Cette combinaison de photographies d'archives créée le 21 septembre 2024 montre les nouveaux membres du cabinet du Premier ministre français Michel Barnier (en haut à gauche) après son annonce (de haut en bas, 1re rangée, en haut à partir de la gauche) le ministre de la Justice Didier Migaud ; la ministre du Partenariat régional et de la Décentralisation, Catherine Vautrin ; le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau ; la ministre de l'Éducation nationale Anne Genetet et le ministre des Affaires étrangères et européennes Jean-Noël Barrot. (2e rangée, en partant de la gauche) la ministre de la Culture Rachida Dati ; le ministre des Armées Sébastien Lecornu ; la ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques Agnès Pannier-Runacher ; le ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Antoine Armand ; la ministre de la Santé et de l'Accès aux soins Geneviève Darrieussecq. (Rangée du bas, en partant de la gauche) le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et de l'Égalité entre les femmes et les hommes Paul Christophe ; la ministre du Logement et de la Rénovation urbaine Valérie Letard ; la ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt Annie Genevard ; Ministre du Travail et de l'Emploi Astrid Panosyan-Bouvet ; ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative Gil Averous ; ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Patrick Hetzel ; ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l'action publique Guillaume Kasbarian ; ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Outre-mer François-Noël Buffet ; ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Budget et des Comptes publics Laurent Saint-Martin. AFP
Dirigée depuis plus de deux mois par une équipe démissionnaire dans un climat de chaos politique, la France a enfin un gouvernement, sous la houlette du Premier ministre Michel Barnier, qui devra imposer son équipe marquée à droite et déjà sous le feu des critiques. Le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler a annoncé samedi soir sur le perron de la présidence la composition du nouvel exécutif, qui se réunira au grand complet lundi pour le premier Conseil des ministres.
Le Premier ministre Michel Barnier, lui-même nommé après de rocambolesques manoeuvres politiques, a consulté pendant 15 jours pour composer ce gouvernement de 39 membres, dont 19 ministres de plein exercice. La couleur de l'équipe penche nettement vers la droite, famille politique dont est issu Michel Barnier. La seule "prise" venue de la gauche est le nouveau ministre de la Justice, Didier Migaud, ancien socialiste en retrait de la politique active et inconnu du grand public.
Le président Emmanuel Macron, qui avait plongé le pays dans l'incertitude en décidant de dissoudre l'Assemblée nationale le 9 juin, dans la foulée de sa défaite aux élections européennes, a donné son aval à la nouvelle équipe après d'ultimes tractations samedi. Le gouvernement Barnier devra réussir à s'imposer face à l'Assemblée issue des législatives anticipées, fragmentée en trois blocs irréconciliables : la gauche, arrivée première aux élections mais absente du gouvernement, le centre droit macroniste et l'extrême droite, en position d'arbitre.
La gauche a déjà promis la censure du nouvel exécutif. "Barnier n'a aucun avenir", a lancé samedi le chef de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, avant même l'annonce du nouveau gouvernement. Compte tenu des rapports de force au sein de l'Assemblée nationale, tout dépendra désormais de l'extrême droite de Marine Le Pen, qui s'arroge ainsi un rôle clé dans la survie du nouvel exécutif.
Un conservateur dur à l'Intérieur
Le premier Conseil des ministres se tiendra lundi après-midi.
M. Barnier a prévu de faire son discours de politique générale le 1er octobre. Et la première tâche, urgentissime, de son gouvernement sera de faire adopter le budget, au moment où la France est confrontée à une dette abyssale et visée par une procédure européenne pour déficit excessif.
Parmi les figures saillantes du nouveau gouvernement, le nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, fait déjà figure d'épouvantail pour la gauche et des centristes, y compris macronistes.
Figure d'une droite libérale-conservatrice inflexible, chantre de l'"ordre", l'autorité" et la "fermeté", M. Retailleau entend notamment mettre en oeuvre une politique dure sur l'immigration, sujet de préoccupation des Français qui enflamme régulièrement la classe politique.
Du côté des "macronistes", le centriste Jean-Noël Barrot a été nommé aux Affaires étrangères. Ancien ministre délégué aux Affaires européennes, ce jeune responsable -41 ans- va devoir s'imposer rapidement et se faire connaître sur une scène internationale explosive, marquée par deux conflits majeurs, en Ukraine et au Proche-Orient.
Le ministre des Armées Sébastien Lecornu, fidèle du chef de l'Etat, est l'un des rares à conserver son poste et son ministère sera l'un des seuls à bénéficier d'un budget en forte hausse dans ce contexte de crises internationales.
Rachida Dati, figure clivante de la droite, conserve aussi son portefeuille de ministre de la Culture.
"Élection volée"
La gauche, arrivée en tête des législatives, dénonce depuis des semaines une "élection volée" et fustige, à l'instar de l'eurodéputée de la gauche radicale Manon Aubry, une équipe qui sera, selon elle, "sous perfusion de l'extrême droite".
Ecologistes et militants de LFI (La France insoumise, gauche radicale) ont manifesté samedi dans plusieurs villes de France à l'appel d'associations, d'organisations étudiantes, environnementales et féministes, contre le gouvernement "Macron-Barnier".
"Je suis ici car ça ne correspond pas à ce qu'on a voté. Le Premier ministre représente un parti qui n'a presque rien eu aux élections. Je suis inquiète et en colère: à quoi ça sert de voter?", s'indignait une manifestante parisienne, Violette Bourguignon, 21 ans, étudiante en cinéma.
Le chef de l'Etat a installé à Matignon "un Premier ministre de droite dure, anti-social, anti-migrants, au passé homophobe et qui ne pourra gouverner qu’avec l’accord permanent de Marine Le Pen", peut-on lire dans l'appel à manifester.
LFI entend "augmenter la pression populaire" après une première journée de contestation le 7 septembre.
Dirigée depuis plus de deux mois par une équipe démissionnaire dans un climat de chaos politique, la France a enfin un gouvernement, sous la houlette du Premier ministre Michel Barnier, qui devra imposer son équipe marquée à droite et déjà sous le feu des critiques. Le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler a annoncé samedi soir sur le perron de la présidence la composition du nouvel exécutif, qui se réunira au grand complet lundi pour le premier Conseil des ministres.
Le Premier ministre Michel Barnier, lui-même nommé après de rocambolesques manoeuvres politiques, a consulté pendant 15 jours pour composer ce gouvernement de 39 membres, dont 19 ministres de plein exercice. La couleur de l'équipe penche nettement vers la droite, famille politique dont est issu Michel...


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17 h 51, le 22 septembre 2024