Des camions du Croissant rouge passant près d'un panneau annonçant la direction pour Zabadani, en Syrie. Photo d'archives AFP
Une attaque de drone israélien sur une voiture traversant un poste de contrôle syrien proche de Zabadani, à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban a tué mercredi trois cadres du Jihad islamique palestinien et un membre du Hezbollah, ont déclaré deux sources sécuritaires à Reuters, informations ensuite confirmées par les deux partis respectifs.
La voiture ne transportait pas d'armes, ont indiqué les sources. Il n'y avait eu aucun commentaire immédiat de la part du Hezbollah ou du mouvement du Jihad islamique palestinien, auquel, selon l'une des sources, appartenaient les trois combattants palestiniens.
Cadres du Jihad islamique et combattant du Hezbollah
Le Hezbollah a annoncé plus tard dans la journée la mort d'un de ses combattants, Mohammad Taha, originaire de Baalbeck, « sur la route de Jérusalem », selon la formule utilisée depuis octobre dernier pour annoncer les morts dans les frappes israéliennes. Selon notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah, qui cite une source sécuritaire, ce combattant fait partie des quatre tués dans la frappe en Syrie.
Abdo al-Taqi, un responsable syrien local, avait déclaré à une station de radio syrienne qu'une voiture avait été ciblée mercredi matin sur la route entre la capitale syrienne Damas et la capitale libanaise Beyrouth, et que quatre personnes avaient été tuées.
Quant au Jihad islamique, il a annoncé plus tard la mort de trois de ses combattants, tués dans l'attaque. Il s'agit de Oussama Aricha (39 ans), Hossam Aricha (39 ans) et Firas Qassem (37 ans). Ils font partie « des cadres des Brigades al-Qods » du Jihad islamique en Syrie, a indiqué le mouvement dans un communiqué.
Selon l'armée israélienne citée par le Haaretz, Firas Qassem était « un responsable de l'élaboration des programmes du Jihad islamique en Syrie et au Liban, ainsi que du recrutement de membres pour mener des activités anti-israéliennes au Liban ».
Depuis l'ouverture d'un front de soutien à la bande de Gaza par le mouvement chiite, le 8 octobre 2023, le Hezbollah, le Jihad islamique et d'autres factions armées, qui font partie de l'axe dit de la résistance soutenu par l'Iran, lancent des roquettes et des drones sur Israël depuis le sud du Liban.
Israël n'a pas immédiatement commenté la frappe. Bien qu'il revendique la plupart des tirs sur le Liban, il ne fait presque jamais de même pour les frappes dont il est accusé en Syrie, où il cible depuis des années des chargements d'armes et des infrastructures militaires. Les frappes israéliennes sur des cibles en Syrie se sont intensifiées depuis le début de la guerre de Gaza.
La frappe de drone de mercredi est survenue quelques heures après qu'une frappe aérienne israélienne a touché un pick-up dans le nord-est du Liban, près de la frontière syrienne.
Cet article est une version traduite par L'Orient-Le Jour d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.




Personnellement je plains les familles de ces jeunes gens brain washed qui tombent les uns après les autres pendant que leur Grand Sachem est bien à l’abri 100 mètres sous terre. Malgré leurs déclarations guerrières devant les micros, il n’empêche qu’on assiste à un véritable carnage et un défilé de mères et veuves éplorées
09 h 54, le 29 août 2024