La plaine de la Békaa sous le feu d'Israël, le 19 août 2024. Photo fournie par notre correspondante Sara Abdallah.
Soldat israélien tué, attaque de drones, tentative d'infiltration... Après un week-end particulièrement tendu, la tension à la frontière entre le Liban et Israël n'est pas retombée lundi. Ainsi, alors que toute la région attend la reprise des pourparlers mercredi au Caire pour un cessez-le-feu à Gaza, les affrontements ont encore gagné en intensité.Dans la nuit de dimanche à lundi, la tension est montée d'un cran avec une tentative déjouée, selon le Hezbollah, d'infiltration de soldats israéliens à travers la frontière terrestre, au niveau de Aïta el-Chaab, dans le caza de Bint Jbeil. Cet incident est survenu vers 2h, selon le parti, qui affirme que ses combattants ont repoussé, par des tirs d’artillerie, des soldats israéliens dans le bois de Hadab Aïta. Le parti assure qu’il y a eu des pertes du côté israélien et que les soldats ont été obligés de se retirer. Des tentatives similaires avaient déjà été annoncées par le Hezbollah début mars et, comme alors, l'armée israélienne n'a pas commenté les accusations du groupe pro-iranien.
Un peu moins de 24 heures plus tard, Israël a mené trois frappes israéliennes dans la Békaa, sur une zone située à l'ouest de Nabi Chit (caza de Baalbeck). La première a visé la plaine de Qsarnaba et de Tamnine el-Tahta, la deuxième a ciblé la plaine située entre Nabi Chit et Séfri, tandis que la troisième a frappé un hangar dans la zone entre Séfri et Saraïne. Citant une source proche du Hezbollah, l'agence Reuters indique que ces attaques ont visé un dépôt d'armes du parti chiite. Selon notre correspondante dans la Békaa Sarah Abdallah, au moins huit blessés ont été transportés à l'hôpital après ces frappes. Il s'agirait de deux Syriens ainsi que deux Libanais, tous civils. Le ministère de la Santé a ensuite fait état d'un second bilan provisoire de huit blessés, vers 22h. Il faudra probablement attendre quelques heures de plus pour obtenir le bilan définitif.
Peu avant, un drone israélien a visé un véhicule sur la route de Deir Kanoun-Ras el-Aïn, dans le caza de Tyr, faisant un mort, selon des sources sécuritaires citées par notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Il n'était pas clair, à l'heure d'aller sous presse, s'il s'agissait d'un combattant du Hezbollah.
Des victimes en Israël
Dans la matinée, ce dernier a lui aussi recouru à l'escalade, revendiquant une attaque aérienne menée au moyen de drones explosifs contre la caserne de Ya'ara et le centre de commandement de « Saint Jean », situé au nord d'Acre. Cette zone a été visée, pour la première fois depuis octobre, « en riposte à l'élimination » dans la région de Kadmous, au nord de Tyr, d'un membre du Hezbollah décrit par l'armée israélienne comme un commandant de la force d'élite al-Radwane. Cette attaque aérienne a fait « un certain nombre de morts et de blessés », selon le parti qui ne précise pas dans laquelle des infrastructures visées.
Après plusieurs heures de silence de l'autre côté de la frontière, l'armée israélienne, citée par le Haaretz, a annoncé que l’adjudant-chef Mahmoud Amaria, 45 ans, originaire du village bédouin d’Ibtine, dans le nord d’Israël, a été tué par l’explosion d’un drone en Galilée occidentale, lancé par le Hezbollah. Amaria servait comme pisteur au sein de la brigade Otzvat Baram, postée à la frontière avec le Liban. L'armée israélienne n'a pas donné plus de précisions sur les circonstances de sa mort, mais c'est en Galilée occidentale que se trouve Acre. Un autre officier a été sévèrement blessé dans le même incident. Trois soldats ont été intoxiqués par la fumée inhalée.
Encore deux combattants du Hezbollah tués
Outre la double frappe de la matinée, le Hezbollah a revendiqué pas moins de sept autres opérations visant des positions qui sont régulièrement visées depuis le 8 octobre, comme la caserne de Zar'it et le site dit « d'el-Raheb ». En fin de soirée, il a affirmé avoir frappé des « bâtiments utilisés par l'armée israélienne » dans la localité de Shomira.Ces dernières 24 heures ont également été marquées par une série de frappes et de tirs d'artillerie sur de nombreuses localités du Liban-Sud, qui ont fait deux morts à Houla, dans le caza de Marjeyoun. Selon les informations de notre correspondant, il s'agissait de membres du Hezbollah qui a confirmé plus tard dans la journée la mort de Abbas Melhem, né en 1990 et originaire de Majdel Selm, et Mohammad Hassan, né en 2005 et originaire de Ghandouriyé.Dans ce contexte explosif, la mission permanente du Liban à l'ONU a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité à New York concernant la violation de l'espace aérien libanais par les avions de chasse israéliens, qui provoquent des bangs supersoniques réguliers. Dans sa plainte, déposée à la demande du ministre sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, le Liban affirme qu'il s'agit d'une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Depuis quelques jours, des avions de chasse israéliens franchissent régulièrement le mur du son dans l'espace aérien libanais, au Sud et dans la Békaa mais aussi au-dessus de Beyrouth, provoquant des bruits de fortes explosions et semant la peur parmi les habitants. Ces bangs supersoniques, qui ont parfois fait des blessés et causé des dégâts matériels, font partie de la guerre psychologique menée par Israël contre le Liban.



HN est un épouvantail et n’oserait jamais affronter Israël. Voila tout. Il veut faire durer le suspens en anéantissant notre pays. C’est son seul but depuis le départ de toute cette comedies. Les impotents au pouvoir n’ont pas intérêt à l’arrêter puisqu’ils savent que leur destin en dépend. Il seront jugés pour la trahison de leur pays et c’est une raison suffisante pour continuer à l’appuyer dans son délire macabre
12 h 50, le 20 août 2024