d’urgence sont chargés d’aménager les salles de classe pour leur permettre d’accueillir les déplacés », a indiqué Abbas Halabi.
Quid de l’année scolaire ? « Il est prématuré d’en parler », répond le ministre de l’Éducation. « Nous devons parer au plus pressant, héberger les déplacés et protéger la population. »
En août dernier, le nombre de déplacés à l’intérieur du Liban, fuyant le conflit qui oppose le Hezbollah et Israël, avait augmenté de 10 000 environ entre la mi-juillet et la mi-août, ce qui portait leur nombre total à 110 099, la plus grande partie d'entre eux ayant quitté les zones sensibles proches de la Ligne bleue depuis le 8 octobre 2023, selon un rapport publié le 15 août par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), affiliée aux Nations unies. Des chiffres plus importants sont attendus ce mois.




Elles ne sont pas près de rouvrir pour la rentrée. Elles sont transformées en refuge pour les déplacés, libanais encore une fois, ce qui est logique et compréhensible.mais c’est toujours grâce à HN qui est contre le savoir et l’émancipation de la population libanaise. Il préfère qu’on boive ses paroles et qu’on s’instruise avec ses doctrines d’un âge. Est ce que tous ses partisans sont satisfaits du travail accompli? Allez savoir.
11 h 18, le 24 septembre 2024